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    Ça s’est passé près de chez vous : tags pro-Mérah à Fréjus

    30 mars 2012

    Des tags en l’honneur de Mohamed Merah à Fréjus
    La maison de quartier de Sainte-Croix, à Fréjus, a été couverte de slogans en hommage à Mohamed Merah dans la nuit de mercredi à jeudi.

    Jeudi matin, les Fréjusiens ont découvert avec stupeur, colère et écœurement les nombreux tags sur la façade. La plupart rendant hommage à « Al Kaïda » (sic) et au tueur Mohamed Merah, qui a abattu sept personnes de sang-froid à Toulouse et Montauban .

    D’autres inscriptions visent également le maire, son épouse ou encore la police. Les hommes de la police nationale étaient sur place pour recueillir un maximum d’indices, laissés sur place par le ou les auteurs, qui n’ont pas manqué de signer : 4-SEZ, en rapport avec la résidence HLM « Les Quatre saisons » situés à quelques pas de là.

    La journée risque d’être mouvementée dans le secteur.

    Var Matin


    La Provence : « les identitaires font bloc contre le projet de mosquée » (Mis à jour)

    5 novembre 2011

    Mise à jour 5/11/2011 18h : faire clic droit sur l’image ci-dessous puis cliquer sur « afficher l’image » pour lire l’ensemble de l’article (« des militants régionalistes qui se réclament de Charles Maurras » + réaction du maire M. Gaby Charroux)

    En kiosque aujourd’hui samedi 5 novembre 2011 :

    Version Internet :

    Martigues : les « identitaires » font bloc contre le projet de mosquée

    Ils font circuler tracts et pétition contre la décision de la mairie d’avoir mis à disposition un terrain

    La mosquée sera construite sur un terrain situé sous le viaduc. Elle s’étalera sur une surface de 700 à 800 m² et ne dépassera pas un étage.

    Ils s’appellent les « jeunes identitaires de Provence« , une émanation du « bloc identitaire » qui s’inscrit dans la mouvance de la Ligue du Sud, rivale du Front national. Ils ont mis un pied à Martigues à travers la dénonciation du projet d’une mosquée sous le viaduc. Ce « bloc » n’est toutefois à l’échelle locale qu’un groupuscule d’activistes, composé d’un « noyau dur d’une dizaine de jeunes et une centaine de sympathisants », comme l’affirme Julien Langella, l’un des leaders de ce mouvement « régionaliste ».

    Lui d’ailleurs n’habite pas la Venise Provençale mais Toulon. Depuis plusieurs semaines, il fait le déplacement jusqu’à Martigues avec une dizaine de militants « identitaires » pour tracter les jours de marché, le dimanche et le jeudi, à Jonquières. Un tract tiré « à plus de 2000 exemplaires »,qui s’attaque à la mairie, estimant que la mise à disposition d’un terrain municipal-par le biais d’un bail emphytéotique- est une « une subvention déguisée à l’islam », et que cette décision été prise « dans le dos des Martégaux ».

    Ce tract pose aussi la question du financement des travaux estimés à 1,4 million d’€, ces militants croyant savoir qu’il y a un « risque d’une influence des pays islamistes », sans pour autant préciser de quel pays il s’agit. Julien Langella indique que la pétition réclamant une « une consultation publique » sur ce projet a recueilli 450 signatures. Il ambitionne aussi de constituer un « comité de quartier », à Saint-Roch.

    « Nous rencontrons un très bon accueil, il n’y a pas d’opposition violente par rapport à notre démarche », assure le chef des « identitaires ». Il annonce d’autres actions à venir sans en préciser le contenu. Un recours au tribunal administratif une fois le permis de construire accordé, comme le Front national et le MNR l’ont fait pour contrer le projet de la mosquée à Marseille, par exemple?

    Laurent ALEXANDRE

    La Provence, 5/11/2011


    Mosquée de Martigues : le combat continue… avec vous !

    2 novembre 2011

    Communiqué du 2/11/2011 – « Mosquée de Martigues : le combat continue… avec vous ! »

    A l’appel des jeunes identitaires de Provence, le Bloc identitaire Marseille a rejoint la campagne lancée par Recounquista. Comme le dimanche précédent, les militants identitaires étaient présents ce dimanche 30 novembre sur le marché de la Jonquière à Martigues pour informer les Martégaux sur le projet municipal de mosquée et les inviter à signer notre pétition. Une information complète a également été collée et distribuée dans le quartier Paradis Saint-Roch, site retenu pour le projet municipal de mosquée. Dans cette information, nous appelons à la constitution d’un comité de défense du quartier. En effet, notre légitimité ne peut venir que du soutien réel des habitants du quartier.

    Pour la plupart étudiants ou jeunes travailleurs, les jeunes identitaires manquent de moyens pour mener à bien leur combat. Impression de tracts, d’affiches, de pétitions, … Tout cela a un prix ! Sans votre aide, il est impossible pour nous de continuer la lutte. Nous vous invitons par conséquent à nous faire un (ou plusieurs !) dons, par PayPal en cliquant sur le bouton Faire un don ou bien via chèque en nous contactant par mail : recounquista@gmail.com

    Et bien entendu, signez en masse la pétition que nous avons mis en ligne : NON à la nouvelle mosquée de Martigues sur France-pétitions.com

    Nous comptons sur vous.

    ——————
    RECOUNQUISTA – Les jeunes Identitaires de Provence

    www.recounquista.com
    recounquista@gmail.com
    ——————


    Recounquista dans le journal La Marseillaise

    31 octobre 2011

    En kiosque aujourd’hui lundi 31 octobre.

    La Marseillaise est un journal fondé par des résistants communistes en 1943 et François Billoux, député PCF des Bouches-du-Rhône, en fut le directeur politique. Le quotidien reste encore aujourd’hui sur la ligne politique du Parti communiste. Par ailleurs, les photos qui illustrent l’article reproduit ci-dessous ne représentent pas des militants de Recounquista mais de Convergences nationales, structure nationaliste proche du MNR et du FN (voir l’album photo de Convergences nationales).

    Identitaires décomplexés cherchent respectabilité.

    L’un des arguments les plus rabâchés marche encore : « Ce n’est pas contre les étrangers que nous sommes en colère, c’est contre ceux qui les font venir. » ARCHIVES BRUNO ISOLDA

    L’un des arguments les plus rabâchés marche encore : « Ce n’est pas contre les étrangers que nous sommes en colère, c’est contre ceux qui les font venir. »

    Droite identitaire.

    Derrière une appellation « soft » se cachent les thèmes rabattus de la droite de la droite. Des idées nauséabondes qui jouissent d’une visibilité nouvelle dans le Var.

    A force de se décomplexer, la droite vire à l’extrémisme. Loin d’être une simple formule, c’est une constatation. Depuis les gouvernements Sarkozy/Fillon, force est de constater la grande liberté prise avec les limites entre la droite et son extrême. « Les Français, à force d’immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux. » Une phrase prononcée par Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, mais un vocabulaire qui ne ferait pas tâche dans la bouche de Julien Langella, responsable varois du mouvement « Recounquista » que nous avons rencontré. Un mouvement identitaire, qui se présente ainsi : « Fiers de notre identité et de nos traditions, nous défendons notre terre contre les méfaits de la société de consommation et l’islamisation galopante. »

    Par deux fois, l’argumentaire bien huilé du jeune homme se fendille. La première fois, c’est lorsque Julien Langella parle des « racines chrétiennes historiques de la France », on lui rétorque que c’est peut-être d’abord le pays de la laïcité, des droits de l’homme censés assurer un avenir libre et égalitaire à chacun d’entre nous. Les quelques merveilles architecturales que constituent beaucoup de monuments religieux (chrétiens) de l’Hexagone ne peuvent être seuls synonymes de « racines chrétiennes » quand on accepte que l’un des évènements les plus importants pour la société moderne française est la loi de séparation des Eglises et de l’Etat (1905), qui acte le principe de laïcité en France. Un principe adopté par seulement 10 autres Etats dans le monde.

    Pas plus de quelques dizaines dans le Var

    Alors, en mal de modernité, le mouvement Recounquista ? « Au contraire, nos idées sont très modernes. Notre discours est impopulaire, mais utile, et courageux. Les faits divers nous donnent raison. » Et revoilà l’argument sécuritaire décisif. « Tout jeune de 15 à 25 ans est sous la menace d’un racket, et 9 fois sur 10, c’est un jeune issu de l’immigration qui l’agresse. » Air connu. Mais chanté à voix haute. C’est sans doute la grande nouveauté de ce type d’organisations : sa nouvelle tactique de communication. « Notre objectif est de nous développer médiatiquement. » Les apéros saucisson-pinard en sont un exemple.
    Pour autant, s’ils sont plus visibles, les membres actifs de cette droite identitaire (qui refusent d’ailleurs l’étiquette capitaliste) ne sont pas forcément plus nombreux. Il est très difficile d’obtenir des données chiffrées, mais d’après nos informations, les services de police ne recensent pas plus de quelques dizaines d’individus dans le département. Et pas de groupe franchement dangereux. Car si l’image de casseurs violents colle à la peau des extrémistes, leur discours trahit une recherche de respectabilité. Et pourtant, les camps d’été (sorte de colonies pour blancs) proposent un atelier « self-défense ». « On veut pouvoir se défendre si on se fait racketter : les tensions sociales sont grandissantes. » Paradoxal quand Julien Langella lance plus tard : « Nous condamnons la violence sous toutes ses formes »…

    Plus de 7% aux cantonales dans les Alpes-Maritimes

    Le mouvement en est à ses balbutiements. « On fait tout, tout seuls, du fait de notre petit effectif, nous développons nos idées plus vite, en prenant des initiatives. » Collages d’affiches, ventes d’autocollants, et surtout, présence sur les réseaux sociaux et forums Internet. Les jeunes identitaires varois prennent exemple sur leur voisins des Alpes-Maritimes (AM), ceux du Bloc identitaire par exemple, qui cherche à s’implanter dans le 83. Julien Langella est lucide : « Les Alpes-Maritimes, c’est le laboratoire politique pour la droite identitaire. » Une affirmation confirmée par nos sources, qui font état d’un effectif nettement plus important dans les AM que dans le Var. Une présence qui se traduit politiquement avec par exemple plus de 7% aux élections cantonales pour Nissa Rebela dans le 6ème canton de Nice.
    Retour dans le Var, avec Julien Langella. La deuxième fois que son discours se fissure, c’est lorsque nous opposons à son refus de la culture arabe un grand manque à gagner devant de formidables échanges possibles. « Entre l’échange culturel et le mélange, nous préférons l’échange. La méthode d’assimilation de la culture, c’est fini. Le multiculturalisme mène au multi-racisme. » Car si Recounquista se dit être un mouvement « non-raciste », sa solution, « c’est concrètement un retour au pays pour les gens de confession islamique ».
    Décomplexé on vous disait.

    ROMAIN ALCARAZ

    LaMarseillaise.fr


    Dans La Provence : une mosquée à Martigues d’ici 2015

    27 octobre 2011

    Une mosquée à Martigues d’ici à 2015.

    Quatre des six membres du bureau de l'association  

    Quatre des six membres du bureau de l'association

    Un terrain a été mis à disposition de la communauté musulmane par la Ville sous le viaduc.

    Ils ne crient pas « victoire », même s’ils attendaient cette décision depuis des années. Mais les représentants de la communauté musulmane de Martigues affichent un large sourire à l’idée de faire visiter le site de leur future mosquée.

    Si les délais sont tenus, d’ici à 2015, un édifice religieux sortira en effet de terre sur un terrain encore en friche, situé aux portes de la commune, sur le chemin littoral menant à Caronte et Port-de-Bouc. 1 100m² que la Ville de Martigues vient de mettre à la disposition de l’association « Nour el Islam » via un bail emphytéotique.

    Cette décision résulte d’une réunion cruciale qui, le 22 août dernier, a réuni à l’Hôtel de Ville le maire, Gaby Charroux, ses adjoints concernés et les six membres de l’association qui gère depuis 1978 un modeste lieu de culte rue du Peuple, dans le vieux Ferrières : « Nous tenons à remercier M. le maire et toute son équipe pour ce geste significatif envers notre communauté, précise d’entrée Abdelatif Abderrahmane, le jeune secrétaire général de l’association.

    « Entre 700 et 800m² »

    « La personne en charge de l’urbanisme nous a montré l’emplacement retenu et cela nous a satisfaits. Au-delà d’un bâtiment plus grand et plus fonctionnel, on ne gênera pas les gens lors de nos manifestations qui déplacent du monde. En même temps, on ne sera plus obligés de pâtir des animations aux Aires, qui nous enlèvent régulièrement des places de stationnement
    « .

    La mosquée en elle-même fera « entre 700 et 800m². Elle ne dépassera pas un étage. Au centre, il y aura la grande salle de prière pour les hommes avec sa coupole, entourée d’un patio où l’on pourra circuler à pied sans se gêner. Sur la droite, un bureau, une librairie, une salle de cours et l’appartement de l’imam, qui vit sur place en permanence. Et, au premier étage, les espaces dévolus aux femmes. Ils seront accessibles par ascenseur, une disposition rendue obligatoire depuis le 1er janvier 2011« .

    M. Abderrahmane souligne : « On avait besoin de cette surface aussi pour nos enfants, pour leur enseigner, pas seulement l’arabe, mais l’informatique par exemple. Et si on peut détourner nos jeunes des cités où ils traînent pour s’investir ici…« 

    Deux architectes contactés

    Deux architectes ont déjà été contactés « pour qu’ils nous fassent des devis. La mosquée sera financée par l’argent des fidèles. On a commencé à mettre de côté depuis des années, dans la perspective de cette décision. On va continuer à solliciter les mosquées de France et lancer un appel aux dons. Le montant estimé est de 1,4 million d’euros« .

    Le projet de Frédérik Rill est le plus avancé. On lui doit déjà les mosquées d’Istres, où se trouve son cabinet, et de Port-de-Bouc. L’autre est dans les mains d’un architecte aixois qui a signé la mosquée de La Seyne-sur-Mer, dans le Var. « Les deux projets sont sensiblement les mêmes« , indique Ryad Dahmani, trésorier de l’association.

    « Quand nous aurons les deux projets déposés sur le bureau, on tranchera, reprend Abdelatif Abderrahmane. Et quand on commencera les travaux, on l’espère dès 2012, le maire nous a demandé qu’ils n’excèdent pas trois ans« .

    Patrick MERLE (PMerle@laprovence-presse.fr)

    Source : LaProvence.com


    Le ras le bol marseillais de Philippe Carrèse

    3 juin 2011

    Voici l’image d’un marseillais qui n’a pas la langue dans sa poche : Philippe Carrèse.

    Alors que l’on ne cesse de disserter sur le sort des Tunisiens ; que les politiques rivalisent de phrases enchanteresses lancées aux oreilles de leurs électeurs ; que l’on se livre une joute de la générosité, à qui mieux mieux ; que l’on se gargarise de promesse généreuses qui apaisent sa culpabilité d’ancien colon ; et alors que le monde coule… Un homme, écrivain, poète cinéaste, se lance d’un une tirade au ton franc, direct, honnête et malheureusement, réaliste. Disparus les clichés marseillais : le pastis, la Bonne Mère, la pétanque, la mixité… On découvre que derrière les faux semblants, tout le monde pense pareil, et que c’est lorsque l’exaspération devient trop forte, que l’on trouve en soit le courage de dire tout haut, ce que la majorité pense tout bas ! Ce texte, initialement publié dans une revue marseillaise de 2006, refait surface. Entre les relents de diarrhée canine, et d’urine phallique, on se sent transporté dans le Marseille des grands soirs… Un plaisir pour les sens, sauf un : le bon sens !

    J’AI PLUS ENVIE

    J’ai plus envie…

    J’ai plus envie de me prendre le quart-monde dans la gueule chaque fois que je mets un pied sur la Canebière.

    Je m’apprêtais à écrire une chronique rafraîchissante pour un magazine d’été riant, bien décidé à taire mes énervements habituels. J’avais pris de bonnes résolutions, rangé ma parano dans ma poche et mes colères avec mes tenues d’hiver, au fond d’un placard. Je m’apprêtais même à faire de l’humour. Quelques fois, j’y arrive. Mais voilà… Une randonnée pédestre éprouvante entre les Cinq Avenues et le cours d’Estienne d’Orves a sapé mon moral et éradiqué mes résolutions optimistes.

    J’ai plus envie de relativiser. J’ai plus envie de faire de l’humour. Et j’ai plus envie de subir ce cauchemar quotidien…

    J’ai plus envie de supporter toute la misère du monde à chaque coin de rue.

    J’ai plus envie de slalomer sans cesse entre des culs-de-jatte mendiants, des épaves avinées et des cartons d’emballages de fast-foods abandonnés sur le bitume chaotique du premier arrondissement.

    J’ai plus envie de cette odeur de pourriture qui me saute à la gorge, de cette odeur d’urine à tous les angles de travioles, de cette odeur de merdes de chiens écrasées sur tous les trottoirs, de ces relents de transpiration et de crasse sur les banquettes arrière du 41.

    J’ai plus envie de perdre des heures en bagnole dans un centre-ville laid, dévasté par manque total de prise de conscience individuelle et d’organisation collective.

    J’ai plus envie de voir ma difficile survie professionnelle lézardée par des bureaucrates en R.T.T, assenant au petit peuple que la voiture est un luxe inutile, eux qui n’ont sans doute plus pris un metro depuis des lustres.

    J’ai plus envie de me retrouver sur le parvis de la gare Saint Charles à onze heures du soir avec mes jambes et ma mauvaise humeur comme alternative à l’absence totale de transports en commun et à la présence suspecte de rares transports individuels qui frisent l’escroquerie.

    J’ai plus envie.

    J’ai plus envie de baisser les yeux devant l’indolence arrogante de jeunes connards.

    J’ai plus envie de jouer les voitures-balais pour de malheureux touristes étrangers bouleversés, fraîchement dévalisés par des crétins sans loi ni repère.

    J’ai plus envie de me retrouver à chercher des mots d’apaisement et à soliloquer des propos hypocrites sur la fraternité et la tolérance lorsque mes enfants se font racketter en bas de ma ruelle.

    J’ai plus envie de me laisser railler par ces troupeaux d’abrutis incultes, vociférants et bruyants au milieu des trottoirs qui n’ont qu’une douzaine de mots à leur vocabulaire, dont le mot « respect » qu’ils utilisent comme une rengaine sans en connaître le sens.

    J’ai plus envie de contempler mon environnement urbain saccagé par des tags bâclés et des graffitis bourrés de fautes d’orthographe. L’illettrisme est un vrai fléau, il plombe même l’ardeur des vandales.

    Et aussi :

    J’ai plus envie de voir les dernières bastides mises à bas, les derniers jardins effacés d’un trait négligent sur des plans d’architectes en mal de terrains à lotir.

    J’ai plus envie de cette ville qui saccage son passé historique sous les assauts des promoteurs (le comblement de l’îlot Malaval est une honte).

    J’ai plus envie de cette ville qui perd sa mémoire au profit du béton.

    Et encore

    J’ai plus envie d’écouter poliment les commentaires avisés des journalistes parisiens en mal de clichés, plus envie d’entendre leurs discours lénifiants sur la formidable mixité marseillaise. Elle est où, la mixité ? De la rue Thiers au boulevard des Dames, la décrépitude est monochrome.

    J’ai plus envie de traverser le quartier Saint Lazare et de me croire à Kaboul.

    J’ai plus envie non plus de me fader encore et toujours les exposés béats de mes concitoyens fortunés, tous persuadés que le milieu de la cité phocéenne se situe entre la rue Jean Mermoz et le boulevard Lord Duveen. Désolé les gars, le centre ville, à Marseille, c’est au milieu du cloaque, pas à Saint Giniez. Tous les naufrages économiques de l’histoire récente de ma ville tournent autour de cette erreur fondamentale d’appréciation de la haute bourgeoisie locale.

    J’ai plus envie de ce manque d’imagination institutionnalisé, plus envie de palabrer sans fin avec des parents dont la seule idée d’avenir pour leur progéniture se résume à : « un boulot à la mairie ou au département ».

    J’ai plus envie d’entendre les mots « tranquille », « on s’arrange », « hé c’est bon, allez, ha » prononcés paresseusement par des piliers de bistrots.

    J’ai plus envie de ce manque de rigueur élevé en principe de vie.

    J’ai plus envie de l’incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d’ambition comme profession de foi.

    J’ai plus envie des discours placebo autour de l’équipe locale de foot en lieu et place d’une vraie réflexion sur la culture populaire. J’ai plus envie non plus de me tordre à payer des impôts démesurés et de subir l’insalubrité à longueur de vie.

    J’ai plus envie de m’excuser d’être Marseillais devant chaque nouveau venu croisé, décontenancé par sa découverte de ma ville… Ma ville !

    Et pourtant, Marseille…

    Pourquoi j’ai plus droit à ma ville ? Merde !

    Philippe Carrèse, pour Mars Mag, juillet 2006.

    Il est l’auteur du film Malaterra (voir le générique) qui relate la vie d’une famille provençale dans les Hautes-Alpes pendant la 1ère Guerre mondiale, les dialogues sont en provençal. Synopsis : « pendant la guerre de 14-18, en Haute Provence, une famille qui vit en autarcie entretient d’étranges rumeurs de malédiction autour de Malaterra, un village abandonné soit-disant hanté. L’arrivée d’un vagabond va exacerber les conflits individuels et chambouler le quotidien en révélant le mystère du village maudit. »

    Alain


    C’était hier à Lyon

    15 mai 2011


    Justice pour Thierry

    15 mai 2011


    Le 14 mai à Lyon : ON NE RECULE PLUS

    9 mai 2011


    A Dieu

    9 mai 2011

    Nous adressons nos sincères condoléances à la famille et aux proches de Thierry Simon. Notre amitié, nos prières et nos sentiments les meilleurs vont vers eux. Qu’il repose en paix.