Es-tu prêt à les enfiler ?
3 mai 2011Vous êtes de Provence, vous n’êtes pas véhiculé et vous souhaitez participer à la marche ?
Nous organisons des co-voiturages, contactez-nous : recounquista@gmail.com
Vous êtes de Provence, vous n’êtes pas véhiculé et vous souhaitez participer à la marche ?
Nous organisons des co-voiturages, contactez-nous : recounquista@gmail.com
Plus qu’aucun autre dialecte, le provençal aurait pu s’imposer à la place du français car il bénéficie, au Moyen-Âge, d’un grand rayonnement en tant que langue de la poésie et de la littérature. Les « troubadours », du sud du pays ont existé sur le plan littéraire avant les « trouvères », du Nord. Leur art poétique va influencer celui du nord de la France de manière très profonde et l’enrichir. C’est Marie de Champagne, fille d’Aliénor d’Aquitaine, qui, au XIIe siècle, introduit à la Cour le roman courtois. Grâce à des poètes comme Chrétien de Troyes, les chansons de gestes composées en langue d’oïl prendront aussi du prestige. Le français ne commence donc à se développer qu’à partir de cette époque. Le parler de l’Île-de-France deviendra de plus en plus raffiné, en grande partie grâce aux apports du Midi. Il se fortifie alors en restant la langue de la Cour et de la noblesse, la langue de référence, la langue aussi du pouvoir, c’est-à-dire celle qui va, très lentement, repousser tous les autres parlers locaux à l‘arrière-plan.
Henriette Walter, professeur émérite de linguistique à l’université de Haute-Bretagne (Historia, n°768, décembre 2010)