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    L’esprit du camp

    6 juillet 2010

    En vue du prochain camp identitaire qui se déroulera en Bretagne du 16 au 21 août prochain, nous republions ce texte de Frank Lancier datant de 2009.

    Pour chaque militant identitaire, il y a toujours un avant et un après camp d’été. Je rassure ceux qui souhaiteraient venir à ce camp, il n’y a pas de lobotomisation ni de séance d’hypnose destinées à inculquer la doxa identitaire. Cet après camp se caractérise par trois choses manquantes dans notre société en fin de cycle : la liberté, la communauté et la simplicité.

    La communauté, c’est une notion que l’on découvre pendant cette semaine de camp. Vivre avec une cinquantaine de personnes, filles et garçons, ayant les valeurs, les mêmes envies et les mêmes buts donnent un sentiment de plénitude, de joie au quotidien que l’on ne retrouve pas dans nos villes cosmopolites. Chacun de nous trouve facilement sa place dans cette communauté. D’ailleurs, il n’y a jamais eu véritablement d’animosités entre nous, les querelles de Gaulois sont laissées au placard, chacun faisant fi des maladresses pour ne s’attarder que sur la solidarité qui nous unit. On est loin du repli sur soi, les nouveaux militants sont accueillis dignement et deviennent rapidement, s’ils en ont la volonté, des membres à part entière de ce clan. Pour le devenir, il faut se sentir un homme ou une femme libre.

    Car chez nous, il n’y a pas d’endoctrinement, notre chemin est bien loin de ce concept ô combien totalitaire de nos républiques. En ennemi d’un système qui souhaite nous détruire, nous connaissons trop bien le prix de la liberté, pour en priver les membres de notre communauté. La première des libertés c’est de pouvoir vivre son identité sans apparaître au mieux comme un risible farfelu ou au pire comme un méchant spécimen attardé à une certaine période de l’histoire. Je ne me suis jamais senti aussi libre que durant un camp, loin de cette prison dorée que l’on appelle notre société. Car cette liberté d’être en harmonie avec la nature, demande un sacrifice, celui de vouloir vivre de manière simple au sein de notre communauté.

    Et cette simplicité dans notre quotidien, on l’acquiert très vite. J’ai été étonné comment, gone de la ville, je pouvais me dépouiller de mes accessoires inutiles (télévision, téléphone, portables, vêtement de marque), pour ne garder que l’essentiel. Ce régime du superflu se fait sans y crier gare, rien n’est imposé mais tout se fait naturellement. Et l’on comprend mieux pourquoi cette société de consommation s’échine à détruire nos communautés tout en réduisant nos libertés fondamentales. Car un homme libre et enraciné n’a pas besoin de consommer, il n’a pas besoin du superflu de nos centres commerciaux, il n’a pas besoin d’avoir, il lui suffit d’être, de vivre son identité.

    Le camp de ce mois d’août n’attend plus que vous. Pour vous aussi, il y aura un avant et un après. Et il se peut bien que ces sensations que vous aurez éprouvées vous changent à jamais.

    Frank Lancier


    17 ans toute la vie

    5 juin 2010

    Combien sont-ils ? Mille, deux mille, peut être davantage… Ils ont entre 16 et 25 ans,  accompagnés de quelques « anciens » noyés dans cette marée de jeunesse…

    Des milliers de cœurs, une seule bannière… celle qui unit en un même lumineux symbole la fierté patriotique, l’aspiration à la justice sociale et la poésie futuriste !

    La foule est compacte, bruyante, sûre d’elle, de sa cohésion, de sa force. Les chants et les slogans s’élèvent de la chaleur vibrante non pas du troupeau comme diraient les cyniques mais de la communauté.

    En face, les éternelles gueules de raies de la contestation officielle et subventionnée, les intermiteux du spectacle révolutionnaire, bien crasseux, bien drogués, bien piercés, bien dreadlockés… On ne change pas une esthétique qui perd.

    Maintenus à distance par un cordon de policiers, il pourront ainsi affirmer, sur leurs farouches cyber-forums, que la maréchaussée complice des fascistes les as empêchés d’attaquer et de disperser vaillamment les hordes de la haine, bien qu’ils aient du mal, passés dix heures du matin,  à se tenir debout plus de vingt minutes et que leur dernier exploit « guerrier » consista à se mettre à plus de cent pour lyncher à coups de barres de fer, de chaînes et de manches de pioches une poignée d’étudiants désarmés effectuant un collage.

    D’un seul coup d’œil, l’observateur le moins engagé peut constater- même si cela lui déplaît ou même l’horrifie- de quel côté se situent la ferveur, la passion, l’amour et l’espoir !

    Bien sûr beaucoup de ces jeunes âmes exaltées renonceront, seront rattrapées par la lèpre de l’esprit bourgeois, deviendront notaires ou publicitaires, troqueront le cuir contre le costume cravate et seront lentement digérés par le système, comme tant de leurs aînés. Mais une poignée maintiendra la flamme. Quelques dizaines de ces jeunes gens ne renieront jamais les idéaux qui valent tellement plus que le confort aseptisé et veule qu’on leur présente comme but ultime de l’existence, ils continueront à croire que c’est l’engament au service des autres et de la cité qui donne sa dignité à l’homme et traverseront la vie, malgré ses difficultés et ses aléas, avec le même visage ferme, souriant et décidé qu’aujourd’hui… Ceux là auront 17 ans toute leur vie !

    Lu sur le net.


    Chiapas mexicain et rebelles européens : la même stratégie

    31 mai 2010

    Non seulement il s’agit d’une « conception incluante, anti-avant-gardiste et collective » qui cesse de se focaliser sur « le problème de L’organisation, LA méthode, LE chef » mais d’un changement de perspective qui considère non plus la conquête du pouvoir mais quelque chose d’antérieur à cela : « il s’agit de parvenir à construire l’antichambre du monde nouveau (…) Nous ne proposons pas une révolution orthodoxe mais quelque chose de beaucoup plus difficile : une révolution qui rende possible la révolution » (…) Ce que de telles formulations suggèrent, ce n’est pas le renoncement à l’utopie mais l’abandon de la croyance en un événement inéluctable et messianique, conduisant à un monde planifié par anticipation et entièrement connu d’avance.

    Jérôme Baschet, La Rébellion zapatiste, 2002


    Leçon de militantisme

    29 avril 2010


    Le devoir de sérieux

    25 avril 2010

    Être militant identitaire, ce n’est pas une posture. Ce n’est pas une simple affirmation sans preuve qui permet de se sentir « différent » tout en vivant et en agissant exactement comme tous les autres. Ce n’est donc pas l’une de ses innombrables expressions néo-tribales – faites de panoplies, de mots de passe et de clins d’œil – qui ne sont au fond que des micro-appartenances factices permettant à bon compte de se distinguer de la masse et d’accéder à une « originalité » (positive ou négative) qui est le fantasme absolu de la modernité.

    Être militant identitaire, c’est – ou plutôt ce devrait être – avant tout une exigence. Une exigence en premier lieu vis-à-vis de soi-même. Oh, rien de gigantesque, rien de furieusement clinquant ni d’outrageusement bruyant… pas de grandes gestes pompeusement héroïques ni de coruscantes mises en scène alambiquées… juste une exigence d’amour, de volonté, de travail, de rigueur, d’enthousiasme et d’énergie. En un mot : de sérieux. Bien sûr tout cela dans la mesure de ses « forces », de ses « aptitudes » et de ses « possibilités » mais au maximum de celles-ci et non en se prévalant sans cesse de difficultés pratiques et d’incapacités matérielles qui justifient l’inaction mais ne tarissent curieusement pas pour autant les discours et les prétentions.

    Lorsque l’on veut vraiment et que l’on croit profondément, on trouve toujours le temps – surtout à l’ère des 35 heures et de la civilisation des loisirs – de faire les choses, petites ou grandes, qui nourrissent et promeuvent la cause. Rappeler un tel truisme peut paraître enfantin et un peu ridicule mais c’est pourtant fondamental en ces temps de dilettantisme et d’auto-justification permanente.

    Du collage de timbres à la vente à la criée en passant par la gestion de fichiers d’adhérents, la réalisation d’images de propagande, la rédaction de brèves d’informations ou le démarchage de kiosquiers pour diffuser notre presse, rien n’est dérisoire, rien n’est inutile si ces actions sont réalisées consciencieusement, avec continuité, régularité et sérieux.

    Car être militant identitaire ce n’est pas non plus adopter une position d’attentisme apocalyptique ou de prédication grandiloquente mais adhérer à une vision globale, à un projet cohérent, radical et raisonnable (raisonnable parce que radical, car à l’heure des grands dangers et des grands défis il n’est de réalisme que révolutionnaire…) et s’atteler quotidiennement (tâche à la fois humble et immense, ingrate et valorisante…) à la construction d’une vie cohérente avec ses aspirations proclamées.

    Être militant identitaire ce n’est dons pas dire « oui » quand on pense « peut-être », ce n’est pas prétendre mais prouver, ce n’est pas espérer mais agir pour l’espérance.

    Dis-moi ce que tu donnes, je te dirais ce que tu es. Travailler, même modestement, même discrètement, mais avec sérieux. Ou se taire.

    Source : Les jeunes identitaires niçois de Jouinessa


    Nous reviendrons Europe, nous te le promettons…

    7 avril 2010


    On tour : Florence

    31 mars 2010


    Sur les murs !

    20 février 2010


    Les plus hauts sommets ne nous font pas peur

    15 janvier 2010


    Représente le clan où que tu sois

    8 janvier 2010