Les inscriptions au camp identitaire 2011 sont ouvertes !
13 juillet 2011————————–
UNE AUTRE JEUNESSE
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Communiqué du 14 juin 2011
:: Les inscriptions au camp identitaire 2011 sont ouvertes ! ::

Pour leur 9ème camp, les jeunes identitaires ont choisi de planter leur tente sous le soleil de Provence. Cette année, l’identité provençale et ceux qui l’ont portée et défendue, du Félibrige qui sonna le réveil des patries charnelles au 19ème siècle, aux jeunes fédéralistes réunis par Charles Maurras, seront mis à l’honneur autour de la figure centrale de Frédéric Mistral, dont le parcours et l’engagement est une des illustrations les plus marquantes de notre combat.
Le camp est un passage obligé pour tout futur cadre identitaire. Mais aussi et surtout une expérience inoubliable pour chaque participant, qui garde d’impérissables souvenirs de cette expérience de vie collective et communautaire, en pleine nature, offrant aux campeurs une véritable coupure, au cœur de l’été, avec les plaisirs artificiels fabriqués en chaine par le monde moderne. Outre les habituels ateliers de formation militante et politique et en plus du sport quotidien, le campeur aura surtout l’occasion de s’imprégner de l’esprit identitaire et de la camaraderie qui rassemblent tant de militants à travers la France et l’Europe.
Du 14 au 20 août 2011, nous invitons donc tous les jeunes identitaires motivés à se joindre à une équipe d’organisation enthousiaste et expérimentée pour une semaine de formation intensive qui a fait ses preuves et dont chacun ressort changé.
La PAF s’élève à 60 euros et les mineurs doivent demander une autorisation parentale pour pouvoir participer. De plus, tout nouveau campeur devra obtenir le parrainage d’un groupe de jeunes identitaires.
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UNE AUTRE JEUNESSE
http://www.autre-jeunesse.com
Inscriptions : contact@autre-jeunesse.com
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Le ras le bol marseillais de Philippe Carrèse
3 juin 2011Voici l’image d’un marseillais qui n’a pas la langue dans sa poche : Philippe Carrèse.
Alors que l’on ne cesse de disserter sur le sort des Tunisiens ; que les politiques rivalisent de phrases enchanteresses lancées aux oreilles de leurs électeurs ; que l’on se livre une joute de la générosité, à qui mieux mieux ; que l’on se gargarise de promesse généreuses qui apaisent sa culpabilité d’ancien colon ; et alors que le monde coule… Un homme, écrivain, poète cinéaste, se lance d’un une tirade au ton franc, direct, honnête et malheureusement, réaliste. Disparus les clichés marseillais : le pastis, la Bonne Mère, la pétanque, la mixité… On découvre que derrière les faux semblants, tout le monde pense pareil, et que c’est lorsque l’exaspération devient trop forte, que l’on trouve en soit le courage de dire tout haut, ce que la majorité pense tout bas ! Ce texte, initialement publié dans une revue marseillaise de 2006, refait surface. Entre les relents de diarrhée canine, et d’urine phallique, on se sent transporté dans le Marseille des grands soirs… Un plaisir pour les sens, sauf un : le bon sens !
J’AI PLUS ENVIE
J’ai plus envie…
J’ai plus envie de me prendre le quart-monde dans la gueule chaque fois que je mets un pied sur la Canebière.
Je m’apprêtais à écrire une chronique rafraîchissante pour un magazine d’été riant, bien décidé à taire mes énervements habituels. J’avais pris de bonnes résolutions, rangé ma parano dans ma poche et mes colères avec mes tenues d’hiver, au fond d’un placard. Je m’apprêtais même à faire de l’humour. Quelques fois, j’y arrive. Mais voilà… Une randonnée pédestre éprouvante entre les Cinq Avenues et le cours d’Estienne d’Orves a sapé mon moral et éradiqué mes résolutions optimistes.
J’ai plus envie de relativiser. J’ai plus envie de faire de l’humour. Et j’ai plus envie de subir ce cauchemar quotidien…
J’ai plus envie de supporter toute la misère du monde à chaque coin de rue.
J’ai plus envie de slalomer sans cesse entre des culs-de-jatte mendiants, des épaves avinées et des cartons d’emballages de fast-foods abandonnés sur le bitume chaotique du premier arrondissement.
J’ai plus envie de cette odeur de pourriture qui me saute à la gorge, de cette odeur d’urine à tous les angles de travioles, de cette odeur de merdes de chiens écrasées sur tous les trottoirs, de ces relents de transpiration et de crasse sur les banquettes arrière du 41.
J’ai plus envie de perdre des heures en bagnole dans un centre-ville laid, dévasté par manque total de prise de conscience individuelle et d’organisation collective.
J’ai plus envie de voir ma difficile survie professionnelle lézardée par des bureaucrates en R.T.T, assenant au petit peuple que la voiture est un luxe inutile, eux qui n’ont sans doute plus pris un metro depuis des lustres.
J’ai plus envie de me retrouver sur le parvis de la gare Saint Charles à onze heures du soir avec mes jambes et ma mauvaise humeur comme alternative à l’absence totale de transports en commun et à la présence suspecte de rares transports individuels qui frisent l’escroquerie.
J’ai plus envie.
J’ai plus envie de baisser les yeux devant l’indolence arrogante de jeunes connards.
J’ai plus envie de jouer les voitures-balais pour de malheureux touristes étrangers bouleversés, fraîchement dévalisés par des crétins sans loi ni repère.
J’ai plus envie de me retrouver à chercher des mots d’apaisement et à soliloquer des propos hypocrites sur la fraternité et la tolérance lorsque mes enfants se font racketter en bas de ma ruelle.
J’ai plus envie de me laisser railler par ces troupeaux d’abrutis incultes, vociférants et bruyants au milieu des trottoirs qui n’ont qu’une douzaine de mots à leur vocabulaire, dont le mot « respect » qu’ils utilisent comme une rengaine sans en connaître le sens.
J’ai plus envie de contempler mon environnement urbain saccagé par des tags bâclés et des graffitis bourrés de fautes d’orthographe. L’illettrisme est un vrai fléau, il plombe même l’ardeur des vandales.
Et aussi :
J’ai plus envie de voir les dernières bastides mises à bas, les derniers jardins effacés d’un trait négligent sur des plans d’architectes en mal de terrains à lotir.
J’ai plus envie de cette ville qui saccage son passé historique sous les assauts des promoteurs (le comblement de l’îlot Malaval est une honte).
J’ai plus envie de cette ville qui perd sa mémoire au profit du béton.
Et encore
J’ai plus envie d’écouter poliment les commentaires avisés des journalistes parisiens en mal de clichés, plus envie d’entendre leurs discours lénifiants sur la formidable mixité marseillaise. Elle est où, la mixité ? De la rue Thiers au boulevard des Dames, la décrépitude est monochrome.
J’ai plus envie de traverser le quartier Saint Lazare et de me croire à Kaboul.
J’ai plus envie non plus de me fader encore et toujours les exposés béats de mes concitoyens fortunés, tous persuadés que le milieu de la cité phocéenne se situe entre la rue Jean Mermoz et le boulevard Lord Duveen. Désolé les gars, le centre ville, à Marseille, c’est au milieu du cloaque, pas à Saint Giniez. Tous les naufrages économiques de l’histoire récente de ma ville tournent autour de cette erreur fondamentale d’appréciation de la haute bourgeoisie locale.
J’ai plus envie de ce manque d’imagination institutionnalisé, plus envie de palabrer sans fin avec des parents dont la seule idée d’avenir pour leur progéniture se résume à : « un boulot à la mairie ou au département ».
J’ai plus envie d’entendre les mots « tranquille », « on s’arrange », « hé c’est bon, allez, ha » prononcés paresseusement par des piliers de bistrots.
J’ai plus envie de ce manque de rigueur élevé en principe de vie.
J’ai plus envie de l’incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d’ambition comme profession de foi.
J’ai plus envie des discours placebo autour de l’équipe locale de foot en lieu et place d’une vraie réflexion sur la culture populaire. J’ai plus envie non plus de me tordre à payer des impôts démesurés et de subir l’insalubrité à longueur de vie.
J’ai plus envie de m’excuser d’être Marseillais devant chaque nouveau venu croisé, décontenancé par sa découverte de ma ville… Ma ville !
Et pourtant, Marseille…
Pourquoi j’ai plus droit à ma ville ? Merde !
Philippe Carrèse, pour Mars Mag, juillet 2006.
Il est l’auteur du film Malaterra (voir le générique) qui relate la vie d’une famille provençale dans les Hautes-Alpes pendant la 1ère Guerre mondiale, les dialogues sont en provençal. Synopsis : « pendant la guerre de 14-18, en Haute Provence, une famille qui vit en autarcie entretient d’étranges rumeurs de malédiction autour de Malaterra, un village abandonné soit-disant hanté. L’arrivée d’un vagabond va exacerber les conflits individuels et chambouler le quotidien en révélant le mystère du village maudit. »
Alain
DSK… Or not !
21 mai 2011
Lorsque la société décadente fait mine de découvrir ses propres travers, via ceux de ses élites ! DSK, où la médiocrité du monde moderne ! Voila le visage que livrent nos énarques, politiciens corrompus avides de vices et de malbaise, au point de s’y vautrer sans honte.
Grosse voiture, cylindre chromée et liasse de pétrodollars dans la besace, la bedaine à l’air : lorsque les cancers de notre société se retrouvent dans une figure si médiocratique soit elle. Alors on nous abreuve de promesses et d’illusions : les bobos en quête d’approbation sociale, qui se tournent pleinement vers la gauche désertée par les classes populaire, doivent bien se reconnaitre dans ce héros malsain, qui fait mine d’œuvrer pour la France d’en bas, en caressant nos voisins dans le sens du poil, si crépu soit il, et tout en nourrissant ses pulsions de capitaliste convaincu. FMI, oui… Mais RSA, AME, RMI, CAF, c’est mieux. Les aides ne viendront pas à la sienne. Le PS, qui fondait tous ses espoirs sur héros, ne fera pas le bonheur des bookmakers, les jeux sont fait. Annoncé comme le zorro des opprimés, il a plutôt désormais des allures de sergent Garcia. Profil bas, valise sous les yeux à défaut d’être en soute, et la queue entre les jambes ; pour une fois, un DSK comme on a pas l’habitude d’en voir !
Au delà de sa pitoyable figure, à l’image des rappeurs des cités, vénérés par ses congénères, c’est bien la France qu’il a baisé ! Conspué par tous les journaux internationaux, c’est à la France qu’il ramène. Cette éternelle deuxième, destinée à être le vassal d’un monde en cours de multipolarisation, n’a pas sa place dans le nouveau concert des nations… Après une première fausse « pelle » sur sa secrétaire, comme on dit dans le domaine de la navigation à la rame, c’est désormais bien en ramant qu’il va devoir traverser les océans de la médiocrité. Du pain béni pour les journalistes ! On mélange les cartes, et on recommence!
Alain
Fanfarneta !
11 mai 2011
Fanfarneta – Lo Còr de la Plana, Arles 2008 from Benoit Blein on Vimeo.
Le groupe polyphonique marseillais Lou Cor de la Plana chante en occitan médiéval (langue littéraire du Midi de la France avant l’affirmation de langues d’oc distinctes), langue des troubadours. Boudés par les critiques françaises, vautrées dans le parisianisme et le mépris jacobin des cultures charnelles, le groupe marseillais a pourtant conquis le cœur des Américains et des Européens… Comme nos troubadours hier. Ils chantent, et incarnent, l’éternelle jeunesse de notre identité.
































