Comme chaque année, Recounquista a monté la Sainte Victoire !
22 octobre 2010Le 16 octobre, les militants de Recounquista ont monté la Sainte Victoire comme c’est la tradition.
Communiqué du 20/10/2010

[Pour les Grecs anciens], la lumière, c’était l’espérance ; voir la lumière, c’était vivre. Or on ne voit guère la lumière, au sens fort du terme, ailleurs qu’ici [sur la Sainte Victoire] ou bien en Grèce, tout ce qu’elle touche est métamorphosée. (…) Nous allons vers Sainte-Victoire, nous la désirons, nous l’admirons : quand nous disons « elle », nous la personnifions en quelque sorte comme l’ami lointain que nous cherchons à rejoindre. (…) Sainte-Victoire, avec sa luminosité distante, est comme une promesse ou comme un appel (…) il y a, dans le rapport entre la montagne et les basses terres, comme la reconnaissance d’un but à atteindre, et d’un idéal qui nous sollicite. Et c’est ainsi que chaque pas que nous accomplissons vers cette masse lumineuse et lointaine est comme un effort et un élan vers quelque chose que nous souhaitons atteindre. Par là, la promenade vers Sainte-Victoire ravive en nous ce désir d’un bien situé au-delà, d’une beauté toujours promise et rarement atteinte qui est à l’image même de ce que nous cherchons à faire de notre vie quand nous avons la lucidité, par éclairs d’y penser.
Jacqueline de Romilly, Sur les chemins de Sainte-Victoire (1987) et Deux siècles d’Aix-en Provence, 1808-2008.
Samedi 16 octobre, des militants de Recounquista ont monté la Sainte Victoire comme c’est la tradition chaque année à cette période pour les jeunes identitaires provençaux. Les militants ont monté l’antique Mount Ventour (Ventour, dieu des vents répondant au Vintour préromain et latin) par sa face nord, admirant la beauté du contraste entre la terre couleur ocre et la clarté de la roche.
Après avoir rejoint la crête, alors que les militants s’aventurent sur les dernières dizaines de mètres qui les séparent du Prieuré de la Sainte Victoire, des marcheurs placés plus haut, à la vue de notre drapeau, entonnent la Coupo Santo, repris par les jeunes identitaires. L’arrivée au prieuré, à environ 900 mètres d’altitude, est comme la récompense de l’effort accompli. Après une courte pause au milieu des sapins-sentinelles, le temps d’admirer un panorama sublime, les jeunes identitaires reprennent leur marche jusqu’à la Croix de Provence, triomphalement dressée à 945 mètres d’altitude, phare de la Provence d’où, par temps clairs, l’on peut voir jusqu’à la Camargue. La croix actuelle est la quatrième reconstruction de la première Croix de Provence établie ici au 16ème siècle : action de grâce d’un marin naufragé ayant fait la promesse devant Dieu de monter un tel monument au sommet de la première montagne qu’il rencontrerait s’il survivait à la catastrophe. Deux ancres en fer étaient posés aux pieds de cette première croix et une inscription : « Symbole d’espérance, Expression de reconnaissance ».
Comme l’année précédente et l’année d’avant, car on ne défend bien que la terre que l’on a appris à connaître, une intervention eut lieu sur l’origine du nom « Sainte Victoire », la Croix de Provence (aux quatre inscriptions symboliques : en grec vers Marseille, en français vers Paris, en latin vers Rome et en provençal vers Aix-en-Provence), l’occupation humaine du site à travers l’histoire, l’importance du lieu chez les artistes, poètes ou encore universitaires (de Nietzsche au poète Gérard Pons en passant par Cézanne et l’helléniste Jacqueline de Romilly) et les fêtes traditionnelles de la Saint Jean où, par le passé, des jeunes gens courageux sautaient trois fois par dessus les flammes d’un bûcher installé aux pieds de la Croix, en pleine nuit, et auxquels répondaient d’autres feux dans les villages alentours. Une seconde intervention eut lieu sur la bataille de Pourrières (appelée aussi bataille d’Aqua Sextiæ) où 40 000 romains (dont seulement 1 000 perdirent la vie), au 1er siècle avant Jésus-Christ, eurent raison de 100 000 Cimbres venus du Danemark (sur 110 000 hommes !), fabuleuse bataille qui sauva Rome des Barbares et qui n’en finit pas de faire rêver (et s’entre-déchirer) les historiens. Les militants entament ensuite la descente jusqu’aux pieds de la montagne où les jeunes identitaires entonnent la Coupo Santo, hymne de notre pays, en guise de conclusion de cette très belle journée.
Les militants se séparent, les uns retrouvant Avignon, Orange et Donzère, les autres Aix-en-Provence, Marseille et Toulon, et se donnent rendez-vous pour la manifestation La Jeunesse Au Pouvoir ! organisée par le réseau identitaire Une Autre Jeunesse le samedi 23 octobre à Paris.



RECOUNQUISTA
Les jeunes Identitaires de Provence
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recounquista@gmail.com































