• Accueil
  • Qui sommes-nous ?
  • Affiches
  • Tracts
  • Actions
  • FAQ
  • Boutique
  • Contact
  • :: Radio 973 ::
  •  

    17 ans toute la vie

    5 juin 2010

    Combien sont-ils ? Mille, deux mille, peut être davantage… Ils ont entre 16 et 25 ans,  accompagnés de quelques « anciens » noyés dans cette marée de jeunesse…

    Des milliers de cœurs, une seule bannière… celle qui unit en un même lumineux symbole la fierté patriotique, l’aspiration à la justice sociale et la poésie futuriste !

    La foule est compacte, bruyante, sûre d’elle, de sa cohésion, de sa force. Les chants et les slogans s’élèvent de la chaleur vibrante non pas du troupeau comme diraient les cyniques mais de la communauté.

    En face, les éternelles gueules de raies de la contestation officielle et subventionnée, les intermiteux du spectacle révolutionnaire, bien crasseux, bien drogués, bien piercés, bien dreadlockés… On ne change pas une esthétique qui perd.

    Maintenus à distance par un cordon de policiers, il pourront ainsi affirmer, sur leurs farouches cyber-forums, que la maréchaussée complice des fascistes les as empêchés d’attaquer et de disperser vaillamment les hordes de la haine, bien qu’ils aient du mal, passés dix heures du matin,  à se tenir debout plus de vingt minutes et que leur dernier exploit « guerrier » consista à se mettre à plus de cent pour lyncher à coups de barres de fer, de chaînes et de manches de pioches une poignée d’étudiants désarmés effectuant un collage.

    D’un seul coup d’œil, l’observateur le moins engagé peut constater- même si cela lui déplaît ou même l’horrifie- de quel côté se situent la ferveur, la passion, l’amour et l’espoir !

    Bien sûr beaucoup de ces jeunes âmes exaltées renonceront, seront rattrapées par la lèpre de l’esprit bourgeois, deviendront notaires ou publicitaires, troqueront le cuir contre le costume cravate et seront lentement digérés par le système, comme tant de leurs aînés. Mais une poignée maintiendra la flamme. Quelques dizaines de ces jeunes gens ne renieront jamais les idéaux qui valent tellement plus que le confort aseptisé et veule qu’on leur présente comme but ultime de l’existence, ils continueront à croire que c’est l’engament au service des autres et de la cité qui donne sa dignité à l’homme et traverseront la vie, malgré ses difficultés et ses aléas, avec le même visage ferme, souriant et décidé qu’aujourd’hui… Ceux là auront 17 ans toute leur vie !

    Lu sur le net.


    Chiapas mexicain et rebelles européens : la même stratégie

    31 mai 2010

    Non seulement il s’agit d’une « conception incluante, anti-avant-gardiste et collective » qui cesse de se focaliser sur « le problème de L’organisation, LA méthode, LE chef » mais d’un changement de perspective qui considère non plus la conquête du pouvoir mais quelque chose d’antérieur à cela : « il s’agit de parvenir à construire l’antichambre du monde nouveau (…) Nous ne proposons pas une révolution orthodoxe mais quelque chose de beaucoup plus difficile : une révolution qui rende possible la révolution » (…) Ce que de telles formulations suggèrent, ce n’est pas le renoncement à l’utopie mais l’abandon de la croyance en un événement inéluctable et messianique, conduisant à un monde planifié par anticipation et entièrement connu d’avance.

    Jérôme Baschet, La Rébellion zapatiste, 2002


    Une Autre Jeunesse contre la tyrannie des gens raisonnables 3/3

    23 mai 2010


    Paru sur le site internet de la campagne identitaire Une Autre Jeunesse, le texte ci-dessous est le dernier d’une réflexion publiée en trois parties. Lire la 1ère partie. Lire la 2ème partie.

    Les Européens veulent survivre, pas exister. La jeunesse, elle, veut exister. Pas se contenter de survivre comme ses aïeux baby-boomers qui, en se baignant avec insouciance dans le jacuzzi des Trente Glorieuses, ont perdu de vue l’importance des besoins spirituels dans la constitution de la personnalité d’un individu. Le trait de caractère dominant chez les peuples vieillissants est la recherche apeurée de « sécurité » et de « confort », afin de poursuivre, de faire perdurer, et d’achever sa vie sans accroc. « Ouf, on a passé la barre des 100 ans ». A une époque pas si lointaine, on préférait vivre un jour comme un lion que cent ans comme un mouton. De nos jours, le bêlement des moutons est assourdissant.

    Notre société libérale, qui se croit rebelle, se félicite de transgresser les interdits moraux des sociétés traditionnelles qui l’ont précédé. Mais son pacifisme petit-bourgeois n’a rien à envier au « conservatisme » qu’elle fait mine de bousculer ou aux césarismes totalitaires du 20ème siècle, qui diffusaient dans la population endormie les images d’Epinal rassurantes de l’homme providentiel, qu’il soit le « Guide » d’un Reich barbare ou « le petit père des peuples » soviétique. Un de ces Français maudits l’avait bien compris : « La devise même de l’Etat français (…) je ne peux pas m’empêcher d’y voir une sorte de tranquillisant d’une nature un peu suspecte. (…) J’aime bien les pères de familles : et cependant cette race pacifique des pères de famille, ce troupeau estimable et pacifique, ce n’est pas trop sur lui que je compte pour accoler ces vierges vigoureuses que j’aime : l’énergie, la justice, la foi. (…) Cette devise a le malheur de rejoindre par des voies et des expressions détournées l’habituel dessein d’émasculation du monde moderne. Travail : soumission aux riches. Famille : soumission à la morale. Patrie : soumission au gendarme. Il n’est question que d’obéir là-dedans. Je ne me sens pas si obéissant. (…) C’est entendu [nous voulons bien] être père de famille (…) [épouser] vos filles devant le maire et le curé. (…) Avant cela, avant le temps où il s’endormira dans l’honnête troupeau des pères, nous voulons que l’homme soit homme et qu’il ait les qualités de l’homme, les qualités nobles, les qualités animales de l’homme : le courage, la générosité, le respect de la parole donnée, la fidélité d’homme à homme ». En somme, Pétain – Cohn-Bendit : même combat.

    La « révolution nationale » du Maréchal Pétain a endormi la fougue et l’idéalisme de nos pères par sa morphine chauviniste, par son nationalisme médicinal. La Résistance a fait revenir le naturel au galop. La révolution pour rire de mai 68 a ignifugé nos volontés rationnelles en nous soumettant à une mystique du Plaisir, à un hédonisme addictif destiné à nous faire oublier l’impérieuse nécessité d’un engagement total dans l’action militante. Le Plaisir (personnel, éphémère, matériel, égocentré) contre le Bien commun (collectif, durable, spirituel, profond). L’émotion contre la raison. Le moi contre le nous. L’esprit de vieillesse contre l’esprit de jeunesse. La conservation contre la révolution.

    Nous fils d’Europe n’avons  pas peur de l’avenir car nous sommes enracinés dans une civilisation qui fut féconde en héros. Du courage des 300 Spartiates à celui des nationalistes irlandais, en passant par les Templiers et la révolte sociale et patriotique des Communards : c’est de ce panthéon d’hommes libres qu’ont été lancés les appels à l’insoumission qui ont traversé les siècles pour résonner à nos oreilles. L’Autre Jeunesse veut rendre ses lettres de noblesse au Politique : comme nos Anciens, nous voulons être des citoyens-soldats. L’Autre Jeunesse n’a qu’un seul crédo : La Jeunesse au pouvoir.


    Une Autre Jeunesse contre la tyrannie des gens raisonnables 2/3

    11 mai 2010


    Paru sur le site internet de la campagne identitaire Une Autre Jeunesse, le texte ci-dessous est publié en trois parties. Lire la 1ère partie.

    Contrairement à ce que le quidam moyen peut être tenté de croire, nous ne vivons pas sous le règne de la jeunesse triomphante et nos anciens ne sont pas sacrifiés par de jeunes arrogants aux dents longues sur l’autel de la « nouveauté ». Le « jeunisme », qui inonderait notre société de long en large et profanerait tout sur son passage, n’est qu’une vue de l’esprit.  Notre époque est profondément conservatrice et poussiéreuse, empêtrée dans sa morale libérale-libertaire débilitante et castratrice, qui plonge l’homme moderne dans le narcissisme et le consumérisme comme thérapie aux angoisses générées par la société industrielle, l’éloignant toujours plus des vertus ordinaires (solidarité familiale, communautaire, de quartier, de palier, etc.) et du combat politique. La société techno-industrielle qui nous entoure et tellement bruyante et agressive (par les sons, les images, la publicité, les programmes télévisuels abrutissants, etc.) qu’elle pousse immanquablement chacun d’entre nous à se retrancher derrière les barricades de son « univers intérieur ». La société techno-industrielle interdit la vie en société.

    La pacification des mœurs, rendue possible par l’étouffement consumériste de nos pulsions héroïques et chevaleresques, est la preuve par l’exemple que nous vivons une époque fort peu révolutionnaire. Nos sociétés occidentales sont gouvernées par un système politique et économique profondément matriarcal. Celui-ci génère une multitude d’angoisses qu’il prétend par ailleurs apaiser via des gadgets inutiles vendus dans les goulags climatisés qu’on appelle « centres commerciaux ». « Sécurité », « bien-être », « relaxation », « zen attitude », « coaching » : autant de mots d’ordres conservateurs et anesthésiants. Qu’y a-t-il de jeune et de révolutionnaire dans cette société du risque zéro ?

    Lire la suite »


    Une Autre Jeunesse contre la tyrannie des gens raisonnables 1/3

    30 avril 2010


    Paru sur le site internet de la campagne identitaire Une Autre Jeunesse, le texte ci-dessous sera publié en trois parties.

    « Abattons les cartes.  Nous en avons assez.  Nous autres, nous cherchons à vivre dangereusement.  C’est-à-dire à vivre tout court.  A aimer.  A croire.  A créer.  A nous bien porter.  A refaire des signes de vie simple sur ce monde en décomposition où les nécrophages passent pour des infirmiers consciencieux.  Nous sommes les idiots, bien sûr.  J’ai dit, je crois, qu’il y avait sans doute un grand nombre d’idiots de notre genre dans un récent article intitulé : Il y a une chevalerie.  Je m’entête.  Il y a une chevalerie.  Tout le reste est peinture pour bourgeois peureux et marchands habiles, littérature pour étudiants mal nourris et crimes absurdes pour cinéastes d’avant-garde. »

    Louis Pauwels

    « L’esprit de vieillesse est un esprit de compromission. L’esprit de vieillesse essaie de faire honte à l’esprit de jeunesse de ses partis pris absolus. Mais ce que l’esprit de vieillesse oppose à ces partis pris, sous le nom de sagesse, c’est le calcul d’une prévoyance abjecte qui pourrait se résumer ainsi : « Tâchons de faire durer le provisoire aussi longtemps que nous, et après nous, qu’importe ! ». Telle fut la politique de Munich. Il serait stupide de prétendre justifier cette politique en alléguant que, déplorablement privée de générosité et de grandeur, elle est du moins conservatrice. L’esprit de vieillesse n’est conservateur que de lui-même. L’esprit de vieillesse est essentiellement destructeur. (…) Si l’on pouvait faire le compte des consciences que ce scandale a tuées ou gravement blessées, on comprendrait que le réalisme a épuisé spirituellement les peuples, avant de les livrer au désastre inévitable [hier la seconde guerre mondiale, demain les conflits ethniques en Europe]. On ne pourra rien contre l’esprit de Munich aussi longtemps que durera le système politique, économique et social dont cet esprit est l’expression. Le règne de l’Argent, c’est le règne des Vieux. Dans un monde livré à la dictature du Profit, tout homme capable de préférer l’honneur à l’argent est nécessairement réduit à l’impuissance. C’est la condamnation de l’esprit de jeunesse. La jeunesse du monde n’a le choix qu’entre deux solutions extrêmes : l’abdication ou la révolution. »

    Georges Bernanos, La France contre les robots (édition Le Castor Astral, 2009).

    Les gens raisonnables sont partout. Dans notre famille, parmi nos amis, dans la rue, au boulot, à la fac. Leur pragmatisme en trompe l’œil nous étouffe, leur réalisme est l’alibi de leur lâcheté. Nos idéaux sont nécessairement « utopiques » pour eux. Ils se croient sages. Mais ils le sont comme on le dit d’un enfant. Ils sont prévenants parce qu’ils n’ont pas le courage d’être autre chose. Ils maquillent leurs peurs en hauteurs de vue. Ils refusent la violence sous le noble prétexte du rejet de la barbarie (« je ne m’abaisserai pas à ça »), caution morale bien utile pour dissimuler sa couardise. Ils nous abreuvent de leçons de morale bon marché : « tu devrais d’abord penser à ton avenir » est leur slogan-fétiche. Mais ils ne comprennent pas que nous n’y pensons que trop bien. Que nous n’en avons que trop conscience.

    Les apparences sont trompeuses : la majorité de ces gens-là ne sont pas plus raisonnables que pragmatiques. Ils sont persuadés que le Pays des jouets dans lequel ils (sur)vivent existera pour toujours. Que les rivières interraciales en chocolat borderont leur petite vie étriquée à jamais. Comme les Munichois hier et, plus tard, les pétainistes par dépit, ils sont bien incapables de comprendre que l’inévitable est à venir. Sous prétexte de subtilité et de prudence, ils laissent la vapeur s’accumuler sous le couvercle de la cocotte-minute jusqu’à l’explosion. Leur naïveté assumée est la marque de leur utopisme profond. Ils ont la conviction bancale et paniquée que le décor en carton pâte qui les entoure depuis leur naissance est de toute éternité. « Tu devrais d’abord penser à ton avenir » trouve alors tout son sens pour eux : puisqu’il leur est inconcevable que la civilisation succombe aux coups des barbares, il leur parait tout naturel d’enjoindre leurs descendants au nombrilisme social. « La politique, laisse ça aux autres ». Tout au contraire, nous avons choisi de prendre nos responsabilités, de bâtir l’avenir, d’être en première ligne. Ils nous traitent « d’irresponsables » alors qu’ils ont déserté tous les champs de bataille. Ils se croient réalistes alors que ce sont des idéalistes béats, imaginant naïvement que le monde qu’ils ont connu est le même que le nôtre. Nous sommes les réalistes qui avons compris les premiers que prendre les armes aujourd’hui nous évitera d’avoir à affronter une guerre civile demain.

    A suivre


    Les gauchistes sont les idiots utiles du capitalisme

    27 avril 2010

    Ce n’est que de nos jours, qu’il est possible de commencer à mesurer exactement les effets politiquement catastrophiques de la croyance au caractère conservateur de l’ordre économique et libéral. C’est ce postulat insensé qui, depuis trente ans n’a cessé de conduire mécaniquement la plupart des militants de gauche à tenir l’adoption a priori de n’importe quelle posture modernisatrice ou provocatrice – que ce soit sur un plan technologique, moral ou autre- pour un geste qui serait toujours et par définition , « révolutionnaire », et « anti-capitaliste » ; terrible confusion qui, il est vrai, a toujours eu l’incomparable avantage psychologique d’autoriser ceux qui s’y soumettaient, à vivre leur propre obéissance à l’ordre industriel et marchand comme une modalité exemplaire de la « rebel attitude ».

    Jean-Claude Michéa, Préface à La Culture du Narcissisme.


    « 0% racisme 100% identité » : le sens d’un slogan

    27 avril 2010

    « 0% racisme 100% identité », ce n’est pas un slogan publicitaire ou le cache-misère d’une xénophobie mal assumée, c’est avant tout et surtout un état d’esprit. La conscience que chaque terre appartient au peuple qui l’a façonnée et que rien ni personne ne peut en déposséder ses héritiers. Il n’y aucune raison d’opposer les mouvements identitaires entre eux, chacun travaille main dans la main vers l’idéal d’une coexistence saine parce qu’absolument respectueuse de l’intégrité territoriale, ethnique, linguistique et culturelle de chacun. Les patriotes authentiques ne se font pas la guerre, ils avancent côte à côte vers un idéal commun : un monde de diversité des cultures et des identités, protégées par des frontières maîtrisées qui n’excluent pas l’échange enrichissant pour l’un et l’autre.

    Pour que des échanges enrichissants puissent se faire entre les peuples, encore faut-il que le droit à la différence soit une réalité ; dans le cas inverse, il n’y aurait plus rien à échanger pour la simple et bonne raison que les peuples, complètement acculturés, auront laissé place à une armée de clones.

    L’impérialisme, militaire ou commercial, va dans une direction parfaitement inverse : il rejette la réalité des spécificités identitaires au nom d’un modèle unique, « universel », censé s’imposer à tous par le biais de l’hypocrite mélange des cultures qui n’apporte que violences à l’indigène et nie par ailleurs avec un mépris souverain l’identité du nouvel arrivant en le supposant parfaitement soluble dans un environnement qui lui est totalement étranger (ce qui illustre le racisme et le mépris consubstantiel de ces idolâtres du métissage, malgré leur discours prétendument anti-raciste et humaniste). Le seul vainqueur de ce jeu de dupes est le mondialisme : grosse machine à consommer du « temps de cerveau disponible » (comme dirait Patrick Le Lay, PDG de TF1), qui s’appuie sur la société de consommation abrutissante pour mieux nous désarmer mentalement et nous livrer pieds et poings liés à Mac Donald et Coca-Cola, nous réduisant au simple statut de consommateurs de plaisirs artificiels.

    Contre l’impérialisme de toutes sortes, la première révolution à mener est celle des âmes : il incombe à chacun de nous de se réenraciner spirituellement, de privilégier l’économie et les traditions locales au Goulag privatisé que représentent les centres commerciaux et leurs dérivés.

    Il nous faut sortir de la société de masse et réapprendre à devenir des individus physiquement et intellectuellement autonomes, enracinés dans nos communautés naturelles (ville, province, région, nation, civilisation). Cette philosophie a de nombreuses implications sur le plan écologique (respect et défense de la nature), spirituel (pratique des rites traditionnels et recherche d’une certaine transcendance), social (investissement personnel, sous quelque forme que ce soit, en direction des nôtres qui sont dans la souffrance, car l’instinct de survie est avant tout communautaire, et il commence très tôt avec la famille).

    Alors des Serbes du Kosovo au peuple Karen de Birmanie en passant par les Tibétains et tous les peuples du monde, opprimés pour ce qu’ils sont et ce qu’ils veulent continuer à être… Résistance identitaire !


    Le devoir de sérieux

    25 avril 2010

    Être militant identitaire, ce n’est pas une posture. Ce n’est pas une simple affirmation sans preuve qui permet de se sentir « différent » tout en vivant et en agissant exactement comme tous les autres. Ce n’est donc pas l’une de ses innombrables expressions néo-tribales – faites de panoplies, de mots de passe et de clins d’œil – qui ne sont au fond que des micro-appartenances factices permettant à bon compte de se distinguer de la masse et d’accéder à une « originalité » (positive ou négative) qui est le fantasme absolu de la modernité.

    Être militant identitaire, c’est – ou plutôt ce devrait être – avant tout une exigence. Une exigence en premier lieu vis-à-vis de soi-même. Oh, rien de gigantesque, rien de furieusement clinquant ni d’outrageusement bruyant… pas de grandes gestes pompeusement héroïques ni de coruscantes mises en scène alambiquées… juste une exigence d’amour, de volonté, de travail, de rigueur, d’enthousiasme et d’énergie. En un mot : de sérieux. Bien sûr tout cela dans la mesure de ses « forces », de ses « aptitudes » et de ses « possibilités » mais au maximum de celles-ci et non en se prévalant sans cesse de difficultés pratiques et d’incapacités matérielles qui justifient l’inaction mais ne tarissent curieusement pas pour autant les discours et les prétentions.

    Lorsque l’on veut vraiment et que l’on croit profondément, on trouve toujours le temps – surtout à l’ère des 35 heures et de la civilisation des loisirs – de faire les choses, petites ou grandes, qui nourrissent et promeuvent la cause. Rappeler un tel truisme peut paraître enfantin et un peu ridicule mais c’est pourtant fondamental en ces temps de dilettantisme et d’auto-justification permanente.

    Du collage de timbres à la vente à la criée en passant par la gestion de fichiers d’adhérents, la réalisation d’images de propagande, la rédaction de brèves d’informations ou le démarchage de kiosquiers pour diffuser notre presse, rien n’est dérisoire, rien n’est inutile si ces actions sont réalisées consciencieusement, avec continuité, régularité et sérieux.

    Car être militant identitaire ce n’est pas non plus adopter une position d’attentisme apocalyptique ou de prédication grandiloquente mais adhérer à une vision globale, à un projet cohérent, radical et raisonnable (raisonnable parce que radical, car à l’heure des grands dangers et des grands défis il n’est de réalisme que révolutionnaire…) et s’atteler quotidiennement (tâche à la fois humble et immense, ingrate et valorisante…) à la construction d’une vie cohérente avec ses aspirations proclamées.

    Être militant identitaire ce n’est dons pas dire « oui » quand on pense « peut-être », ce n’est pas prétendre mais prouver, ce n’est pas espérer mais agir pour l’espérance.

    Dis-moi ce que tu donnes, je te dirais ce que tu es. Travailler, même modestement, même discrètement, mais avec sérieux. Ou se taire.

    Source : Les jeunes identitaires niçois de Jouinessa


    Figure identitaire n°1 : Léonard Peltier

    25 avril 2010

    Ce texte inaugure une série intitulée Figures identitaires consacrée aux icônes méconnues du combat pour la défense de l’intégrité spirituelle, physique et territoriale des communautés opprimées, sur tous les continents et en toute époque. Une brève biographie de chaque figure et une ou plusieurs leçons à tirer de son combat vous seront présentées. Que ce soit clair : nous ne sommes pas les « défenseurs de la race blanche ». Pour nous, un seul crédo : 0% Racisme, 100% Identité.

    Figure identitaire n°1 : Léonard Peltier

    Symbole de la résistance indienne, Léonard Peltier est toujours emprisonné aux Etats-Unis. Bouc émissaire, il paye le prix fort pour la mort de deux agents du FBI sur la réserve de Pine Ridge en 1975. Peltier ne sera pas admissible à une libération conditionnelle avant… juillet 2024. Il aura alors 79 ans. Déjà presque aveugle, souffrant d’insuffisance rénale et cardiaque, Léonard s’en remet dorénavant à Obama : « Je suis aujourd’hui un prisonnier politique de Barack Obama et j’espère, et je prie pour qu’il adhère aux idéaux qui l’ont poussé à briguer la présidence. Mais, si nous l’attendons pour résoudre nos problèmes, nous passerons à côté du message de sa campagne. C’est seulement en nous organisant dans nos propres communautés et en faisant pression sur ceux qui sont censés être nos dirigeants que nous pourrons susciter les changements dont nous avons tous un tel besoin [Leçon n°1] (…) Nous ne devons jamais perdre l’espoir dans notre lutte pour la liberté. [Leçon n°2] »

    Préface de Sophie Gergaud à l’édition 2010 de Petite histoire de la conquête des Amériques (Hans Koning, 1993)

    Lire aussi Ecrits de prison. Le combat d’un Indien (Léonard Peltier, 2000)

    Nous invitons tous ceux qui se reconnaissent dans la campagne Une Autre Jeunesse à méditer cette citation de Léonard Peltier : « le futur appartient au créateur seulement et c’est le créateur qui le donne à la jeunesse. » [Leçon n°3]

    Rage Against The Machine – Freedom

    Renaud – Leonard’s song

    Bande annonce du projet de documentaire de Jean-Louis Nizon autour de Léonard Peltier et des Amérindiens


    La Jeunesse au pouvoir !

    7 avril 2010

    La jeunesse n’est pas une période de la vie, elle est un état d’esprit, un effet de la volonté, une qualité de l’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort.

    On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté un idéal. Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l’âme.  Les préoccupations, les doutes, les craintes et le désespoir sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.

    Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille. Il demande comme l’enfant insatiable: et après ? il défie les évènements et trouve de la joie au jeu de la vie.

    Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute. Aussi jeune que votre confiance en cous-même. Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.

    Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif. Réceptif à ce qui est beau, bon et grand. Réceptif aux messages de la  nature, de l’homme et de l’infini.

    Si un jour, votre cœur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme,  puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.

    Général MacArthur

    Rencontrez l’Autre Jeunesse