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    La nouvelle doctrine de défense russe

    27 février 2010

    Le 5 février 2010, le Président Medvedev a validé la nouvelle doctrine de défense russe. Après le terrorisme international, les Etats-Unis et l’OTAN sont désignés comme des ennemis principaux et immédiats. Nous pouvons, comme le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, jouer la naïveté, et regretter l’inadéquation de la doctrine russe. Nous pouvons aussi essayer de comprendre ce qui a amené la Russie à adopter cette nouvelle stratégie.

    Cette doctrine marque, en fait, la fin du rêve occidental russe. Il est difficile, aujourd’hui, de se représenter la naïveté avec laquelle la Russie a ouvert les bras à l’Occident, au début des années 90. Ce fut le cas dans les domaines économique, culturel, militaire et même dans celui de l’espionnage. Evgueni Primakov raconte dans ses mémoires* comment le nouveau chef des services secrets russes, pour faire preuve de bonne volonté, avait transmis les emplacements des micros-espions de l’ambassade américaine à Moscou. Les Etats-Unis avaient, de leur côté, offert des garanties sur la non extension de l’OTAN, et sur leurs intentions pacifiques. La suite est connue. Les vingt années qui suivent voient l’OTAN arriver aux frontières de la Russie, son allié serbe bombardé, et la population serbe de Krajina subir un nettoyage ethnique sans précédent depuis la deuxième guerre mondiale. Les minorités russes sont persécutées dans les pays baltes, tandis que dans le berceau même du premier état russe, à Kiev, le département d’état américain met en place un gouvernement hostile. La rupture définitive survient lorsque la Russie observe avec effarement les démocraties occidentales restées indifférentes aux bombardements à l’artillerie lourde de la capitale ossète et, notamment, à la destruction complète du quartier juif. Pour l’administration russe, il est désormais clair que la posture morale de l’Occident est une hypocrisie et un mensonge.

    La mise en garde du Président Poutine à Munich, le 11 octobre 2006, résume la nouvelle doctrine militaire. Elle est le résultat d’un double constat aboutissant à un virage géopolitique sans précédent.

    * Le droit international n’existe plus. Les bombardements successifs des forces de l’OTAN et des Etats-Unis sur la Serbie ou l’Irak, sans déclaration de guerre, ni mandat de l’ONU, visant délibérément des cibles civiles, normalement protégées par les conventions internationales, ont convaincu la Russie de l’obsolescence des règlements internationaux. La reconnaissance unilatérale du Kosovo, contre la résolution 1244 de l’ONU, démontre que seule compte la force. C’est désormais l’armée russe qui est garante de cette indépendance - qui oserait l’affronter dans le Caucase ?
    * La menace la plus immédiate pour la Russie est celle constituée par les Etats-Unis qui, malgré leurs promesses, ont amené l’OTAN aux portes de la Russie. Le prétexte du système anti-missile ne visent qu’à militariser les pays d’Europe de l’Est. Les anti-missiles en question seront d’ailleurs bien incapables d’arrêter un vecteur iranien. En revanche, ils scellent de manière agressive les anciens satellites de l’URSS dans l’alliance atlantique.

    Ce n’est pas l’utilisation de l’arme nucléaire qui constitue un virage important. En sanctuarisant le territoire national russe, elle correspond à une doctrine tout à fait classique. La véritable nouveauté c’est qu’aucune menace n’est définie à l’Est de la Russie. Il semble que le virage vers l’Asie, effectué par la Russie dans ses orientations économiques, ait son équivalent militaire. Face à l’OTAN, vu comme une alliance agressive, désuète et inadaptée, la Russie et la Chine opposent désormais l’Organisation de coopération de Shangaï. Cette structure en devenir, à la fois politique et militaire, sera un levier incontournable dans les relations internationales, alors que le continent asiatique remplace peu à peu l’Occident dans son leadership mondial.

    La Russie est la pénétrante naturelle de l’Europe vers l’Asie. Elle est aussi le cauchemar géopolitique anglo-saxon, car elle est la jonction entre ces deux continents. En laissant les Etats-Unis construire un nouveau rideau de fer sur le continent européen, et en acceptant de diluer leur puissance au sein de l’Union Européenne, la France et l’Allemagne se privent d’une ouverture vers l’avenir. La réaction positive du ministre des Affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle, au sujet du projet russe de sécurité collective, ainsi que l’achat d’une frégate française par la Russie, laissent cependant entrevoir la possibilité d’un retournement politico-stratégique.

    * Evgueni Primakov, Au coeur du pouvoir, Syrtes (2002)

    Lu sur RealPolitik.tv


    Les Européens : un peuple en voie de disparition

    12 février 2010

    En 2010, il n’est aujourd’hui plus un secret que les Européens connaissent des taux de natalité insuffisants. En effet, alors que le taux de natalité minimum requis serait de 2,1 enfants par femme (remplacement des deux parents, ainsi que l’éventuel déficit engendré par les individus n’ayant jamais d’enfant), la moyenne européenne se situe à 1,3 enfants par femme (avec environ 1,9 pour la France). Ce qu’il faut savoir, c’est que ces chiffres comprennent tous les enfants nés sur le sol européen, y compris ceux issus de mères extra-européennes, qu’elles soient naturalisées ou non. Pourtant, lorsqu’on regarde le taux de natalité des femmes exclusivement étrangères (sans compter les extra-européennes qui en ont la citoyenneté, puisque les statistiques ethniques ne sont pas autorisées), on s’aperçoit que la moyenne de leurs populations s’élève jusqu’à 4,3 enfants par femme, notamment pour la communauté africaine. Il est également intéressant de noter que les “renforts” de l’immigration arrivent régulièrement : on dénombre annuellement environ 100 000 nouveaux immigrés en France, sans bien sûr compter tous les clandestins (dont le nombre serait équivalent).

    Si cette dynamique continue, l’ethnie européenne devrait être totalement métissée, dissoute, puis remplacée par les populations afro-maghrébines, et ce dans un proche avenir. Le problème risque d’être autant ethnique que culturel, car dans les zones d’Europe dans lesquelles ces communautés sont déjà majoritaires (banlieues des grandes villes en particulier), la culture gréco-latine et chrétienne a laissé la place aux coûtumes afro-arabes musulmanes, et les rares Européens qui s’y aventurent sont d’ailleurs souvent persécutés (rackets, aggressions, vols, dégradations des biens matériels, …) jusqu’à l’exode ou la conversion à l’islam.

    Evidemment, les informations sur le sujet sont filtrées, autocensurées par les instituts de statistiques, les médias, les renseignements généraux, et le gouvernement lui même, qui ne voudraient pas être “labélisés” fascistes par les lobbies humanitaro-laxistes et socialo-colaborationnistes.

    Alors tout le monde ferme les yeux, refuse d’appeller un chat un chat, accepte l’inacceptable, pendant que la population - aveuglée par l’américanisation massive (mixe d’individualisme, de matérialisme, et de narcissisme) avec un supplément de féminisme intensif, de démantèlement famillial et de déculturation absolue - continue sa profonde plongée dans la décadence morale et le déclin démographique.

    Enfin, à toutes les personnes qui seraient intéressées par cette thèse et voudraient en savoir davantage, je les invite vivement à lire le livre La Colonisation de l’Europe, de Guillaume Faye, publié en 1999.

    Fanuzzo


    Manifeste pour une nouvelle dissidence

    6 février 2010

    Nous vous proposons aujourd’hui un manifeste rédigé par la Fondation Polémia qui a le mérite de conceptualiser simplement quelques points fondamentaux que doit avoir en tête le militant identitaire.

    La grande oppression

    La France et les nations européennes ne vivent plus dans une démocratie mais dans une après-démocratie où l’alternance n’est qu’une illusion. Ce n’est plus le peuple qui détient le pouvoir, c’est une classe d’oligarques. Les grands dirigeants financiers, médiatiques, culturels et politiques s’y côtoient. Ils imposent une idéologie dominante devenue idéologie unique.

    1. L’idéologie unique enferme la pensée et l’opinion dans un carré carcéral dont les quatre côtés sont :

    – le libre-échangisme économique voulu par les grands oligopoles mondiaux que sont les transnationales ;

    – l’antiracisme, négateur des réalités ethniques et culturelles, qui culpabilise les défenseurs de l’identité française et de la civilisation européenne ;

    – l’antitradition et l’inversion des valeurs qui bouleversent une expérience multimillénaire et le socle familial ;

    – la vision marchande et mercurienne du monde et l’arraisonnement utilitaire de la vie, de la nature, de la culture.

    L’idéologie unique assujettit durablement les Français et les Européens aux Anglo-Saxons : empêcher la constitution d’une Europe-puissance est d’ailleurs l’une de ses fonctions.

    2. L’idéologie unique impose un despotisme mou à travers quatre logiques totalitaires :

    – le novlangue, les médias-mensonges et les grandes peurs qui s’imposent par la tyrannie médiatique : quiconque s’écarte des vérités officielles est condamné au silence et/ou à la diabolisation ;

    – la normalisation des règles et des comportements édictés :

    • par les bureaucraties nationales, européennes (l’UERSS) et mondiales sous l’influence des grands groupes de pression (lobbies) ;

    • par les grands cabinets de conseil internationaux (les Big Four).

    – la théocratie des droits de l’homme qui assujettit les peuples à travers la Cour européenne des droits de l’homme qui interprète dans le sens de la pensée unique la Convention européenne des droits de l’homme ;

    – la répression de Big Brother qui condamne les crimes contre la pensée grâce aux lois liberticides.

    3. Cette idéologie unique a ses gagnants et ses perdants.

    Du côté des gagnants, la superclasse mondiale (SCM), trente millions de cosmocrates qui ont plus de points communs entre eux qu’avec le peuple dont ils sont issus. Du côté des gagnants aussi, les pays émergents – la Chine notamment – et les bénéficiaires de l’immigration : migrants accédant aux régimes sociaux des pays développés ; employeurs tirant les salaires à la baisse. Du côté des gagnants toujours, les minorités ethniques et sexuelles bénéficiant d’un statut valorisé et de la discrimination positive.

    Du côté des perdants, les anciens pays développés dont la puissance s’affaiblit, l’indépendance se rétrécit et la richesse s’amenuise et, en leur sein, les classes moyennes et les classes populaires dont la force de travail est exploitée par les transnationales et mise en concurrence avec celle des pays émergents et celle des migrants. Du côté des perdants toujours, les familles européennes dont le modèle de vie est dévalorisé et dont les difficultés à se loger et à trouver de bonnes écoles pour leurs enfants sont amplifiées par l’africanisation et l’islamisation.

    La majorité invisible, les autochtones, les Français de souche sont les victimes de la situation. Ils souffrent de discrimination négative et subissent un processus de domestication. Ils ont perdu leur souveraineté, ils n’ont pas la possibilité de s’exprimer utilement par référendum. Les hommes politiques qui les gouvernent ne sont pas des hommes d’Etat mais des médiagogues qui gèrent leur carrière en flattant les médias et en se soumettant à l’idéologie unique. Face à l’inacceptable, il faut trouver la voie d’une nouvelle dissidence.

    — La nouvelle dissidence —

    Le système dominant repose sur le déni de cohérence et le déni de réalité. Vers la fin de l’Union soviétique, ceux qui voyaient la situation en face et osaient la dévoiler étaient qualifiés de dissidents : ils avaient pour arme le samizdat, c’est-à-dire la ronéo et l’anonymat. Les dissidents du mondialisme ont, eux, à leur disposition Internet et le pseudonymat, c’est-à-dire un outil subversif – la réinfosphère – infiniment plus puissant. Le rôle de la réinfosphère est de conscientiser l’opinion.

    1. Première attitude de la dissidence : la réinformation est une gymnastique de l’esprit et de l’âme.

    Elle consiste à chercher à se faire sa propre opinion pour échapper au conformisme et à la pensée perroquet. La réinformation consiste à chercher à connaître la réalité du monde à partir d’une expérience directe plutôt qu’à partir des écrans.

    Lire la suite sur Polemia.com


    Urbanisme capitaliste : guerre aux sédentaires !

    5 février 2010

    A la suite de la crise rencontrée par le régime fordiste à la fin des annes 70, le capitalisme subit une mutation majeure. Un nouveau régime, qualifié “d’accumulation flexible du capital” se met en place, qui se caractérise notamment par la mobilité spatiale accrue du capital en réaction aux crises du suraccumulation de celui-ci. Ce nouveau régime nécessite une nouvelle adaptation de la main d’œuvre. Par un étonnant retournement des valeurs dominantes, le vagabondage est devenu non seulement accepté mais encourageant. Le corps mobile ainsi célébré par la (post) modernité est celui de l’homme d’affaires en transit dans l’espace mondial, du jeune urbain se pressant dans les lieux de consommation urbains, du sportif starisé se mouvant dans l’enceinte sportive, bref, de toutes les figures participant à la construction du nouveau capitalisme. (…)

    Les transformations actuelles de l’espace public urbain résultent de l’influence croissante, au sein des villes mondiales, des groupes issus de la mondialisation : la “nouvelle classe moyenne” et l’élite mondialisée, le groupe des entrepreneurs, financiers et cadres transnationaux qui composent la “classe capitaliste transnationale” dont il met en lumière le rôle dans les transformations architecturales contemporaines des villes mondiales. (…)

    Il s’agit d’empêcher le corps de rester immobile dans les “espaces de flux” qui traversent la ville, de graver dans les consciences la nécessité d’une mobilité désormais inscrite dans le code génétique de la ville. Un bon urbain est un urbain mobile. (…)

    Il est frappant de constater à quel point il est devenu récemment de plus en plus difficile de rester immobile dans l’espace public des grandes villes. S’arrêter dans la rue signifie désormais stationner debout, ou s’asseoir à des endroits non prévus pour cet usage (rebords de trottoir, bas de porte …) puisque les aménités urbaines qui remplissaient auparavant cette fonction disparaissent rapidement - la plupart des bancs publics, par exemple, étant en voie de suppression. Tenter l’expérience de rester immobile dans l’espace urbain de nos jours signifie se glisser dans la peau d’un suspect aux yeux des passants qui détournent leur chemin ou des policiers qui interviennent pour remettre le corps immobile en mouvement. (…)

    Max Rousseau, La ville comme machine à mobilité. Capitalisme, urbanisme et gouvernement des corps (2008)


    Avortement : traumatisme, eugénisme et alternatives

    5 février 2010

    • Traumatisme :

    “Avorter est toujours une épreuve traumatisante”

    C’est une militante du Planning familial qui l’avoue. Alors pourquoi ne pas proposer d’autres solutions ? Aider les mères à garder leur enfant ou bien faire adopter leur bébé à la naissance.

    Par ailleurs, le Planning avoue qu’il contourne la loi française :

    “La loi de 2001 relative à l’IVG fixe le délai maximum pour se faire avorter à la douzième semaine de grossesse (quatorzième semaine d’aménorrhée). Ensuite, c’est trop tard pour la France, mais le Planning familial peut organiser un transfert vers un centre à l’étranger, en Espagne ou aux Pays-Bas.”

    Avec l’argent du contribuable français puisque le Planning est financé par les impôts.

    “J’ai changé d’avis sur l’avortement”

    Témoignage d’un couple qui a vécu un avortement. Au lieu d’être une solution à un problème, l’avortement a ajouté un nouveau problème.

    En parlant de ce problème, ils ont remarqué que de nombreux couples en souffrent. Le syndrome post-avortement est bien réel.

    Ils veulent qu’on parle de ce qui se passe après l’avortement, de ses conséquences : il faut creuser cet abcès.

    Pour les femmes en détresse, c’est ici qu’elles seront écoutées.

    • Eugénisme :

    Famille chrétienne a réuni Jean Leonetti, «Monsieur Bioéthique» de la majorité, et Jean-Marie Le Méné, le président de la fondation Jérôme-Lejeune. Extrait :

    FJean Leonetti, vous vous prononcez en faveur de la détection de la trisomie 21 dans le cadre du diagnostic pré-implantatoire. Pourquoi ?

    Jean Leonetti – Nous avons tout simplement considéré qu’il valait mieux – puisque la technique médicale le permet dans le cadre des fécondations in vitro (FIV) – informer la femme, si elle le désire, avant qu’elle soit enceinte plutôt qu’après. En effet, lors de la grossesse, dans la plupart des cas de détection de trisomie 21, les parents choisissent l’avortement. Nous avons donc voulu protéger la mère d’une information tardive. Je tiens aussi à préciser que dans ce rapport nous préconisons – hormis les pathologies que l’on dépiste pendant la grossesse comme la trisomie 21 – que seule « une maladie génétique d’une extrême gravité » puisse faire l’objet d’un diagnostic avant l’implantation dans l’utérus.

    Jean-Marie Le Méné – Je vous avoue que j’ai été très surpris et déçu par votre intention d’intégrer la détection de la trisomie 21 dans le cadre du diagnostic préimplantatoire (DPI). Vous savez que cette maladie fait déjà l’objet d’un dépistage généralisé qui conduit à l’avortement de la quasi-totalité des enfants porteurs de cette pathologie. Jean-François Mattei, qui a mis en place ce dépistage généralisé de la trisomie 21 en 1996, dénonce lui-même aujourd’hui, un peu tard, un « eugénisme de masse ». Pourquoi montrer du doigt un peu plus encore les personnes touchées par la trisomie? Pour la première fois, la trisomie sera stigmatisée dans la loi. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase !”

    • Alternatives :

    Martine Nawrat, animatrice au planning familial à Paris, déclare à Libération :

    Tous les jours, au planning, on voit arriver une femme au moins qui est tombée enceinte alors qu’elle prenait la pilule. [...]  On le constate tous les jours: les femmes -tout âge et catégorie sociale confondue- manquent d’information. [...] Il faut multiplier les campagnes d’information, à tous les niveaux: pour les jeunes bien sûr, filles et garçons. Mais aussi les femmes mûres…”

    La contraception est un échec, mais elle refuse de le voir. Dans ce même journal, il est fait état des campagnes d’abstinence aux Etats-Unis :

    “Une nouvelle étude, réalisée auprès d’élèves de 12 ans, noirs, dans des écoles publiques américaines, suggère que les cours d’abstinence sexuelle peuvent être efficaces. Parmi les adolescents qui ont suivi ces leçons (huit heures, par petits groupes, pour les faire parler de l’abstinence ou des maladies sexuellement transmissibles et leur expliquer comment on peut résister à la tentation du sexe…) 33% ont eu des rapports sexuels dans les deux années qui ont suivi, montre cette étude. Parmi les élèves qui n’avaient pas reçu ces cours, mais d’autres les éclairant sur les méthodes de contraception et de prévention des MST, 52% ont commencé à pratiquer le sexe dans les deux ans suivants. [...] Ce nouvel argumentaire intervient [...] après que l’administration Obama a supprimé un budget de 170 millions de dollars alloué par l’administration Bush aux cours d’abstinence. [...] la Maison Blanche actuelle a préféré financer un programme de prévention des grossesses adolescentes, qu’elle vient de créditer de 183 millions de dollars.”

    source : Le Salon Beige

    Campagne de l’Alliance pour les Droits de la Vie dans le métro parisien :


    A lire d’urgence : Impasse Adam Smith (Jean-Claude Michéa)

    21 janvier 2010

    Auteur : Jean-Claude Michéa

    Titre de l’ouvrage
    : Impasse Adam Smith - Brèves remarques sur l’impossibilité de dépasser le capitalisme sur sa gauche

    Date de parution, éditeur, nombre de pages : 2006, Champs Flammarion, 185

    Sujet : Le livre se compose de trois séries de propositions numérotées (I, II et III) suivies de scolies (notes complémentaires).

    Qui est Jean-Claude Michéa ?

    Jean-Claude Michéa, agrégé de philosophie montpellierain et enseignant à l’université et au lycée, est un socialiste orwellien (Georges Orwell, auteur du roman visionnaire 1984), c’est-à-dire partisan d’une “société libre, décente et égalitaire”. Dans ses œuvres successives, Michéa dénonce l’esprit nomade, cosmopolite, “sans-frontièriste” et soixante-huitard du capitalisme, et impute les échecs successifs de la gauche à son adhésion à cet esprit et aux valeurs correspondantes.

    Résumé du livre

    Face à “l’utopie libérale” portée par les “différents maîtres du monde” qui cherchent à nous imposer “toutes les modernisations” supposées nous apporter “un progrès merveilleux vers la Terre promise”, il faut mener un combat radical fondé sur la décence commune (selon l’expression common decency inventée par Georges Orwell), c’est-à-dire la morale des “gens ordinaires”. Mais d’abord consommer une “une rupture radicale avec l’imaginaire intellectuel de la Gauche”, devenue incapable de lutter efficacement contre le rouleau compresseur libéral. En diffusant “l’esprit” nomade, libertaire et multiculturel du capitalisme dans la société (par la propagande publicitaire, l’informatique à l’Ecole, via la libéralisation des mœurs, etc.), la gauche participe à la “fabrication” totalitaire de “l’homme nouveau”, utile à l’utopie libérale dont l’objectif est “l’enrichissement de tous dans un monde pacifié, toujours plus libre et toujours plus heureux”. L’homme moderne doit “s’épuiser à être de gauche pour que le monde continue à être de droite” (droite et gauche sont des termes employés par commodité de langage, pour Michéa ce clivage n’existe pas).

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    Les imbéciles heureux des médias n’ont toujours pas compris le film Avatar

    18 janvier 2010

    Aux Etats-Unis, les attaques pleuvent. Presque aussi rudement que sur l’arbre sacré des Na’vis. Le feu est parti des ligues antitabac, qui ont décerné le label « poumon noir » à ce film bleu et vert. La liane Sigourney Weaver y fume comme un pompier et, pire, dans des lieux non-fumeurs. « C’est comme si l’on déversait du plutonium dans un réservoir d’eau potable », ont-elles déclaré au New York Times. Risible ? On est aux Etats-Unis, et on ne plaisante vraiment pas avec la nicotine. « Avatar » serait-il aussi un film raciste ? C’est la thèse soutenue par une foule de blogs, repris par le Boston Globe, qui voient non seulement dans « Avatar » un film sur la « culpabilité blanche », mais dans son argument (un Blanc qui s’invite chez les gens de couleur et devient leur chef), une forme de colonialisme. L’apologie de la race pure des Na’vis, connectée à la nature, ne serait qu’un préjugé de Blanc supérieur, s’extasiant, comme au temps de Rousseau, sur les vertus des bons sauvages. Horrible ethnocentrisme ! (…)

    Du côté des néoconversateurs, on n’a pas du tout apprécié que dans le film le discours du colonel et la sauvagerie de ses bombardements paraissent justifier rétrospectivement la violence infligée aux Etats-Unis lors du 11 Septembre. Par le biais des images (l’arbre sacré des Na’vis détruit par l’armée américaine comme les Twin Towers), les Etats-Unis font subir aussi à la nature un 11 Septembre. La colère des « neocons » ne s’apaisera sans doute pas quand ils apprendront que Cameron vient d’acheter les droits d’un livre japonais, « Le dernier train de Hiroshima », racontant du point de vue nippon (Na’vis ?)… le bombardement atomique par les Américains.

    Le Point, 14/1/2010

    Plus lucide, Paris Match (12/1/2010) :

    Je fais des efforts, mais je ne parviens pas à acclamer le triomphe d’êtres tous semblables, tous beaux – bien que bleus –, tous grands, tous souples, sveltes et dynamiques. Des guerriers claniques, des chasseurs à l’arc, pratiquant des rites initiatiques potentiellement mortels. Des géants à peu près télépathes obéissant à leur chaman, prêts au sacrifice au nom de leur divinité. Des sages sauvages qui déclarent que les hommes en abîmant la Terre ont « tué leur mère ». Eux-mêmes se choisissant un chef chevauchant un dragon. (…) L’Histoire nous a appris à nous méfier des perfections ethniques, de la naturelle pureté, des croyances fumeuses et des idéologies enchanteresses. Cela, dans la vie vraie, tout le monde l’admet. Je ne vois pas pourquoi je devrais, au cinéma, me laisser bercer au bord du gouffre.

    Ethnocide (9/1/2010) :

    Comprenons-nous bien. S’identifier aux humains du film c’est faire preuve d’un sentiment de supériorité sans aucun lien avec la réalité. Nous ne sommes pas les conquérants, mais les conquis. Nous ne sommes plus en 1914, mais en 2010. Les “sauvages”, les autochtones ce sont les Européens du XXIe siècle, pris d’assaut par les hordes innombrables du Tiers-monde, rachetés à vil prix par les pétromonarchies du Golfe, ringardisés et réduits au chômage par les industrieux Chinois. Nous voilà pris en tenailles entre le lumpenprolétariat allogène qui nous colonise “par le bas” et l’hyperclasse nomade qui nous écrase “par le haut”. Menacés d’être parqués comme figurants dans des réserves de carton pâte, dans des “villes-décors” pour amuser les touristes de la Mondialisation Heureuse.

    Avatar n’a évidemment rien à voir avec la culpabilité blanche mais avec la culpabilité  des acteurs du rouleau compresseur multiculturaliste et capitaliste qui s’abat brutalement sur l’Eden des Na’vis, sorte “d’Ancien régime” alien soumis aussi rapidement que monstrueusement à la botte du Progrès totalitaire. Ce sont eux les coupables : la clique  métissée de généraux et de financiers (on y voit des Noirs, des Blancs, des Sud-Américains, etc.) qui écrase d’un coup d’un seul le peuple Na’vi, combattant pour rester lui-même dans une société hiérarchique et ethno-culturellement homogène, qui ne croit pas aux sirènes assomptionnistes du “mélange”. Loin de toute culpabilité blanche, Avatar est plutôt l’expression du regard en arrière, porté par des Blancs, sur la mutation de leur monde en Occident pantagruesque qui impose l’Empire de la Félicité Economique Universelle à tous les peuples qui luttent pour rester différents, des orthodoxes serbes du Kosovo aux Karens de Birmanie. Un film identitaire donc. Les Na’vis ? C’est nous !


    Yes we can !

    17 janvier 2010

    (Les Guignols de l’info, janvier 2010)

    Pour mémoire : Hystérie obamaniaque (Blog identitaire), extrait :

    Barack Obama n’a strictement rien à faire du soutien de BHL et des pisse-encre du Monde. Première chose. Deuxièmement, que ce soit l’un ou l’autre qui remporte la bataille électorale de novembre prochain, cela ne va pas changer d’un iota (ou alors certes d’un iota, pas plus) la politique étrangère américaine, guidée par le même messianisme universaliste depuis des années, fondée sur la croyance en un statut de « peuple élu » aux valeurs destinées à s’imposer partout dans le monde (c’est le « 21ème siècle américain »). Les Américains ont été habitués par leurs gouvernants à considérer leur pays comme la deuxième Jérusalem, censée rayonner sur le monde par le biais des « guerres humanitaires » (sic). Les racines de cette philosophie ne sont pas à chercher bien loin, l’histoire des Etats-Unis nous en fournit l’explication : la nation américaine a été fondée par des pionniers, les puritains britanniques, qui fuirent la Great Persecution dont ils étaient victimes au 17ème siècle. D’où l’éternelle mentalité d’assiégés que les gouvernants américains prennent soin de raviver dans le peuple américain afin de justifier les guerres successives censées chasser du pouvoir des « tyrans » étrangers qui auraient représenté une menace directe pour « l’Amérique » et ses valeurs (hier Saddam Hussein ou les patriotes serbes et demain Mahmoud Amadinejad). (…)

    La seule ambition des Européens vis-à-vis des Etats-Unis devrait être d’en finir avec la tutelle diplomatique et commerciale du « grand frère » américain ; la constitution d’une Europe-puissance, de Lisbonne à Moscou (qui devrait redonner confiance en l’Europe aux pays de l’est) ; le retour à la souveraineté du politique sur le libre-échange et donc la mise en place d’un protectionnisme européen ; l’affirmation sans faille d’une Europe chrétienne : plutôt les Serbes que l’islam turc ou le protectorat américain, soit les nôtres avant les autres !

    Par conséquent, pour nous autres patriotes européens, John Mac Cain ou Barack Obama c’est the same shit as usual comme diraient nos amis américains.


    La première des vertus

    6 décembre 2009

    Même à la fin de la République, l’idéal du citoyen survit, non l’idéal grec de l’exploit individuel, comme l’accomplit Achille, mais celui du service commun. (…) Le citoyen romain apprend de son père que son devoir consiste à sauver la patrie. (…) Un père se doit d’abord de transmettre à son fils les valeurs essentielles qui caractérisent l’identité romaine (…) en outre, de tenir compte de l’intérêt de la patrie en premier lieu, ensuite de ses parents, enfin, et en dernier, du sien propre [Lucilius, vers 1145-1151 et 1199].

    Jean-Noël Robert, Rome, la gloire et la liberté - Aux sources de l’identité européenne (2008)

    Acheter l’intégrale de la série Rome


    Mettre au point une nouvelle économie, c’est possible

    5 décembre 2009

    Nous devons nous libérer de la vieille philosophie du “contrat”, héritée du libéralisme du XIXème siècle, selon laquelle la société n’aurait pour but que de permettre à chaque individu de produire et de consommer toujours plus. Si la technoscience et le marché restaient aveuglément libres, lâchés comme deux Golems dans une société individualiste ne connaissant que le contrat, alors chaque acteur économique - chaque groupe d’intérêts - pourrait contribuer à l’épuisement de la biosphère. (…) La consommation de masse toujours croissante, impulsée par une hypnose publicitaire visant à créer des besoins superflus pour faire tourner toujours plus fort la machine du productivisme industriel, alors ce modèle - cause de la crise écologique - ne va plus fonctionner longtemps. (…) Le pétrole va devenir de plus en plus cher (…) Aucune énergie de substitution ne pourra remplacer le pétrole (…) La fin de l’énergie bon marché, c’est la fin de la croissance économique indéfinie, la fin du productivisme industriel, la fin de l’Union européenne libre-échangiste, la fin de l’aviation commerciale de masse, la fin de la grande distribution ! Au total : la fin de la façon de vivre actuelle dans les pays riches. (…) Changer le modèle économique global ? C’est de cela qu’il s’agit, si l’on veut être à la hauteur de l’enjeu : inventer un art de “vivre autrement, donc mieux” (non de vivre “moins”) ; mettre au point une économie relocalisée, décentralisée, autosuffisante par la décroissance de la consommation de matières et d’énergie.

    Patrice de Plunkett, revue Résurrection n°132-133 (juillet à octobre 2009)