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    Ici comme ailleurs, l’immigration n’enrichit que les patrons

    6 janvier 2009


    Pour une économie qui préserve la qualité de l’homme

    4 janvier 2009

    Que de patience, que de soins, de soucis et de peines suppose la mise en valeur de certains cantons du pays à la fois très précieux et très âpres. Les vignerons des Côtes du Rhône cultivent parfois des pieds de vigne disséminés dans des creux de rochers haut placés. il faut les soigner un à un, porter à dos d’homme des hottes de terre et d’engrais.

    Cependant le travail change de caractère. Le temps ne comptait pas jadis. L’énergie (mécanique) comptait. Les procédés étaient de tradition. Il y avait quantité de secrets et de tours qui se passaient de maître en compagnon; de père en fils, du cédant au concessionnaire. Point de technique organisée et générale. Point de fabrication série. On peut se demander si la machine ne va pas altérer les vertus humaines que l’obligation d’employer la vigueur, l’adresse, l’attention, la constance, avait cultivées ? (…) C’est donc ici que germe et que perce le problème capital de la qualité de l’homme de demain.

    Il importe donc de reconnaître et de faire connaître les vertus spécifiques de ces artisans de qualité, car il importe que les progrès matériels de l’avenir, loin de réduire ou de déprimer l’individu, puissent, au contraire, servir à l’exalter. Il importe que dans un monde supérieurement exploité, équipé, organisé, (…) une forme transfigurée du travail personnel se déclare et se développe – de laquelle le travail de nos praticiens et ouvriers les plus habiles et les plus consciencieux aura été l’origine simple et vénérable.

    Paul Valéry, Regards sur le monde actuel


    Made in China : les ravages de la mondialisation sur notre santé

    9 décembre 2008
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    Nos magasins en sont pleins: du concentré de tomate aux champignons déshydratés en passant par les fraises et les asperges, sans oublier les yaourts, les confitures ou les plats cuisinés… Les produits alimentaires chinois ont envahi le marché et réveillé de légitimes peurs après le scandale du lait à la mélamine qui a éclaté il y a quelques semaines. Le chiffre peut faire peur : depuis le début de l’année, le Réseau d’alerte rapide européen (Rassf) a recensé 432 produits alimentaires jugés dangereux provenant de Chine continentale. En 2007, le même organisme en avait comptabilisé 355. De fait, alors même que plusieurs affaires largement médiatisées sont venues secouer nos consciences de consommateur, le nombre de produits chinois importé et réputés nocifs pour notre santé, n’a pas reculé. Et ce malgré les efforts des dirigeants chinois qui disent prendre très au sérieux le problème de la sécurité alimentaire. Et l’Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments vient d’ouvrir des bureaux en Chine pour y renforcer les contrôles.

    Il est vrai que le constat est déplorable. Toujours plus de produits nous arrivent de Chine, et un contrôle systématique se révèle impossible. (…) il y a longtemps qu’on avait décelé des colorants interdits dans des sauces ou dans des gâteaux de riz, des moisissures cancérigènes sur des fruits secs, des antibiotiques dans du miel, du mercure sur des anguilles ou des stocks de nouilles incluant des OGM. (…)  Premier producteur agricole du monde, la Chine a vu ses exportations vers la France bondir de 44 % en deux ans. Une expansion qui concerne d’abord les produits de première transformation. Mais la source d’insécurité alimentaire, c’est surtout la pollution de l’eau avec des pesticides interdits en Europe.
    Lire la suite dans La dépêche (27/11/2008)

    Crise globale – solutions locales

    8 novembre 2008

    philippevardon.gif« Joli coup de bourse, joli temps de crise » comme le chantait si bien le groupe IDF. Joli car ouvrant de vastes perspectives*…

    D’une crise financière nous sommes passés à une crise économique généralisée, puis désormais nous voyons les prémices d’une crise sociale (ce ne sont pas les ouvriers des usines Renault et Peugeot mis au chômage pour quelques semaines alors que les usines hors de l’Union Européenne continuent à tourner à plein régime qui me contrediront). Et ensuite ? Une crise politique ? C’est envisageable. Et puis ? Et puis l’inconnu. Aucun de nous n’est devin, même si les théories de convergence des catastrophes semblent de plus en plus coller aux événements. Quoi qu’il en soit, à notre niveau il nous appartient d’être les plus forts possibles pour peser. Politiquement, économiquement, socialement, ou autrement.

    Je discutais il y a quelques jours avec un voisin de ce « joli temps de crise ». Passé le premier échange de banalités, nous arrivâmes à des considérations plus concrètes. Je lui expliquais alors que si la situation venait à empirer j’aurais moins de soucis à me faire que lui. Devant son étonnement, j’entrepris de lui démontrer ce qu’était une communauté, signifiant au passage que mon engagement politique ne me « rapportait  » pas que quelques milliers de suffrages ou quelques milliers d’euros d’amende mais un véritable réseau d’entraide et de solidarité. En gros, si demain mon entreprise venait à fermer je ne pourrais certes plus payer mon loyer, mais les huissiers venant me déloger se trouveraient confronter à une chaîne humaine de plusieurs dizaines de camarades leur barrant l’accès. J’ai eu le sentiment que mon explication suscitait davantage d’intérêt que les multiples autres conversations politiques que nous avions pu partager auparavant. Et si finalement c’était les situations qui achevaient de convaincre davantage que les argumentations ?

    Passée cette anecdote, il n’en est pas moins évident que les nouveaux enjeux qui se dégagent peu à peu font aussi naître de nouveaux clivages. Et la lutte identitaire, prise dans sa dimension la plus profonde, en tant que vision du monde, se retrouve placée au cœur de tout cela, offrant de véritables réponses à cette crise globale.

    Face à la crise de la spéculation, Yves Cochet, député parisien des Verts, vient d’émettre une réponse étonnante.

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