Traditionnellement, on ne chante que le premier, le second et le septième couplet.
Nous ajoutons ici le troisième couplet car celui-ci fait du Coupo Santo un chant identitaire de référence (dans la vidéo ci-dessus, on chante le quatrième couplet à la place). Un appel au réveil de nos identités séculaires, au retour à nos racines, un appel à la prise de conscience identitaire. Et par dessus tout : un appel à rebâtir nos patries charnelles minées par le jacobinisme, la mondialisation et l’immigration-invasion. On comprend qu’un tel chant populaire au 19ème siècle soit devenu aussi subversif dans les années 2000… Les régionalistes d’extrême gauche (l’alliance de la carpe et du lapin) boycottent ce couplet sulfureux. A nous de redonner tout son sens au Coupo Santo.
Le refrain est chanté entre chaque couplet. Le Coupo Santo ne s’applaudit pas.
Couplet n°1 :
Prouvençau, veici la Coupo
Que nous vèn di Catalan ;
A-de-rèng beguen en troupo
Lou vin pur de noste plant.
Refrain :
Coupo Santo
E versanto
Vuejo à plen bord
Vuejo abord
Lis estrambord
E l’enavans di fort !
Couplet n°2 :
D’un vièi pople fièr e libre
Sian bessai la finicioun ;
E, se toumbon li Felibre
Toumbara nosto nacioun.
Refrain
Couplet n°3 :
D’uno raço que regreio
Sian bessai li proumié gréu ;
Sian bessai de la patrìo
Li cepoun emai li priéu.
Refrain
Couplet n°7 :
Pèr la glòri dóu terraire
Vautre enfin que sias counsènt
Catalan, de liuen, o fraire,
Coumunien tóutis ensèn !
PARIS (NOVOpress) – Le rap français est incontestablement le relais médiatique de la « culture racaille » : culte américain de la réussite façon get rich or die tryin, communautarisme ethnique, haine de la police et de la France sous l’alibi du désespoir social, etc. Et perçu comme tel par la majorité des Français. Le rap, c’est « leur » musique. Le défouloir « artistique » des Chances-pour-la-France. Prenant acte de cet état de fait, les autorités publiques (écoles, mairies, associations, etc.) encouragent l’expression des états d’âmes juvéniles via le rap, espérant y trouver un moyen de canaliser la violence des « racailles », de calmer leurs ardeurs par les douces mélopées de l’art de rue. Et ainsi, de favoriser « l’intégration ». Mais on n’intègre pas des jeunes « qui ont la haine » avec ce qui avait été, jusque là, le moyen d’exprimer cette haine. Alors toutes ces initiatives citoyennes, qui ne peuvent pas concurrencer l’industrie musicale du rap haineux et ses relais télévisuels (car la « haine », c’est un créneau vendeur), n’ont évidemment pas porté le moindre fruit.
Le rap est le miroir de l’échec de l’intégration des populations afro-musulmanes.
Voila une version pour le moins étonnante mais ô combien réjouissante de l’hymne de la Provence, le Coupo Santo ! Par le groupe Galderia. Pour écouter la chanson, cliquez ici (clic-droit puis « enregistrer la cible sous » pour télécharger sur votre ordinateur). Retrouvez également le Coupo Santo de Galderia sur Radio 973.
Sara Forestier, l’actrice du film Hell (2006), qui relatait la descente aux enfers d’une jeune bourgeoise parisienne en quête de sensations fortes, a dénoncé dans l’émission FOG (le 12/12/08 sur France 5) la « mode de la défonce » au cannabis qui « détruit » notre jeunesse. L’attitude du pseudo-comique qui lui sert d’interlocuteur traduit une prise de conscience douloureuse pour la génération 68 : il y a aujourd’hui une part non-négligeable de la jeunesse qui rejette la « morale » dégénérée de leurs parents et aïeux soixante-huitards (mais celle-ci n’a pas besoin de bloquer des lycées ni de caillasser des flics pour se faire entendre). Cruel aveu d’échec pour ces derniers… Attention, la meilleure des jeunesses est en marche !