• Accueil
  • Qui sommes-nous ?
  • Affiches
  • Tracts
  • Actions
  • FAQ
  • Boutique
  • Contact
  • :: Radio 973 ::
  •  

    Le Premier Sexe (Eric Zemmour)

    Auteur : Eric Zemmour

    Titre de l’ouvrage : Le Premier Sexe

    Date de parution, éditeur, nombre de pages : 2009, J’ai Lu, 123 pages

    Qui est Eric Zemmour ?

    C’est un passionné de grande littérature française depuis son enfance, diplômé de Sciences-Po et journaliste politique au Figaro, chroniqueur à la télévision sur France Ô, i>Télé, France 2 et Histoire, et à la radio sur RTL. Zemmour est anti-libéral, anti-féministe, partisan d’une droite bonapartiste (donc jacobin et très peu favorable aux identités locales), citant volontiers Marx sur le capitalisme et son carburant progressiste (droits des femmes, immigrationnisme, libération des mœurs, etc.), révélant sans retenue sur les plateaux de télévision l’ampleur de la fracture ethnique et l’apartheid de fait (« les gens ne veulent pas vivre ensemble ») qui se développe en France (s’attaquant ainsi au dogme du métissage). Pourfendeur du modèle anglo-saxon importé de force dans notre pays par des élites corrompues, Eric Zemmour fait souvent l’éloge mélancolique du modèle assimilationniste français dont, issu d’une famille juive sérafade, il est le produit vivant (et s’en félicite d’ailleurs puisqu’il avait affirmé sur le plateau de On n’est pas couché être ravi que sa famille ait été  assimilée de force par la République : « tout aux juifs en tant qu’individus, rien en tant que peuple » cite t-il souvent). Ce qui n’empêche pas les imbéciles heureux névrosés d’une certaine frange politique de voir en lui un infâme « sioniste » (ah que c’est frustrant de ne pas pouvoir le haïr…) Ennemi féroce de toutes les bien-pensances, il n’en reste pas moins très présent dans les médias, ce qui n’est pas sans embarrasser ses confrères bien-aimés. Eric Zemmour est un polémiste à la française dans le sens noble du terme.

    Résumé du livre

    Le féminisme est un « -isme du 20ème siècle qui ne peut échapper à ses démons totalitaires », c’est une « vision du monde » qui veut « changer la femme et l’homme ». A l’image du communisme, dont il serait intellectuellement douteux de distinguer un « bon » communisme du « mauvais » (le stalinisme), le féminisme est un « bloc ». Opposé à « l’héritage judéo-chrétien » qu’il cherche à « détruire » par le biais de la « déconstruction sexuelle », pour en finir avec une « conception du monde qui repose sur la distinction dans tous les sens du termes (…) l’homme et la femme, le sacré et le profane, l’indigène et l’étranger ». En cela, le féminisme nous intéresse, nous autres Identitaires, car il n’est qu’un avatar supplémentaire de l’uniformisation mondiale.

    Profondément égalitariste, le paradoxe du féminisme n’est pas tant de vouloir élever la femme au niveau social de l’homme mais ramener ce dernier au niveau social de la femme dans le plus grand intérêt du capitalisme. En effet, les femmes sont « l’armée de réserve du capitalisme », une main d’œuvre flexible et malléable, comme les immigrés. L’entrée des femmes dans le salariat n’est pas une « conquête » féministe mais un « piège magnifiquement tendu par le capitalisme menacé » dès la fin des années 60 – pendant les Trente Glorieuses, quand le « partage entre les salaires et le profit se tord au profit des premiers ». D’où la « salarisation » du travail féminin. En effet, « les salaires féminins sont inférieurs aux salaires masculins [et] limitent les revendications des salariés mâles qui trouvent dans le revenu de leur conjointe une poire pour la soif ». Comme l’altermondialisme et les lubbies immigrationnistes, le féminisme, mouvance née à gauche, est l’idiot utile du capitalisme. Le féminisme est la « touche ultime d’un projet authentiquement révolutionnaire de fabrication frankesteinienne d’un homme sans racines ni race, sans frontières ni pays, sans sexe ni identité. Un homme hors sol.« 

    On l’a vu : le féminisme est l’ennemi de la tradition judéo-chrétienne occidentale, des femmes et des hommes sur le marché du travail. Mais il est aussi un vecteur de graves névroses. En instituant la « toute puissance matriarcale de l’Amour » dans les psychés dès le plus jeune âge (l’invitation à avoir une amoureuse dès l’enfance est le « début du dressage »), la « féminisation » des hommes a détruit l’équilibre des relations de couples et des familles entières. En effet, ce processus a poussé les hommes à prendre leurs désirs et leurs pulsions pour des émotions sincères : les hommes « se déculpabilisent : ils ne baisent plus, ils aiment. Ils ne peuvent rien maîtriser, c’est l’amour qui les emporte sur son cheval ailé ». Ainsi le discours féministe de la suprématie des vertus sentimentales féminines (sur la rationalité patriarcale) s’est retourné contre les femmes, confrontées à des maris et des amants dévirilisés qui n’assument plus un « fardeau trop lourd à porter ». Alors, les hommes ne voulant plus « incarner la loi (…) la répression », puis lassés de jouer les papa-poules, « désertent » tout simplement leurs responsabilités :  c’est l’effet boomerang de la « liberté exclusive » prônée par le féminisme. Les femmes en sont les premières victimes. Dépitées, elles s’en remettent au « pouvoir coercitif [des] juges » pour « rattraper des hommes égaillés dans la pampa joyeuse de l’irresponsabilité » sous l’alibi de « l’Amour ». Le féminisme est donc l’une des premières causes du virage procédurier de nos sociétés occidentales livrées à la guerre de tous contre toutes. Cette idéologie est facteur de division et de conflit au sein de la première société qui soit : la famille, le foyer. En déstabilisant les rapports hommes-femmes, c’est la société toute entière dont elle menace la cohésion et l’équilibre.

    Les femmes l’ont compris, trop tard malheureusement : le féminisme est un « marché de dupes ». S’attaquant aux prétendues « conquêtes » féministes (de la pilule à l’avortement), Zemmour ajoute qu’elles se « conjuguent avec la disparition programmée des peuples européens ». Et ceci doit tout particulièrement nous interpeller en tant qu’identitaires…

    Eric Zemmour note aussi, non sans malice, l’hypocrisie des mouvements féministes, très marqués à gauche, anti-racistes béats, qui se gardent bien, « par tradition anticolonialiste », de braquer le projecteur sur les jeunes Arabes qui font « revenir les cités à l’âge de pierre antéféministe », parce qu’ils « viennent d’un univers où les hommes ne sont pas féminisés, où ils se conduisent selon leurs pulsions (…) contenues par un cadre rigide familial et religieux [qui] a explosé » chez les Blancs. Et pour lesquels la femme se résume à la mère (elle pond) et à la pute (elle s’allonge) : « le jeune arabe est l’homme d’avant la civilisation. Il réagit de manière binaire, ‘lopesa’ ou ‘respect’, putes en minijupes ou saintes voilées, putain ou vierge ». Il analyse par ailleurs le phénomène des « racailles blanches », Français de souche de banlieue fascinés par la virilité des jeunes immigrés maghrébins : « eux aussi jouent aux petits coqs (…) ils sont ouvriers ou employés ou chomeurs. Ils ne votent pas communiste ou trotskiste. C’est bon pour les jeunes des écoles. »

    Eric Zemmour défend la thèse que la féminisation de la société illustre un phénomène beaucoup plus grave en soi : « le retrait du politique », au profit des multinationales et des assemblées d’experts nommés par leurs pairs et donc non-élus démocratiquement (les membres de la Commission européenne qui ont l’initiative des propositions de loi dans la Communauté européenne par exemple, or 80% du droit français vient de Bruxelles). « C’est la grande ironie de l’histoire d’une féminisation qui n’est qu’une dévirilisation. Les femmes croient prendre ce qu’elles arrachent aux hommes. En réalité, les hommes abandonnent les apparences d’un pouvoir défunt ». Il ajoute : « après sa réélection en 2002, le président Chirac a présenté ses trois priorités : plan contre le cancer, plan pour les handicapés et plan contre la mortalité sur les routes ! Objectifs dignes d’un président de conseil général ! C’est la réalité du pouvoir aujourd’hui. Que lui reste t-il ? Le social. De RMI en politique de la ville, l’élu est devenu l’assistante sociale d’un capitalisme mondialisé, financiarisé, nomadisé, qui se rit des travailleurs sédentaires. »

    A la lecture du Premier Sexe, on est vite convaincu que la féminisation de la société et du pouvoir politique n’est pas un problème annexe, entre le tri sélectif et le dernier match de l’OM, mais « LE » problème central de l’Europe (voire de l’Occident) au 21ème siècle : la suprématie des valeurs féminines (écoute, tolérance, « prévention » par opposition à la « répression », etc.) castre les institutions politiques qui, condamnées à exercer la « contrainte » (expulsion de clandestins, peines plus lourdes pour les délinquants étrangers, guerre à la drogue, chasse aux spéculateurs, etc.) pour atteindre un objectif de redressement du moral des Européens, sont brocardées comme « criminelles » et « monstrueuses » parce que heurtant la douce sensibilité des Occidentaux, censés être des femmes comme les autres… Le féminisme a introduit la psychanalyse en politique : chaque citoyen est une victime de la société d’exclusion et un pré-adolescent malade qu’il vaut mieux soigner et cajoler que punir, même si celui-ci viole et tue vos enfants. Ou comment le meilleur des mondes matriarcal et totalitaire est pavé de bonnes intentions laxistes et rousseauistes (« la société pervertit l’homme »).

    « Le pouvoir, c’est le mal, la mort, le phallus, l’homme. Plus personne, dans les jeunes générations de nos pays, ne veut assumer ce fardeau. Volonté de l’homme blanc de sortir de l’histoire. Volonté aussi d’échapper à la tyrannie de la Raison qui illumine, pour le meilleur et pour le pire, l’histoire de l’Occident. La féminisation des hommes est vécue comme une alternative bienheureuse, la quête d’un âge d’or, la parousie universelle. Le rêve féministe s’est substitué au rêve communiste. On sait comment ces rêves finissent. »

    Pourquoi faut-il lire Le premier sexe ?

    Pour deux raisons essentielles : l’une politique, l’autre psychologique et anthropologique.

    Premièrement, la féminisation des sociétés occidentales est la clef de compréhension de notre impuissance politique à combattre l’immigration-invasion, le libre-échange, etc. Il est donc indispensable pour le militant identitaire d’en saisir tous les aspects et d’en comprendre les ressorts, les origines, la logique, etc.

    Deuxièmement, sans hommes, pas de militants donc pas de combat politique. L’équation est simple. Il faut donc lutter contre la féminisation des sociétés européennes qui agit comme une machine à refroidir les passions politiques par le biais d’un conservatisme émotionnel typiquement féminin (la femme est conservatrice, l’homme est révolutionnaire : distinction psychologique bien connue employée pour décrypter le mental protecteur et maternel de la femme par opposition au besoin typiquement masculin de prendre des risques et de s’émanciper des situations de confort aliénantes).« Il y a une malédiction féminine (…) Elles ne détruisent pas, elles protègent. Elles ne créent pas, elles entretiennent. Elles n’inventent pas, elles conservent. Elles ne règnent pas, elles régentent. En se féminisant, les hommes se stérilisent, ils s’interdisent toute audace, toute innovation, toute transgression. Ils se content de conserver. On explique en général la stagnation intellectuelle et économique du Vieux Continent par le vieillissement de sa population. On ne songe jamais – ou on n’ose jamais songer – à sa féminisation ».

    Le féminisme est générateur de névroses chez les 15-25 ans des années 2 000 : incapables de faire des choix, d’avoir une opinion nette et sans ambages, de prendre des décisions, la plupart des « mâles blancs » (copyright Areva) sont psychologiquement bien incapables d’assumer des responsabilités militantes. Excessivement enthousiastes, narcissiques obsessionnels, paranoïaques légers, impulsifs et donc vite découragés, nombreux sont ces névrosés ordinaires, invisibles à l’œil pourtant avisé des psychothérapeutes en tout genre. Aujourd’hui, de nombreux jeunes de la catégorie des 15-25 ans sont plus ou moins concernés par ces névroses légères et cette hyper-sensibilité castratrice. En clair : sans « vrais » hommes, comment mener un quelconque combat politique ?

    Le Premier Sexe d’Eric Zemmour nous invite par conséquent à mettre le doigt sur un phénomène inquiétant : les névroses ordinaires – générées par la société de consommation capitaliste – qui font fléchir les volontés des jeunes Européens sous le poids du relativisme, de la lâcheté déguisée en pseudo-sagesse (« ce jeune de banlieue et ses cousins viennent de violer ma copine mais je ne m’abaisserai pas à répondre à la violence par la violence ») et de toutes les valeurs féminines (dialogue, tolérance, écoute, compréhension, etc.) qui, revendiquées par un homme, cache mal une couardise honteuse.

    Le Premier Sexe peut donc se lire comme un traité à l’usage des jeunes hommes du 21ème siècle, qui ont le sentiment inexact – mais révélateur – d’être une génération « éduquée par les femmes ». Pour se libérer des lubbies étouffantes et débilitantes du matriarcat. Pour être des hommes tout simplement, afin d’être des militants ensuite.

    3 réponses à “Le Premier Sexe (Eric Zemmour)”

    1. Morgane dit :

      « Deuxièmement, sans hommes, pas de militants donc pas de combat politique. »

      Donc en gros on est incapable de faire quoi que se soit ??? Juste bonnes pour « la guerre des ventres » ???
      Il faudrait des explications parce que là …

    2. Julien dit :

      L’univers militant est très majoritairement masculin, c’est un fait. Mais ça ne signifie pas que les femmes n’y soient pas admises. D’ailleurs, le peu de filles engagées durablement dans notre cause sont souvent plus passionnées et constantes que certains hommes. Il n’y avait donc aucune volonté de mépriser les femmes dans cette chronique. Seulement de rappeler que le militantisme ne peut pas exister sans un minimum de valeurs masculines (que peuvent aussi avoir les femmes) : constance, maitrise de soi, courage, capacité à faire des choix tranchés, etc.

    Laisser un commentaire