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    Langues et Pays d’Oc (Jean-Claude Rivière)

    16 décembre 2010

    Qu’est-ce que la « langue d’Oc », l’ « Occitanie » ou l’ « occitan » ? Et le « provençal » dans tout ça ? Les non avertis ont peine à se retrouver parmi ces notions encore floues, et d’autant plus dans ce qui apparait comme autant d’ « obscures querelles d’érudits », reflets de « rivalités personnelles nuisibles » à la cause régionaliste dans le Midi de la France.

    Le combat pour une reconnaissance réelle des langues d’Oc (à l’école, à l’entrée des villes, sur les plaques des rues, à l’université, etc.) est handicapé par une spécialité locale : le caractère bicéphale du tissu associatif, un régionalisme à deux têtes, divisé entre « occitanistes », prédominants dans le Languedoc mais présents et visibles en Provence, partisans d’une codification unique de la « langue d’oc » (ou « occitan ») de Bordeaux aux vallées piémontaises italiennes, sur le territoire d’une « nation occitane » commune ; et « mistraliens », réfractaires à ce projet et partisan de la pluralité des « langues d’oc », fidèles à la codification du provençal établi par Frédéric Mistral au 19ème siècle et de facto cantonnés géographiquement à la Provence.

    Cette division est problématique car elle peut avoir pour effet de rebuter celui qui, de bonne foi, cherche à se réenraciner par l’apprentissage de la langue de ses ancêtres. En effet, par quoi commencer : apprendre l’ « occitan » ou le « provençal » ? Mais cette distinction a aussi des conséquences politiques et culturelles profondes. Alors quel camp choisir ? Et d’ailleurs, tout amoureux de sa Provence, de son Languedoc ou de sa Gascogne doit-il vraiment « choisir » un « camp » ?  De plus, cette dualité ne facilite pas les choses dans les rapports du tissu associatif avec l’Etat…

    Dans un bref carnet (à peine plus d’une trentaine de pages) intitulé Langues et Pays d’Oc, Jean-Claude Rivière fait le point sur la question de la manière la plus pédagogique et accessible qui soit.

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    La société industrielle et son avenir (Theodore J. Kaczynski)

    12 avril 2010

    Auteur : Theodore J. Kaczynski

    Titre de l’ouvrage : La société industrielle et son avenir, dans le recueil L’effondrement du système technologique

    Date de parution, éditeur, nombre de pages : 2009, Xénia, 93 pages

    Sujet : Le manifeste se compose d’une série de notes numérotées et organisées en chapitres non-numérotés, regroupés par thèmes, tels que « La psychologie du gauchisme moderne », « Le processus de pouvoir », « L’autonomie », « Les origines des problèmes sociaux », etc. Didactique et accessible à tous, la lecture de ce manifeste est très aisée. Ce manifeste est inclus dans le livre-recueil L’effondrement du système technologique qui regroupe la plupart des écrits de Theodore Kaczynski.

    Qui est Theodore J. Kaczynski ?

    Né en 1942 à Chicago, Theodore J. Kaczynski vit aujourd’hui entre quatre murs dans une prison de très haute sécurité dans le Colorado. Son crime ? Avoir combattu le « système techno-industriel » par les armes pendant 18 ans. 16 bombes, 3 morts, 29 blessés. Il fut l’objet de la chasse à l’homme la plus coûteuse de l’histoire du FBI. Avant d’être un activiste de la lutte armée, Kaczynski était un mathématicien réputé. Avec 167 de QI, celui que le FBI appelera Unabomber est entré à Harvard à seulement 16 ans. Ses victimes ? Des propriétaires de magasins d’informatique, un généticien, un publicitaire, le président de l’Association de sylviculture en Californie, un professeur d’informatique, etc. Avec l’inscription « FC » sur l’un des colis piégés. Après six années d’inactivité, une lettre envoyée au New York Times par Kaczynski revendique ces attentats au nom du Freedom Club (« FC »). En 1996, Kaczynski fait publier un manifeste dans la presse sous la menace : La société industrielle et son avenir. Son écriture est reconnue par son frère qui le dénonce alors à la police.

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    Bibliothèque militante

    3 avril 2010

    Voici des chroniques d’ouvrages nous paraissant indispensables pour la formation de l’esprit et la compréhension du combat identitaire. Pas seulement divertissants ou utiles pour occuper de longues et froides journées d’hiver (qui de toutes manières nous sont inconnues en Provence). Afin d’être des militants plus efficaces encore. Car l’action n’est rien sans la formation et le savoir est une arme. Cette liste  est amenée à s’allonger. Cependant, l’objectif n’est pas de proposer des dizaines de livres que personne ne lira… Mais plutôt d’en sélectionner quelques uns qui correspondent à trois critères précis (accessible à tous, pertinent, donne une vision/explication du monde).

    Bonne lecture !

    La société industrielle et son avenir (Theodore J. Kaczynski)

    Le Premier Sexe (Eric Zemmour)

    Histoire et Tradition des Européens (Dominique Venner)

    Impasse Adam Smith (Jean-Claude Michéa)

    Langues et Pays d’Oc (Jean-Claude Rivière)


    Le Premier Sexe (Eric Zemmour)

    3 avril 2010

    Auteur : Eric Zemmour

    Titre de l’ouvrage : Le Premier Sexe

    Date de parution, éditeur, nombre de pages : 2009, J’ai Lu, 123 pages

    Qui est Eric Zemmour ?

    C’est un passionné de grande littérature française depuis son enfance, diplômé de Sciences-Po et journaliste politique au Figaro, chroniqueur à la télévision sur France Ô, i>Télé, France 2 et Histoire, et à la radio sur RTL. Zemmour est anti-libéral, anti-féministe, partisan d’une droite bonapartiste (donc jacobin et très peu favorable aux identités locales), citant volontiers Marx sur le capitalisme et son carburant progressiste (droits des femmes, immigrationnisme, libération des mœurs, etc.), révélant sans retenue sur les plateaux de télévision l’ampleur de la fracture ethnique et l’apartheid de fait (« les gens ne veulent pas vivre ensemble ») qui se développe en France (s’attaquant ainsi au dogme du métissage). Pourfendeur du modèle anglo-saxon importé de force dans notre pays par des élites corrompues, Eric Zemmour fait souvent l’éloge mélancolique du modèle assimilationniste français dont, issu d’une famille juive sérafade, il est le produit vivant (et s’en félicite d’ailleurs puisqu’il avait affirmé sur le plateau de On n’est pas couché être ravi que sa famille ait été  assimilée de force par la République : « tout aux juifs en tant qu’individus, rien en tant que peuple » cite t-il souvent). Ce qui n’empêche pas les imbéciles heureux névrosés d’une certaine frange politique de voir en lui un infâme « sioniste » (ah que c’est frustrant de ne pas pouvoir le haïr…) Ennemi féroce de toutes les bien-pensances, il n’en reste pas moins très présent dans les médias, ce qui n’est pas sans embarrasser ses confrères bien-aimés. Eric Zemmour est un polémiste à la française dans le sens noble du terme.

    Résumé du livre

    Le féminisme est un « -isme du 20ème siècle qui ne peut échapper à ses démons totalitaires », c’est une « vision du monde » qui veut « changer la femme et l’homme ». A l’image du communisme, dont il serait intellectuellement douteux de distinguer un « bon » communisme du « mauvais » (le stalinisme), le féminisme est un « bloc ». Opposé à « l’héritage judéo-chrétien » qu’il cherche à « détruire » par le biais de la « déconstruction sexuelle », pour en finir avec une « conception du monde qui repose sur la distinction dans tous les sens du termes (…) l’homme et la femme, le sacré et le profane, l’indigène et l’étranger ». En cela, le féminisme nous intéresse, nous autres Identitaires, car il n’est qu’un avatar supplémentaire de l’uniformisation mondiale.

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    Histoire et tradition des Européens (Dominique Venner)

    3 mars 2010

    Auteur : Dominique Venner

    Titre de l’ouvrage : Histoire et Tradition des Européens – 30 000 ans d’identité

    Date de parution, éditeur, nombre de pages : 2002, réédition 2004, Editions du Rocher, 270 pages

    L’auteur :

    Dominique Venner est le directeur de l’excellente Nouvelle Revue d’Histoire qui parait tous les deux mois en kiosque. Dans sa jeunesse, il fut un militant nationaliste acharné, qui lutta pour l’Algérie française en tant que soldat mais aussi dans l’OAS. Il fit de la prison pendant plusieurs mois. Temps qu’il mit à profit pour écrire Pour une critique positive. Il continua plusieurs années à militer, notamment au sein du GRECE ou d’Europe Action. Il mit fin à sa carrière de militant en 1968 et se consacra à l’histoire mais ne renia jamais ses idéaux de jeunesse.

    Sujet :

    L’objet de ce livre est un retour aux sources, l’auteur s’interroge sur ce qu’est l’Europe et qui sont les Européens. Cette identité, qui n’a rien à voir avec l’Union Européenne, remonte à la préhistoire, comme le suggère le sous-titre « 30 000 ans d’identité ».

    Résumé :

    Le constat est clair : l’Europe est en grand danger. Partout dans le monde les identités s’affirment et seuls les Européens nient la leur.

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    Impasse Adam Smith (Jean-Claude Michéa)

    21 janvier 2010

    Auteur : Jean-Claude Michéa

    Titre de l’ouvrage
    : Impasse Adam Smith – Brèves remarques sur l’impossibilité de dépasser le capitalisme sur sa gauche

    Date de parution, éditeur, nombre de pages : 2006, Champs Flammarion, 185 pages

    Sujet : Le livre se compose de trois séries de propositions numérotées (I, II et III) suivies de scolies (notes complémentaires).

    Qui est Jean-Claude Michéa ?

    Jean-Claude Michéa, agrégé de philosophie montpellierain et enseignant à l’université et au lycée, est un socialiste orwellien (Georges Orwell, auteur du roman visionnaire 1984), c’est-à-dire partisan d’une « société libre, décente et égalitaire ». Dans ses œuvres successives, Michéa dénonce l’esprit nomade, cosmopolite, « sans-frontièriste » et soixante-huitard du capitalisme, et impute les échecs successifs de la gauche à son adhésion à cet esprit et aux valeurs correspondantes.

    Résumé du livre

    Face à « l’utopie libérale » portée par les « différents maîtres du monde » qui cherchent à nous imposer « toutes les modernisations » supposées nous apporter « un progrès merveilleux vers la Terre promise », il faut mener un combat radical fondé sur la décence commune (selon l’expression common decency inventée par Georges Orwell), c’est-à-dire la morale des « gens ordinaires ». Mais d’abord consommer une « une rupture radicale avec l’imaginaire intellectuel de la Gauche », devenue incapable de lutter efficacement contre le rouleau compresseur libéral. En diffusant « l’esprit » nomade, libertaire et multiculturel du capitalisme dans la société (par la propagande publicitaire, l’informatique à l’Ecole, via la libéralisation des mœurs, etc.), la gauche participe à la « fabrication » totalitaire de « l’homme nouveau », utile à l’utopie libérale dont l’objectif est « l’enrichissement de tous dans un monde pacifié, toujours plus libre et toujours plus heureux ». L’homme moderne doit « s’épuiser à être de gauche pour que le monde continue à être de droite » (droite et gauche sont des termes employés par commodité de langage, pour Michéa ce clivage n’existe pas).

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