
Communiqué du 24/5/2010 – « L’OM champion de France 2010 : la fierté de quel « peuple » ? »
L’Olympique de Marseille vient d’être sacré champion de France 2010. Nous n’avons pas vraiment l’habitude de commenter l’actualité sportive chez Recounquista. Et pour cause : entre le Rugby Club Toulonnais, qui s’est senti obligé d’importer des All-Blacks dans ses effectifs et de dessiner de jolis tatouages tribaux maoris sur son blason (manque de bol, ce porte-bonheur exotique n’a pas l’air de fonctionner), et l’Olympique de Marseille, dont les tribunes vibrent aux couleurs de l’Algérie et interdisent le drapeau français en son sein, on ne peut s’empêcher d’être un peu mal à l’aise en évoquant le sport local…
Alors, en voyant la couverture du hors-série de La Provence consacrée à l’OM, qui évoque « la fierté d’un peuple », où l’on ne distingue qu’un ou deux Blancs parmi les joueurs victorieux – portant un maillot aux couleurs symboliques de l’Afrique, on se pose la question suivante : de quel peuple parle t-on ? L’OM, et c’est la pente que tend à prendre le rugby, bien que quelque peu épargné pour le moment, est à l’image des clubs français et européen : vendu au capitalisme mondialisé et à ses fausses valeurs bénies-oui-oui de tolérance et de vivre-ensemble, mais vrais arguments commerciaux en direction des jeunes « Marseillais de branche ». Quel point commun y a t-il entre un Marseillais de souche, qu’il soit pêcheur ou commerçant, et les racailles qui ont gâché la fête dans les rues de Marseille récemment ? Quel est ce « peuple marseillais » ? Que restera t-il du « peuple marseillais » quand celui-ci sera composé à 99%, et demain 100%, de femmes voilées, de cagoles africanisées et de dealers maghrébins ? Le vrai Marseillais, lui, est-il à la fête quand le supposé « peuple marseillais », en liesse, saccage ses vitrines ou incendie son bâteau, son gagne-pain ? Le « peuple marseillais », le vrai, pas la caricature braillarde qui fait vendre des CD, rire les touristes parisiens et sourire les présentatrices du JT, lui, ne peut avoir qu’une sérieuse sensation de dégoût à l’observation d’une ville tellement ravagée par l’immigration-invasion qu’il ne lui reste plus qu’une équipe de foot de Marseille, tout sauf marseillaise, pour illustrer vaguement un semblant d’identité locale. Le sport, c’est tout ce qu’il reste à ces villes qui perdent lentement mais sûrement leur identité (en plus de leur sécurité). Le sport, opium du peuple.
Le sport, quand il n’est plus qu’un vaste champ de bataille entre mercenaires multiethniques aux voitures de sport rutilantes, se résume à une drogue faisant naître dans l’esprit des supporters des hallucinations patriotiques. Le sport est l’illustration parfaite de l’américanisation des sociétés européennes : il n’y a jamais eu autant de ferveur patriotique locale et de drapeaux français dans l’enceinte du Stade de France – quand les Black-Bleus-Beurs jouent – qu’à une époque où la plupart des joueurs stars se foutent franchement de la nation qu’ils représentent sur le terrain, pourvu que leur salaire mensuel soit assez conséquent pour leur permettre de finir aux putes entre deux de leurs cinq prières quotidiennes… L’hypocrisie et les faux sourires comme caractéristique première du monde du sport : trait culturel typique de la société américaine, où l’on jure sur la Bible de « dire toute la vérité, rien que la vérité », tout en s’offusquant d’un bout de sein montré à la télévision, alors que les Etats-Unis sont la première industrie pornographique du monde et qu’on peut s’y marier avec la première prostituée venue dans une vraie fausse chapelle rose bonbon de Las Vegas. Américanisation, mondialisation, africanisation, islamisation… Le sport révèle à la puissance 1000 et sans cryptage les maux qui rongent le Vieux Continent.
Alors, nous nous réjouirons de la victoire de l’OM, comme de celles du RCT, quand l’un et l’autre seront des clubs composés de véritables joueurs, et pas de mercenaires, qui portent les couleurs de leur ville, et pas d’un bled idéalisé où on ne les aime que tant qu’ils y reviennent avec des écrans plasma sous le bras, et qui sont portés par des équipes dirigeantes amoureuses du sport (le Vrai, le Beau, le Juste), et non par des requins du capitalisme mondialisé. En somme, nous nous réjouirons des victoires de l’OM quand cette équipe représentera véritablement Marseille et son âme de cité provençale et européenne.
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RECOUNQUISTA – Les jeunes Identitaires de Provence
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