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    « Il s’agit de refaire un peuple » – Génération Mistral !

    28 août 2011

    Messieurs, ne l’oubliez pas : l’amour de la patrie n’est pas le résultat d’une opinion, d’un décret ou d’une mode. Le grand patriotisme nait de l’attachement que l’on a pour son endroit (…) pour sa famille, et les meilleurs soldats, croyez-le, ne sont pas ceux qui chantent et qui brament après avoir bu : ce sont ceux qui pleurent en quittant leur maison. Par conséquent, Messieurs, si nous voulons relever notre pauvre patrie, relevons ce qui fait croître les patriotes : la religion, les traditions, la mémoire nationale, la vieille langue du pays, et cité après cité, province après province, rivalisons d’étude, de travail et d’honneur pour célébrer diversement le nom de France.

    Frédéric Mistral, discours aux Jeux floraux de Montpellier, 1875 (Ecrits politiques, 1989)

    Par leurs actions d’éveilleurs de peuple, des Maisons de l’Identité aux camps d’été en passant par des initiatives en tout genre, les jeunes identitaires des quatre coins de France et de Suisse empruntent la voie tracée par le poète provençal : par la conquête des esprits, nous relevons nos patries en fortifiant le terreau qui favorise le développement d’un certain type d’homme, les patriotes, les enracinés. En effet, pour sauver et conduire la civilisation européenne, c’est la valeur des hommes dévoués à cette tâche qui importe, et non une mécanique institutionnelle ou économique précise. Ce qui vérole nos sociétés européennes, c’est, plus que le libre-échange destructeur ou le jacobinisme bruxellois, la médiocrité d’âme des élites et des faiseurs d’opinion qui ont mis en place ces systèmes : rétablir un ordre social harmonieux tout en maintenant en son sommet les hommes et femmes corrompus qui sont responsables de son délitement, c’est conserver les conditions d’une rechute à venir… N’oublions jamais que les sociétés pourrissent d’abord par la tête ; en conséquence, à nous d’incarner les espoirs de demain et le type d’homme qui les porte. De facto, nous pensons comme Frédéric Mistral qu’« il ne s’agit pas ici de faire une majorité électorale, il s’agit de refaire un peuple » (1882). Pour nous, c’est Métapolitique d’abord !

    Nous sommes la génération Mistral.


    Machiavel l’Européen (éditorial de la NRH n°53)

    9 avril 2011

    Son nom lui a joué des tours. C’est en effet peu flatteur d’être qualifié de «machiavélique». On voit aussitôt se dessiner un soupçon de violence madrée et de fourberie. Et pourtant ce qui avait conduit Machiavel à écrire le plus célèbre et le plus scandaleux de ses essais, Le Prince, était le souci de sa patrie, l’Italie. En son temps, dans les premières années du XVIe siècle, il était d’ailleurs bien le seul à se soucier de cette entité géographique. On était alors pour Naples, Gènes, Rome, Florence, Milan ou Venise, mais personne ne pensait à l’Italie. Il faudra pour cela attendre encore trois bons siècles. Ce qui prouve qu’il ne faut jamais désespérer de rien. Les prophètes prêchent toujours dans le désert des esprits avant que leurs rêves ne rencontrent l’attente imprévisible des peuples.

    Né à Florence en 1469, mort en 1527, Nicolas Machiavel était une sorte de haut fonctionnaire et de diplomate. Ses missions l’initièrent à la grande politique de son temps. Ce qu’il y apprit fit souffrir son patriotisme, l’incitant à réfléchir sur l’art de conduire les affaires publiques. La vie l’avait placé à l’école de bouleversements majeurs. Il avait 23 ans quand mourut Laurent le Magnifique en 1492. La même année, Alexandre VI Borgia devint pape. D’un de ses fils, César (en ce temps-là, les papes n’étaient pas toujours chastes), il fit provisoirement un très jeune cardinal, puis un duc de Valentinois grâce au roi de France. Ce César, que tenaillait une terrible ambition, ne sera jamais regardant sur les moyens. En dépit de ses échecs, sa fougue fascina Machiavel.

    Mais j’anticipe. En 1494, survint un événement immense qui allait bouleverser pour longtemps l’Italie. Charles VIII, jeune et ambitieux roi de France, effectua sa fameuse « descente », autrement dit une tentative de conquête qui bouscula l’équilibre de la péninsule. Après avoir été bien reçu à Florence, Rome et Naples, Charles VIII rencontra ensuite des résistances et dut se replier, laissant un joli chaos. Ce n’était pas fini. Son cousin et successeur, Charles XII, récidiva en 1500, cette fois pour plus longtemps, en attendant que survienne François Ier. Entre-temps, Florence avait sombré dans la guerre civile et l’Italie avait été dévastée par des condottières avides de butin.

    Atterré, Machiavel observait les dégâts. Il s’indignait de l’impuissance des Italiens. De ses réflexions naquit Le Prince, célèbre traité politique écrit à la faveur d’une disgrâce. L’argumentation, d’une logique imparable, vise à obtenir l’adhésion du lecteur. La méthode est historique. Elle repose sur la confrontation entre le passé et le présent. Machiavel dit sa conviction que les hommes et les choses ne changent pas. Il continue à parler aux Européens que nous sommes.

    À la façon des Anciens – ses modèles – il croit que la Fortune (le hasard), figurée par une femme en équilibre sur une roue instable, arbitre la moitié des actions humaines. Mais elle laisse, dit-il, l’autre moitié gouvernée par la virtus (qualité virile d’audace et d’énergie). Aux hommes d’action qu’il appelle de ses vœux, Machiavel enseigne les moyens de bien gouverner. Symbolisée par le lion, la force est le premier de ces moyens pour conquérir ou maintenir un Etat. Mais il faut y adjoindre la ruse du renard. En réalité, il faut être à la fois lion et renard. « Il faut être renard pour éviter les pièges et lion pour effrayer les loups » (Le Prince, ch. 18). D’où l’éloge, dépourvu de tout préjugé moral, qu’il fait du pape Alexandre VI Borgia qui « ne fit jamais autre chose, ne pensa jamais à autre chose qu’à tromper les gens et trouva toujours matière à pouvoir le faire » (Le Prince, ch. 18). Cependant, c’est dans le fils de ce curieux pape, César Borgia, que Machiavel voyait l’incarnation du Prince selon ses vœux, capable « de vaincre ou par force ou par ruse » (Ibid. ch. 7).

    Mis à l’Index, accusé d’impiété et d’athéisme, Machiavel avait en réalité vis-à-vis de la religion une attitude complexe. Certainement pas dévot, il se plie cependant aux usages. Dans son Discours sur la première décade de Tite-Live, tirant les enseignements de l’histoire antique, il s’interroge sur la religion qui conviendrait le mieux à la bonne santé de l’Etat : « Notre religion a placé le bien suprême dans l’humilité et le mépris des choses humaines. L’autre [la religion romaine] le plaçait dans la grandeur d’âme, la force du corps et toutes les autres choses aptes à rendre les hommes forts. Si notre religion exige que l’on ait de la force, elle veut que l’on soit plus apte à la souffrance qu’à des choses fortes. Cette façon de vivre semble donc avoir affaibli le monde et l’avoir donné en proie aux scélérats » (Discours, livre II, ch. 2). Machiavel ne se risque pas à une réflexion religieuse, mais seulement à une réflexion politique sur la religion, concluant cependant : « Je préfère ma patrie à mon âme ».

    Dominique Venner

    Site Internet de Dominique Venner
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    Si vous voulez qu’il ait le culte de la grande patrie…

    30 décembre 2010

    Le culte du clocher, loin d’exclure les sentiments confraternels chez les individus d’une même nation, développe au contraire le patriotisme commun. On aime, non des mots, mais des choses. L’homme a besoin de concrétiser ses affections et vous lui ferez difficilement accepter l’idée sans l’image ; il lui faut un emblème, une croix, un drapeau ; si vous voulez qu’il ait le culte de la grande patrie, faites qu’il ait d’abord le respect de la petite ; le village ou la cité deviendra pour lui l’image réduite de la nation et vous le verrez employer autant d’acharnement à sauvegarder le sol national qu’il en mettrait à défendre les terres de sa commune.

    La famille est le fondement de la cité ; la cité est la base de l’Etat ; les affections filiales et fraternelles engendrent les devoirs envers la tribu d’où naissent, plus purs et plus grands, parce qu’ils sont moins intéressés, les sentiments envers la patrie.

    Albéric Cahuet, journaliste et écrivain français disparu en 1942, L’action sociale du Félibrige (conférence donnée le 21 août 1897 au théâtre d’Ussel, Limousin)


    Être homme, c’est être de quelque part

    18 septembre 2010

    L’individualisme moderne avait prétendu faire de l’homme un être autonome, autosuffisant, libre de toute attache cosmique, ethnique et même sexuée, un égal parmi les égaux. On a vu ! Ayant perdu la protection rassurante des anciennes communautés et des anciennes croyances, l’individu roi est tôt ou tard saisi par l’effroi du vide et par l’angoisse. Il se réfugie alors dans les stupéfiants de la consommation et l’hypertrophie d’un moi asservi à ses désirs (…) a contrario être homme, c’est être de quelque part, appartenir à une lignée, à une tradition, parler et penser dans une langue antérieure à toute mémoire, que l’on reçoit à son insu et qui forme la perception de façon définitive. Être homme, c’est habiter un monde et s’y enraciner. Nos racines, nos liens ancestraux, ceux de la culture et des valeurs nous font hommes et femmes réels, liés à la nature, héritiers sans mérite, dotés d’une identité, même quand nous la refusons.

    Pour tout homme non dénaturé, le centre du monde est son pays, c’est-à-dire un territoire, un peuple, une histoire, une culture et des représentations à nuls autre comparable ou réductibles. Ce pays est l’effet d’un choix pour celui qui est déchiré entre plusieurs origines. Maurice Barrès, chantre de l’enracinement, était de famille auvergnate, mais il s’est voulu lorrain. (…) qui sommes-nous ? A cette question éternelle, les hommes et les peuples répondent par ce qui compte le plus pour eux. « Ils se définissent en termes de lignage, de religion, de langue, d’histoire et de valeurs.»*

    Dominique Venner, Histoire et tradition des Européens – 30 000 ans d’identité (2009)

    *Samuel Huntington

    « De ce livre, on sort changé. Il répond dans un esprit neuf aux questions que se pose notre époque. Qu’est-ce qu’un Français ? Qu’est-ce qu’un Européen ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? » (extrait du quatrième de couverture)

    Lire la chronique du livre


    Urous anniversàr Frederi !

    12 septembre 2010

    Mercredi 8 septembre dernier, l’on fêtait l’anniversaire de Frédéric Mistral, grand initiateur du réveil identitaire au 19ème siècle, poète et artisan de la renaissance de la langue provençale, dont l’œuvre phare, Mirèio (1859), lui valut le Prix Nobel et l’admiration des plus grands poètes de l’époque. Lamartine : « Je vais vous raconter, aujourd’hui, une bonne nouvelle ! Un grand poète épique est né. (…) Un vrai poète homérique, en ce temps-ci ; (…) Oui, ton poème épique est un chef d’œuvre ; (…) le parfum de ton livre ne s’évaporera pas en mille ans. »

    Parce qu’il n’a cessé de lancer des appels au réveil des consciences et que son message était tout spécialement destiné à la jeunesse, Mistral est une source d’inspiration permanente pour les jeunes identitaires de Provence.

    Le 9 septembre 1886, dans un discours célèbre, Mistral a résumé l’essentiel de notre combat :

    Voulèn que noste pople, en-liogo de groupi dins l’ignourènço de sa propro istòri, de sa grandour passado, de sa persounalita, aprengue enfin si titre de noublesso, aprengue que si paire se soun counsidera toujour coume uno raço, aprengue qu’an sachu, nòsti vièi prouvençau, viéure sèmpre en ome libre, e toustèms se defèndre coume tau : à Marsiho, autre-tèms, contro la Roumo de Cesar : dins lis Aliscamp d’Arle, à la Gardo-Freinet, contro li Sarrasin ; à Toulouso, à Beziés, à Bèu-Caire, en Avignoun, contro li faus crousa de Simoun de Mount-fort ; à Marsiho, à Frejus, à Touloun, e pertout, contro li lansquenet de l’emperaire Carle-Quint. (…) Pople valènt, vaqui ço que voulèn t’aprene : à pas rougi, davans degun, coume un vincu, à pas rougi de toun istòri, à pas rougi de ta patrìo, à pas rougi de ta naturo, à reprene toun rèng, toun premié rèng entre li pople dóu Miejour… E quand chasco Prouvènço, e chasco Catalougno, aura d’aquelo sorto recounquist soun ounour, veirés que nòsti vilo redevendran ciéuta ; e mounte noun i’a plus qu’uno póusso prouvincialo, veirés naisse lis art, veirés crèisse li letro, veirés grandi lis ome, veirés flouri uno nacioun.

    Traduction :

    Nous voulons que notre peuple, au lieu de croupir dans l’ignorance de sa propre histoire, de sa grandeur passée, de sa personnalité apprenne que ses pères se sont toujours considérés comme une race, apprenne qu’ils ont su, nos vieux Provençaux, vivre toujours en hommes libres et toujours su se défendre comme tels : à Marseille, autrefois, contre la Rome de César ; à la Garde-Freinet, contre les Sarrasins [en 973] ; à Toulouse, à Béziers, à Beaucaire, en Avignon, contre les faux croisés de Simon de Montfort ; à Marseille, à Fréjus, à Toulon, et partout, contre les lansquenets de l’empereur Charles-Quint. Peuple vaillant, voici ce que nous voulons t’apprendre : c’est à ne rougir devant personne, comme un vaincu, à ne pas rougir de ton histoire, à ne pas rougir de ta patrie, à ne pas rougir de ta nature, à reprendre ton rang, ton premier rang entre les peuples du Midi… Et quand chaque Provence, et chaque Catalogne auront de cette façon reconquis leur honneur (…) vous verrez grandir les hommes, vous verrez fleurir une Nation !

    Quant à la Coupo santo, hymne de notre belle Provence, dont Mistral est l’auteur, il illustre à merveille l’engagement des jeunes identitaires, éveilleurs de peuple en même temps qu’aventuriers partis en quête de leurs racines si longtemps tues par l’école de la République :

    D’uno raço que regreio
    Sian bessai li proumié gréu ;
    Sian bessai de la patrìo
    Li cepoun emai li priéu.

    D’une race qui regerme
    Peut-être sommes-nous les premiers jets ;
    De la patrie, peut-être, nous sommes
    Les piliers et les chefs.

    L’année prochaine, souvenons nous-en !

    Recounquista éditera bientôt un cahier de formation tout entier consacré à la figure de Frédéric Mistral et en particulier à sa dimension politique.


    Le bon et le mauvais « racialisme »

    15 juillet 2010

    Les temps changent, certaines équipes aussi. Hier soir, la nouvelle Allemagne du football est arrivée. Plus jeune. Plus joueuse. Plus créative. Et plus métissée. (…) Sur les 23 sélectionnés de cette Allemagne 2010, 11 d’entre eux sont nés de parents étrangers. Özil, Cacau, Gomez, Klose, Podolski, Khedira… Il est bien loin le temps où le joueur Mehmet Scholl, d’origine turque, jouait les intégrés de service au sein de la Manschaft. (…) Comment ne pas se dire que ce métissage est aussi la cause de la métarmophose du jeu allemand en matière de football. (…) On notera d’ailleurs, et on sera tenté d’y voir un rapport de cause à effet, que ces jeunes joueurs issus de l’immigration occupent plutôt les postes offensifs, de Özil à Podolski, de Cacau à Gomez.

    Bruno Roger-Petit, Allemagne : le triomphe du football métissé… (14 juin 2010)

    C’est un peu gênant le déluge de commentaires qui accompagne la performance du coureur français Christophe Lemaitre. Depuis qu’il a réalisé ses 9.98 secondes sur 100 mètres lors des Championnats de France d’athlétisme, hier, je lis et entends partout qu’il est le premier « blanc » à réaliser l’exploit de courir le 100 mètres en moins de dix secondes.

    Pour ma part, cette lecture de l’exploit me gêne. « Blanc » ? Et alors ? Faut-il commencer à décrypter les résultats sportifs en fonction de la couleur de la peau ? Quelle est donc cette nouvelle manière de présenter des résultats sportifs ? (…) Je croyais que le sport menait à l’universel et que les exploits des sportifs, plus fort, plus haut, plus vite, devaient être partagés par toute l’humanité. En mettant en avant la couleur de peau d’un athlète, désolé de le dire, on rompt avec cette aspiration du sport à l’universalité.(…) Cette lecture « racialiste«  d’un exploit sportif est terrible.

    Bruno Roger-Petit, De la lecture « raciale » des 9,98 secondes de Lemaitre sur 100m (14 juin 2010)

    Nous étions pourtant prévenus : le blog de Sport 24 nous présentant un « journaliste rebelle » au « regard impertinent » et « sans concession ». Attention, ça ne rigole pas !

    Dans sa prochaine chronique, Bruno Roger-Petit traitera t-il de l’Espagne : triomphe du football monoethnique ?


    Mexique : une révolution identitaire

    29 juin 2010

    C’est l’histoire de campagnards qui ne voulaient pas bouger, et qui se trouvèrent ainsi amenés à faire une révolution. L’enfer, le déluge, les agitateurs étrangers, l’annonce qu’il existait quelque part des prés plus verts que les leurs, tout leur était égal ; ce qu’ils voulaient, c’était rester dans les villages et les petites villes où ils avaient grandi, , avant eux, depuis des siècles, leurs ancêtres, avaient vécu et étaient morts. Au début de ce siècle, d’autres gens, les puissants entrepreneurs des grandes villes, eurent besoin pour leurs affaires de déplacer les villageois.

    John Womack, Emiliano Zapata et la révolution mexicaine


    Amérindiens : une volonté de « métissage » qui cache un génocide

    28 juin 2010

    Les gens bien intentionnés avaient imaginé une fin heureuse à tous ces pleurs et à tout ce sang, quand les Indiens se dissoudraient dans la nation américaine, comme les Irlandais, les Italiens et les Juifs russes étaient censés disparaître au sein du melting pot (…) L’avenir donna raison à ceux qui conservèrent des attaches au sein de leur réserve au moment de s’aventurer dans la société « ouverte ». Ceux qui avaient été coupés de leurs racines furent reléguées au niveau le plus misérable de la société qu’ils venaient de rejoindre.

    Hans Koening, Petite histoire de la conquête des Amériques

    Lire aussi : Hernan Horna, La conquête des Amériques vue par les Indiens

    Et en effet, la plupart des Indiens ont dépéri lentement mais sûrement au contact de la Babylone dégueulasse bâtie par les WASP sur les cadavres de leurs ancêtres. Drogue, pauvreté extrême, prostitution, etc. Aujourd’hui, les Indiens meurent plus sûrement de l’american way of life, infâme mélange pestilentiel de puritanisme protestant mondain et de pornographie hardcore, que sous les armes du « pouvoir blanc ». Les Indiens ont vécu et continuent de vivre en puissance 1 000 ce que les Européens, submergés par l’immigration-invasion, subvertis et rackettés par le mondialisme, vivent aujourd’hui. Parce que leur passé et leur présent sont notre futur immédiat.

    0% racisme, 100% identité.


    Le nouveau visage du totalitarisme

    9 juin 2010

    L’attitude permissive masque un système rigoureux de contrôles, d’autant plus efficace qu’il évite la confrontation directe entre les autorités et les gens sur lesquels celles-ci cherchent à imposer leur volonté. Les autorités délèguent le soin de discipliner à d’autres, chaque fois que cela est possible, de manière à pouvoir se présenter comme conseillers, médiateurs et amis. Ainsi, les parents se reposent sur les médecins, les psychiatres et les propres camarades de leur enfant du soin d’imposer des règles à celui-ci et de s’assurer qu’il s’y conforme. (…) Les formes thérapeutiques de contrôle social, en adoucissant, ou même en éliminant le caractère conflictuel des relations entre supérieurs et subordonnés, font qu’ils devient de plus en plus difficile, pour le citoyen de se défendre contre l’Etat, ou, pour les travailleurs de résister aux exigences des grandes entreprises.

    Christopher Lasch, La culture du narcissisme, 1979 (réédité en 2000)


    Contre tous les mondialismes : libération nationale !

    4 mai 2010

    En Chine, en Afrique du Nord, au Vietnam ou à Cuba, la « libération nationale » se confondait avec la résistance contre les puissances coloniales ou l’impérialisme. Langues et traditions devaient se libérer également (…) Les armées européennes doivent se battre pour les autres en participant à des opérations de guerre dans lesquelles elles n’ont rien à faire. Les peuples européens sont ainsi menacés de devenir à leur tour des « peuples sans histoire », des « peuples en ruines » manipulés par de grandes puissances étrangères. (…) Certains milieux capitalistes ont tout intérêt à ce que se développe un altermondialisme qui contribue, lui aussi, à effacer les frontières. La vraie résistance, elle, passe par la libération nationale.

    Bernd Rabehl, ancien militant communiste allemand, écrivain et universitaire