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    Le nouveau visage du totalitarisme

    9 juin 2010

    L’attitude permissive masque un système rigoureux de contrôles, d’autant plus efficace qu’il évite la confrontation directe entre les autorités et les gens sur lesquels celles-ci cherchent à imposer leur volonté. Les autorités délèguent le soin de discipliner à d’autres, chaque fois que cela est possible, de manière à pouvoir se présenter comme conseillers, médiateurs et amis. Ainsi, les parents se reposent sur les médecins, les psychiatres et les propres camarades de leur enfant du soin d’imposer des règles à celui-ci et de s’assurer qu’il s’y conforme. (…) Les formes thérapeutiques de contrôle social, en adoucissant, ou même en éliminant le caractère conflictuel des relations entre supérieurs et subordonnés, font qu’ils devient de plus en plus difficile, pour le citoyen de se défendre contre l’Etat, ou, pour les travailleurs de résister aux exigences des grandes entreprises.

    Christopher Lasch, La culture du narcissisme, 1979 (réédité en 2000)


    17 ans toute la vie

    5 juin 2010

    Combien sont-ils ? Mille, deux mille, peut être davantage… Ils ont entre 16 et 25 ans,  accompagnés de quelques « anciens » noyés dans cette marée de jeunesse…

    Des milliers de cœurs, une seule bannière… celle qui unit en un même lumineux symbole la fierté patriotique, l’aspiration à la justice sociale et la poésie futuriste !

    La foule est compacte, bruyante, sûre d’elle, de sa cohésion, de sa force. Les chants et les slogans s’élèvent de la chaleur vibrante non pas du troupeau comme diraient les cyniques mais de la communauté.

    En face, les éternelles gueules de raies de la contestation officielle et subventionnée, les intermiteux du spectacle révolutionnaire, bien crasseux, bien drogués, bien piercés, bien dreadlockés… On ne change pas une esthétique qui perd.

    Maintenus à distance par un cordon de policiers, il pourront ainsi affirmer, sur leurs farouches cyber-forums, que la maréchaussée complice des fascistes les as empêchés d’attaquer et de disperser vaillamment les hordes de la haine, bien qu’ils aient du mal, passés dix heures du matin,  à se tenir debout plus de vingt minutes et que leur dernier exploit « guerrier » consista à se mettre à plus de cent pour lyncher à coups de barres de fer, de chaînes et de manches de pioches une poignée d’étudiants désarmés effectuant un collage.

    D’un seul coup d’œil, l’observateur le moins engagé peut constater- même si cela lui déplaît ou même l’horrifie- de quel côté se situent la ferveur, la passion, l’amour et l’espoir !

    Bien sûr beaucoup de ces jeunes âmes exaltées renonceront, seront rattrapées par la lèpre de l’esprit bourgeois, deviendront notaires ou publicitaires, troqueront le cuir contre le costume cravate et seront lentement digérés par le système, comme tant de leurs aînés. Mais une poignée maintiendra la flamme. Quelques dizaines de ces jeunes gens ne renieront jamais les idéaux qui valent tellement plus que le confort aseptisé et veule qu’on leur présente comme but ultime de l’existence, ils continueront à croire que c’est l’engament au service des autres et de la cité qui donne sa dignité à l’homme et traverseront la vie, malgré ses difficultés et ses aléas, avec le même visage ferme, souriant et décidé qu’aujourd’hui… Ceux là auront 17 ans toute leur vie !

    Lu sur le net.


    Une Autre Jeunesse contre la tyrannie des gens raisonnables 3/3

    23 mai 2010


    Paru sur le site internet de la campagne identitaire Une Autre Jeunesse, le texte ci-dessous est le dernier d’une réflexion publiée en trois parties. Lire la 1ère partie. Lire la 2ème partie.

    Les Européens veulent survivre, pas exister. La jeunesse, elle, veut exister. Pas se contenter de survivre comme ses aïeux baby-boomers qui, en se baignant avec insouciance dans le jacuzzi des Trente Glorieuses, ont perdu de vue l’importance des besoins spirituels dans la constitution de la personnalité d’un individu. Le trait de caractère dominant chez les peuples vieillissants est la recherche apeurée de « sécurité » et de « confort », afin de poursuivre, de faire perdurer, et d’achever sa vie sans accroc. « Ouf, on a passé la barre des 100 ans ». A une époque pas si lointaine, on préférait vivre un jour comme un lion que cent ans comme un mouton. De nos jours, le bêlement des moutons est assourdissant.

    Notre société libérale, qui se croit rebelle, se félicite de transgresser les interdits moraux des sociétés traditionnelles qui l’ont précédé. Mais son pacifisme petit-bourgeois n’a rien à envier au « conservatisme » qu’elle fait mine de bousculer ou aux césarismes totalitaires du 20ème siècle, qui diffusaient dans la population endormie les images d’Epinal rassurantes de l’homme providentiel, qu’il soit le « Guide » d’un Reich barbare ou « le petit père des peuples » soviétique. Un de ces Français maudits l’avait bien compris : « La devise même de l’Etat français (…) je ne peux pas m’empêcher d’y voir une sorte de tranquillisant d’une nature un peu suspecte. (…) J’aime bien les pères de familles : et cependant cette race pacifique des pères de famille, ce troupeau estimable et pacifique, ce n’est pas trop sur lui que je compte pour accoler ces vierges vigoureuses que j’aime : l’énergie, la justice, la foi. (…) Cette devise a le malheur de rejoindre par des voies et des expressions détournées l’habituel dessein d’émasculation du monde moderne. Travail : soumission aux riches. Famille : soumission à la morale. Patrie : soumission au gendarme. Il n’est question que d’obéir là-dedans. Je ne me sens pas si obéissant. (…) C’est entendu [nous voulons bien] être père de famille (…) [épouser] vos filles devant le maire et le curé. (…) Avant cela, avant le temps où il s’endormira dans l’honnête troupeau des pères, nous voulons que l’homme soit homme et qu’il ait les qualités de l’homme, les qualités nobles, les qualités animales de l’homme : le courage, la générosité, le respect de la parole donnée, la fidélité d’homme à homme ». En somme, Pétain – Cohn-Bendit : même combat.

    La « révolution nationale » du Maréchal Pétain a endormi la fougue et l’idéalisme de nos pères par sa morphine chauviniste, par son nationalisme médicinal. La Résistance a fait revenir le naturel au galop. La révolution pour rire de mai 68 a ignifugé nos volontés rationnelles en nous soumettant à une mystique du Plaisir, à un hédonisme addictif destiné à nous faire oublier l’impérieuse nécessité d’un engagement total dans l’action militante. Le Plaisir (personnel, éphémère, matériel, égocentré) contre le Bien commun (collectif, durable, spirituel, profond). L’émotion contre la raison. Le moi contre le nous. L’esprit de vieillesse contre l’esprit de jeunesse. La conservation contre la révolution.

    Nous fils d’Europe n’avons  pas peur de l’avenir car nous sommes enracinés dans une civilisation qui fut féconde en héros. Du courage des 300 Spartiates à celui des nationalistes irlandais, en passant par les Templiers et la révolte sociale et patriotique des Communards : c’est de ce panthéon d’hommes libres qu’ont été lancés les appels à l’insoumission qui ont traversé les siècles pour résonner à nos oreilles. L’Autre Jeunesse veut rendre ses lettres de noblesse au Politique : comme nos Anciens, nous voulons être des citoyens-soldats. L’Autre Jeunesse n’a qu’un seul crédo : La Jeunesse au pouvoir.


    Une Autre Jeunesse contre la tyrannie des gens raisonnables 2/3

    11 mai 2010


    Paru sur le site internet de la campagne identitaire Une Autre Jeunesse, le texte ci-dessous est publié en trois parties. Lire la 1ère partie.

    Contrairement à ce que le quidam moyen peut être tenté de croire, nous ne vivons pas sous le règne de la jeunesse triomphante et nos anciens ne sont pas sacrifiés par de jeunes arrogants aux dents longues sur l’autel de la « nouveauté ». Le « jeunisme », qui inonderait notre société de long en large et profanerait tout sur son passage, n’est qu’une vue de l’esprit.  Notre époque est profondément conservatrice et poussiéreuse, empêtrée dans sa morale libérale-libertaire débilitante et castratrice, qui plonge l’homme moderne dans le narcissisme et le consumérisme comme thérapie aux angoisses générées par la société industrielle, l’éloignant toujours plus des vertus ordinaires (solidarité familiale, communautaire, de quartier, de palier, etc.) et du combat politique. La société techno-industrielle qui nous entoure et tellement bruyante et agressive (par les sons, les images, la publicité, les programmes télévisuels abrutissants, etc.) qu’elle pousse immanquablement chacun d’entre nous à se retrancher derrière les barricades de son « univers intérieur ». La société techno-industrielle interdit la vie en société.

    La pacification des mœurs, rendue possible par l’étouffement consumériste de nos pulsions héroïques et chevaleresques, est la preuve par l’exemple que nous vivons une époque fort peu révolutionnaire. Nos sociétés occidentales sont gouvernées par un système politique et économique profondément matriarcal. Celui-ci génère une multitude d’angoisses qu’il prétend par ailleurs apaiser via des gadgets inutiles vendus dans les goulags climatisés qu’on appelle « centres commerciaux ». « Sécurité », « bien-être », « relaxation », « zen attitude », « coaching » : autant de mots d’ordres conservateurs et anesthésiants. Qu’y a-t-il de jeune et de révolutionnaire dans cette société du risque zéro ?

    Lire la suite »


    Une Autre Jeunesse contre la tyrannie des gens raisonnables 1/3

    30 avril 2010


    Paru sur le site internet de la campagne identitaire Une Autre Jeunesse, le texte ci-dessous sera publié en trois parties.

    « Abattons les cartes.  Nous en avons assez.  Nous autres, nous cherchons à vivre dangereusement.  C’est-à-dire à vivre tout court.  A aimer.  A croire.  A créer.  A nous bien porter.  A refaire des signes de vie simple sur ce monde en décomposition où les nécrophages passent pour des infirmiers consciencieux.  Nous sommes les idiots, bien sûr.  J’ai dit, je crois, qu’il y avait sans doute un grand nombre d’idiots de notre genre dans un récent article intitulé : Il y a une chevalerie.  Je m’entête.  Il y a une chevalerie.  Tout le reste est peinture pour bourgeois peureux et marchands habiles, littérature pour étudiants mal nourris et crimes absurdes pour cinéastes d’avant-garde. »

    Louis Pauwels

    « L’esprit de vieillesse est un esprit de compromission. L’esprit de vieillesse essaie de faire honte à l’esprit de jeunesse de ses partis pris absolus. Mais ce que l’esprit de vieillesse oppose à ces partis pris, sous le nom de sagesse, c’est le calcul d’une prévoyance abjecte qui pourrait se résumer ainsi : « Tâchons de faire durer le provisoire aussi longtemps que nous, et après nous, qu’importe ! ». Telle fut la politique de Munich. Il serait stupide de prétendre justifier cette politique en alléguant que, déplorablement privée de générosité et de grandeur, elle est du moins conservatrice. L’esprit de vieillesse n’est conservateur que de lui-même. L’esprit de vieillesse est essentiellement destructeur. (…) Si l’on pouvait faire le compte des consciences que ce scandale a tuées ou gravement blessées, on comprendrait que le réalisme a épuisé spirituellement les peuples, avant de les livrer au désastre inévitable [hier la seconde guerre mondiale, demain les conflits ethniques en Europe]. On ne pourra rien contre l’esprit de Munich aussi longtemps que durera le système politique, économique et social dont cet esprit est l’expression. Le règne de l’Argent, c’est le règne des Vieux. Dans un monde livré à la dictature du Profit, tout homme capable de préférer l’honneur à l’argent est nécessairement réduit à l’impuissance. C’est la condamnation de l’esprit de jeunesse. La jeunesse du monde n’a le choix qu’entre deux solutions extrêmes : l’abdication ou la révolution. »

    Georges Bernanos, La France contre les robots (édition Le Castor Astral, 2009).

    Les gens raisonnables sont partout. Dans notre famille, parmi nos amis, dans la rue, au boulot, à la fac. Leur pragmatisme en trompe l’œil nous étouffe, leur réalisme est l’alibi de leur lâcheté. Nos idéaux sont nécessairement « utopiques » pour eux. Ils se croient sages. Mais ils le sont comme on le dit d’un enfant. Ils sont prévenants parce qu’ils n’ont pas le courage d’être autre chose. Ils maquillent leurs peurs en hauteurs de vue. Ils refusent la violence sous le noble prétexte du rejet de la barbarie (« je ne m’abaisserai pas à ça »), caution morale bien utile pour dissimuler sa couardise. Ils nous abreuvent de leçons de morale bon marché : « tu devrais d’abord penser à ton avenir » est leur slogan-fétiche. Mais ils ne comprennent pas que nous n’y pensons que trop bien. Que nous n’en avons que trop conscience.

    Les apparences sont trompeuses : la majorité de ces gens-là ne sont pas plus raisonnables que pragmatiques. Ils sont persuadés que le Pays des jouets dans lequel ils (sur)vivent existera pour toujours. Que les rivières interraciales en chocolat borderont leur petite vie étriquée à jamais. Comme les Munichois hier et, plus tard, les pétainistes par dépit, ils sont bien incapables de comprendre que l’inévitable est à venir. Sous prétexte de subtilité et de prudence, ils laissent la vapeur s’accumuler sous le couvercle de la cocotte-minute jusqu’à l’explosion. Leur naïveté assumée est la marque de leur utopisme profond. Ils ont la conviction bancale et paniquée que le décor en carton pâte qui les entoure depuis leur naissance est de toute éternité. « Tu devrais d’abord penser à ton avenir » trouve alors tout son sens pour eux : puisqu’il leur est inconcevable que la civilisation succombe aux coups des barbares, il leur parait tout naturel d’enjoindre leurs descendants au nombrilisme social. « La politique, laisse ça aux autres ». Tout au contraire, nous avons choisi de prendre nos responsabilités, de bâtir l’avenir, d’être en première ligne. Ils nous traitent « d’irresponsables » alors qu’ils ont déserté tous les champs de bataille. Ils se croient réalistes alors que ce sont des idéalistes béats, imaginant naïvement que le monde qu’ils ont connu est le même que le nôtre. Nous sommes les réalistes qui avons compris les premiers que prendre les armes aujourd’hui nous évitera d’avoir à affronter une guerre civile demain.

    A suivre


    Des bons pères de famille qui font des choses subversives

    14 avril 2010

    Bientôt, une autre expérience, achèvera de les [les maoïstes d'alors] dérouter : la grève de l’usine Lip, qui fabrique des montres à Besançon. En 1973, protestant contre la fermeture annoncée de leur entreprise, les ouvriers s’organisent. Première surprise : ils réinventent l’autogestion. « On fabrique, on vend, on se paye« , voila leur slogan.

    Deuxième surprise : ils sont habités par l’enthousiasme religieux comme le constatent les émissaires [maoïstes] de la Gauche Prolétarienne. « On y va à plusieurs reprises et on tombe sur les fesses. L’imprégnation du catholicisme est énorme. Ce sont des curés blancs, des leaders vêtus de blanc qui organisent une communauté en révolte. » Or, ces travailleurs n’ont que faire du Petit Livre Rouge.

    A leur tête, on trouve d’abord des chrétiens : le syndicaliste Charles Piaget, membre de l’Action catholique ouvrière et du Parti socialiste unifié (PSU) ou encore le prêtre dominicain Jean Raguenès, aumônier de la Sorbonne, personne aussi mystérieux que charismatique : « Nous qui sommes si hostiles aux syndicats, raconte Alain Geismar, on s’aperçoit que les Lip s’organisent non seulement en syndicat, mais en plus dans une centrale d’obédience chrétienne, la CFDT, avec, à leur tête, un Piaget, c’est-à-dire un bon père de famille, dont les enfants sont baptisés. Voila donc des ouvriers qui font des choses subversives, qui ont mis leur stock à l’abri et qui commencent même à le vendre eux-mêmes, bref qui se passent très bien de patrons… et aussi des militants maos ! Et cela pose sérieusement la question de savoir si on sert à quelque chose ».

    Jean Birnbaum, Les Maoccidents – Un néoconservatisme à la française (2009)


    Jacques Ellul et l’intégration des Français dans l’islam

    5 avril 2010

    Non à l’intronisation de l’Islam en France

    Article de Jacques Ellul

    Ce n’est pas une marque d’intolérance religieuse : je dirais « oui », aisément, au bouddhisme, au brahmanisme, à l’animisme… Mais l’islam, c’est autre chose. C’est la seule religion au monde qui prétende imposer par la violence sa foi au monde entier.

    Je sais qu’aussitôt on me répondra :  » Le christianisme aussi ! »

    Et l’on citera les croisades, les conquistadors, les Saxons de Charlemagne, etc. Eh bien il y a une différence radicale.

    Lorsque les chrétiens agissaient par la violence et convertissaient par force, ils allaient à l’inverse de toute la Bible, et particulièrement des Evangiles. Ils faisaient le contraire des commandements de Jésus, alors que lorsque les musulmans conquièrent par la guerre des peuples qu’ils contraignent à l’Islam sous peine de mort, ils obéissent à l’ordre de Mahomet.

    Le djihad est la première obligation du croyant. Et le monde entier doit entrer, par tous les moyens, dans la communauté islamique.

    Je sais que l’on objectera : « Mais ce ne sont que les ’intégristes’ qui veulent cette guerre. »

    Malheureusement, au cours de l’histoire complexe de l’Islam, ce sont toujours les « intégristes », c’est-à-dire les fidèles à la lettre du Coran, qui l’ont emporté sur les courants modérés, sur les mystiques, etc.

    Déclarer sérieusement qu’en France l’adhésion de « certains musulmans » à l’intégrisme est le résultat d’une crise d’identité est une désastreuse interprétation.

    L’intégrisme en Iran, en Syrie, au Soudan, en Arabie Saoudite, maintenant en Algérie est-il une réaction à une crise d’identité ?

    Non, l’intégrisme est seulement le réveil de la conscience religieuse musulmane chez des hommes qui sont musulmans mais devenus plus ou moins « tièdes ».

    Maintenant, le réveil farouche et orthodoxe est un phénomène mondial. Il faut vivre dans la lune pour croire que l’on pourra « intégrer » des musulmans pacifiques et non conquérants. Il faut oublier ce qu’est la rémanence du sentiment religieux (ce que je ne puis développer ici). Il faut oublier la référence obligée au Coran. Il faut oublier que jamais pour un musulman l’Etat ne peut être laïque et la société sécularisée : c’est impensable.

    Il faut enfin oublier comment s’est faite l’expansion de l’Islam du VIe au IXe siècle. Une étude des historiens arabes des VIIe et IXe siècles, que l’on commence à connaître, est très instructive : elle apprend que l’islam s’est répandu en trois étapes dans les pays chrétiens d’Afrique du Nord et de l’Empire byzantin. Dans une première étape, une infiltration pacifique de groupes arabes isolés, s’installant en paix. Puis une sorte d’acclimatation religieuse : on faisait pacifiquement admettre la validité de la religion coranique. Et ce qui est ici particulièrement instructif, c’est que ce sont les chrétiens qui ouvraient les bras à la religion soeur, sur le fondement du monothéisme et de la religion du Livre, et enfin lorsque l’opinion publique était bien accoutumée, alors arrivait l’armée qui installait le pouvoir islamique — et qui aussitôt éliminait les Eglises chrétiennes en employant la violence pour convertir.

    Nous commençons à assister à ce processus en France (les autres pays européens se défendent mieux). Mais c’est du rêve éveillé que de présenter un programme de fédération islamique en France, pour mieux intégrer les musulmans. Ce sera au contraire le début de l’intégration des Français dans l’islam.

    La seule mesure juridique valable, c’est de passer avec tous les immigrés un contrat comportant : la reconnaissance de la laïcité du pouvoir, la promesse de ne jamais recourir au djihad (en particulier sous forme individuelle — terrorisme, etc.), le renoncement à la diffusion de l’islam en France. Et si un immigré, beur ou pas, désobéit à ces trois principes, alors, qu’il soit immédiatement rapatrié dans son pays.

    Revue Réforme (15/7/1989)

    Mort en 1994, Jacques Ellul est un universitaire français qui a passé sa vie à dénoncer l’emprise de la technique sur nos vies, cette thèse  est résumée dans Le bluff technologique. Son travail porte aussi sur la propagande dans les régimes démocratiques : Propagandes. Avant sa mort, Jacques Ellul a bataillé pour convaincre ses contemporains de l’incompatibilité absolue des valeurs judéo-chrétiennes et islamiques.

    Site internet de l’Association Internationale Jacques Ellul


    La journée sans immigrés : sans eux, c’est vraiment trop atroce

    1 mars 2010


    FAISONS DU 1ER MARS UNE JOURNÉE HISTORIQUE

    Nous, hommes, femmes, de toutes croyances, de tous bords politiques, refusons de voir les immigrés trainés dans la boue par un discours politico-médiatique ambiant. Conscients de l’apport essentiel d’une main-d’œuvre déracinée pour le bon fonctionnement de notre économie, le développement métissé de notre culture et de notre traditionnel vivre-ensemble à la française, avons décidé de soutenir tous les immigrés écartés volontairement de la société pendant 24h.

    24h sans eux nous permettront de comprendre que notre pays n’aurait pu se construire durant des siècles en dehors de toute immigration massive.

    Soutenir les immigrés aujourd’hui, c’est se battre contre la guerre, les maladies incurables et la totalité des injustices régnant chez nous.

    POUR LA PREMIÈRE FOIS EN FRANCE, ILS ONT DECIDÉ DE NE PAS PARTICIPER À LA VIE DE LA CITÉ. PAR CETTE ABSENCE, ILS VEULENT MARQUER LA NECESSITÉ DE LEUR PRÉSENCE. MERCI A EUX.

    Avec le soutien de RESF, le collectif Patrons Sans Frontières, le MRAP, la société Nike, etc.

    Vu et lu sur La-journée-sans-immigrés.com


    Les Européens : un peuple en voie de disparition

    12 février 2010

    En 2010, il n’est aujourd’hui plus un secret que les Européens connaissent des taux de natalité insuffisants. En effet, alors que le taux de natalité minimum requis serait de 2,1 enfants par femme (remplacement des deux parents, ainsi que l’éventuel déficit engendré par les individus n’ayant jamais d’enfant), la moyenne européenne se situe à 1,3 enfants par femme (avec environ 1,9 pour la France). Ce qu’il faut savoir, c’est que ces chiffres comprennent tous les enfants nés sur le sol européen, y compris ceux issus de mères extra-européennes, qu’elles soient naturalisées ou non. Pourtant, lorsqu’on regarde le taux de natalité des femmes exclusivement étrangères (sans compter les extra-européennes qui en ont la citoyenneté, puisque les statistiques ethniques ne sont pas autorisées), on s’aperçoit que la moyenne de leurs populations s’élève jusqu’à 4,3 enfants par femme, notamment pour la communauté africaine. Il est également intéressant de noter que les « renforts » de l’immigration arrivent régulièrement : on dénombre annuellement environ 100 000 nouveaux immigrés en France, sans bien sûr compter tous les clandestins (dont le nombre serait équivalent).

    Si cette dynamique continue, l’ethnie européenne devrait être totalement métissée, dissoute, puis remplacée par les populations afro-maghrébines, et ce dans un proche avenir. Le problème risque d’être autant ethnique que culturel, car dans les zones d’Europe dans lesquelles ces communautés sont déjà majoritaires (banlieues des grandes villes en particulier), la culture gréco-latine et chrétienne a laissé la place aux coûtumes afro-arabes musulmanes, et les rares Européens qui s’y aventurent sont d’ailleurs souvent persécutés (rackets, aggressions, vols, dégradations des biens matériels, …) jusqu’à l’exode ou la conversion à l’islam.

    Evidemment, les informations sur le sujet sont filtrées, autocensurées par les instituts de statistiques, les médias, les renseignements généraux, et le gouvernement lui même, qui ne voudraient pas être « labélisés » fascistes par les lobbies humanitaro-laxistes et socialo-colaborationnistes.

    Alors tout le monde ferme les yeux, refuse d’appeller un chat un chat, accepte l’inacceptable, pendant que la population – aveuglée par l’américanisation massive (mixe d’individualisme, de matérialisme, et de narcissisme) avec un supplément de féminisme intensif, de démantèlement famillial et de déculturation absolue – continue sa profonde plongée dans la décadence morale et le déclin démographique.

    Enfin, à toutes les personnes qui seraient intéressées par cette thèse et voudraient en savoir davantage, je les invite vivement à lire le livre La Colonisation de l’Europe, de Guillaume Faye, publié en 1999.

    Fanuzzo


    Urbanisme capitaliste : guerre aux sédentaires !

    5 février 2010

    A la suite de la crise rencontrée par le régime fordiste à la fin des annes 70, le capitalisme subit une mutation majeure. Un nouveau régime, qualifié « d’accumulation flexible du capital » se met en place, qui se caractérise notamment par la mobilité spatiale accrue du capital en réaction aux crises du suraccumulation de celui-ci. Ce nouveau régime nécessite une nouvelle adaptation de la main d’œuvre. Par un étonnant retournement des valeurs dominantes, le vagabondage est devenu non seulement accepté mais encourageant. Le corps mobile ainsi célébré par la (post) modernité est celui de l’homme d’affaires en transit dans l’espace mondial, du jeune urbain se pressant dans les lieux de consommation urbains, du sportif starisé se mouvant dans l’enceinte sportive, bref, de toutes les figures participant à la construction du nouveau capitalisme. (…)

    Les transformations actuelles de l’espace public urbain résultent de l’influence croissante, au sein des villes mondiales, des groupes issus de la mondialisation : la « nouvelle classe moyenne » et l’élite mondialisée, le groupe des entrepreneurs, financiers et cadres transnationaux qui composent la « classe capitaliste transnationale » dont il met en lumière le rôle dans les transformations architecturales contemporaines des villes mondiales. (…)

    Il s’agit d’empêcher le corps de rester immobile dans les « espaces de flux » qui traversent la ville, de graver dans les consciences la nécessité d’une mobilité désormais inscrite dans le code génétique de la ville. Un bon urbain est un urbain mobile. (…)

    Il est frappant de constater à quel point il est devenu récemment de plus en plus difficile de rester immobile dans l’espace public des grandes villes. S’arrêter dans la rue signifie désormais stationner debout, ou s’asseoir à des endroits non prévus pour cet usage (rebords de trottoir, bas de porte …) puisque les aménités urbaines qui remplissaient auparavant cette fonction disparaissent rapidement – la plupart des bancs publics, par exemple, étant en voie de suppression. Tenter l’expérience de rester immobile dans l’espace urbain de nos jours signifie se glisser dans la peau d’un suspect aux yeux des passants qui détournent leur chemin ou des policiers qui interviennent pour remettre le corps immobile en mouvement. (…)

    Max Rousseau, La ville comme machine à mobilité. Capitalisme, urbanisme et gouvernement des corps (2008)