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    Si vous voulez qu’il ait le culte de la grande patrie…

    30 décembre 2010

    Le culte du clocher, loin d’exclure les sentiments confraternels chez les individus d’une même nation, développe au contraire le patriotisme commun. On aime, non des mots, mais des choses. L’homme a besoin de concrétiser ses affections et vous lui ferez difficilement accepter l’idée sans l’image ; il lui faut un emblème, une croix, un drapeau ; si vous voulez qu’il ait le culte de la grande patrie, faites qu’il ait d’abord le respect de la petite ; le village ou la cité deviendra pour lui l’image réduite de la nation et vous le verrez employer autant d’acharnement à sauvegarder le sol national qu’il en mettrait à défendre les terres de sa commune.

    La famille est le fondement de la cité ; la cité est la base de l’Etat ; les affections filiales et fraternelles engendrent les devoirs envers la tribu d’où naissent, plus purs et plus grands, parce qu’ils sont moins intéressés, les sentiments envers la patrie.

    Albéric Cahuet, journaliste et écrivain français disparu en 1942, L’action sociale du Félibrige (conférence donnée le 21 août 1897 au théâtre d’Ussel, Limousin)


    Bon Nouvè a tóuti ! Joyeux Noël à tous !

    24 décembre 2010

    L’esprit de Noël, en Provence, c’est la mémoire des glorieux anciens :

    La veillée, en attendant la messe de minuit, était longue ce jour-là ; et longuement, autour du feu, on y parlait des ancêtres et on louait leurs actions.
    La vihado, en esperant la messo de miejo-niue, èro longo, aquéu jour, e loungamen, autour dóu fiò, se ié parlavo dis ancian e se lausavo sis acioun.

    Frédéric Mistral, Moun espelido, Memòri e raconte – Mémoires et récits, 1906

    Faisons nôtre le combat de Frédéric Mistral, plus d’un siècle et demi après le réveil identitaire qu’il initia sur cette bonne terre de Provence :

    Voulèn que noste pople, en-liogo de groupi dins l’ignourènço de sa propro istòri, de sa grandour passado, de sa persounalita, aprengue enfin si titre de noublesso, aprengue que si paire se soun counsidera toujour coume uno raço, aprengue qu’an sachu, nòsti vièi prouvençau, viéure sèmpre en ome libre, e toustèms se defèndre coume tau : à Marsiho, autre-tèms, contro la Roumo de Cesar : dins lis Aliscamp d’Arle, à la Gardo-Freinet, contro li Sarrasin  ; à Toulouso, à Beziés, à Bèu-Caire, en Avignoun, contro li faus crousa de Simoun de Mount-fort  ; à Marsiho, à Frejus, à Touloun, e pertout, contro li lansquenet de l’emperaire Carle-Quint.

    Nous voulons que notre peuple, au lieu de croupir dans l’ignorance de sa propre histoire, de sa grandeur passée, de sa personnalité apprenne que ses pères se sont toujours considérés comme une race, apprenne qu’ils ont su, nos vieux Provençaux, vivre toujours en hommes libres et toujours su se défendre comme tels : à Marseille, autrefois, contre la Rome de César : dans les Alyscamps d’Arles, à la Garde-Freinet, contre les Sarrasins : à Toulouse, à Béziers, à Beaucaire, en Avignon, contre les faux croisés de Simon de Montfort : à Marseille, à Fréjus, à Toulon, et partout, contre les lansquenets de l’empereur Charles-Quint.

    Peuple vaillant, voici ce que nous voulons t’apprendre : C’est à ne rougir devant personne, comme un vaincu, à ne pas rougir de ton histoire, à ne pas rougir de ta patrie, à ne pas rougir de ta nature, à reprendre ton rang, ton premier rang entre les peuples du Midi

    Alors, a l’an que vèn !


    Le tract distribué le 12 décembre dernier en Avignon

    24 décembre 2010

    En savoir plus : lisez notre communiqué Avignon : les Identitaires soutiennent les fidèles de l’Eglise Saint-Jean

    En ces temps de Noël, nous vous invitons vivement à envoyer un message d’amitié et de soutien à l’attention du Père Gabriel, en charge de l’église Saint-Jean, en Avignon, paroisse enclavée dans un quartier que certains veulent voir terre d’islam  : peregabriel@aliceadsl.fr Un acte de solidarité élémentaire qui ne vous prendra qu’une minute !


    Noël provençal : quand l’espoir renait avec la tradition !

    24 décembre 2010

    La tradition du Noël provençal, avec ses santons, son gros souper et ses treize desserts, perdure. Malgré la crise ou justement grâce à elle, elle connaîtrait même un regain d’intérêt.

    C’est ce que constate Jean-Jacques Devallée, président de l’Ambassade de Provence dont l’objectif est justement de pérenniser et de transmettre les coutumes provençales. « C’est comme en période de guerre, les gens remplissent les églises. Ils se raccrochent à des valeurs sûres, celles qu’ils ont connues étant petits. » Et le président de l’association d’indiquer, pour preuve, que sa foire aux santons a fait cette année plus de 40 % de chiffre d’affaire par rapport à l’an dernier.

    « On suit la tradition comme nos parents avant »

    Sur le cours Lafayette, Giuseppe Coccioli confirme aussi que la tradition des treize desserts est toujours vivace. Chaque année, au moment des fêtes, ce revendeur abandonne ses légumes pour proposer des fruits secs et confits comme le faisait jadis son père.

    Ses clients lui achètent ainsi dattes, noix, amandes, figues sèches… «Pour les treize desserts, ça dépend des régions mais en général les gens mettent un peu ce qu’ils veulent. C’est comme pour la soupe au pistou ! », explique-t-il en tendant une feuille racontant l’origine des treize desserts (lire par ailleurs).

    Le revendeur a ses habitués comme Marie-Cécile de Garéoult. « Je viens ici exprès. Chez moi, les treize desserts c’est tous les ans. » Viviane de Toulon reconnaît : « On suit cette tradition car nos parents nous ont élevés comme ça ». Pour Dominique de La Valette qui n’est pourtant pas originaire de la Provence : « Ce Noël avec tous ces desserts est chaleureux, plein de couleurs. » Aux fruits secs, elle ajoute des chocolats du Faron, un panier de fruits exotiques et la fameuse pompe à huile.

    « C’est toujours une tradition. Les gens en restent friands car on ne trouve pas ce produit toute l’année, seulement jusqu’au 24 décembre, confie Stella Giglio de la boulangerie Les Palets d’Or. Si on la faisait régulièrement, les gens perdraient peut-être la tradition. » Et de constater que les acheteurs de cette sorte de brioche typique sont parfois « très jeunes ».

    Source : Nice Matin via Toulon.maville.com


    Noël à Saint-Rémy de Provence : la tradition se perpétue…

    24 décembre 2010


    Emission du 25 décembre 2009

    Noël à Saint-Rémy-de-Provence : informations pratiques.


    La cambo me fai mau… revisité !

    24 décembre 2010

    La cambo me fai mau (« La jambe me fait mal ») est un chant de Noël connu en Provence. Le groupe Le Condor l’a revisité… Paroles et traduction en français : cliquez ici. Pour écouter la version originale (chantée par Patric), rendez-vous sur notre radio-blog : Radio 973


    La laïcité, valeur universelle ou identitaire ?, par Arnaud Gouillon

    21 décembre 2010

    Le propre de l’universel est d’être acceptable par tous les hommes quelles que soient leurs origines. La laïcité serait ainsi l’une de ses valeurs que l’humanité pourrait partager dans son ensemble, ou à défaut, que tous les humains installés en France pourraient accepter. Dans les faits on observe que les valeurs universelles de la République ne sont ni universelles ni acceptables par tous les hommes. La république doit ainsi promulguer des lois contestées pour faire respecter ses valeurs : loi sur les signes religieux, loi sur la burqa…. La transmission de ces valeurs universelles a échoué par le colonialisme hier et échoue aujourd’hui par l’intégration. La laïcité est le produit d’un moment historique (le XVIIIe siècle), d’une culture (européenne), d’une ambiance philosophique et idéologique (les Lumières), bref d’un peuple spécifique (le peuple français). Sa prétention à l’universalité est une erreur philosophique et politique contredite par les faits, et qu’il nous faut corriger.

    La laïcité prise comme principe universel entraîne le relativisme religieux (« tout se vaut, tout se respecte du moment que le principe de laïcité est maintenu »). Mais ce relativisme ne peut empêcher la progression des musulmans et donc de l’Islam. Si les mosquées n’étaient pas financées par les pouvoirs publics, leur développement exponentiel en France serait-il pour autant acceptable ? Le principe universel de laïcité peut stopper l’islamisme comme revendication politique (un temps) mais ne peut en aucun cas empêcher l’islamisation comme phénomène culturel. Il nous faut donc impérativement replacer ce principe dans son contexte identitaire. La laïcité est le fruit de notre identité la plus lointaine. Dans la Grèce antique le spirituel et le politique étaient déjà séparés. Le christianisme avec saint Augustin et sa distinction des deux Cités (la Cité de l’homme et la Cité de Dieu) a approfondi cette notion.

    Notre laïcité moderne a pu se développer dans une France chrétienne respectant un principe issu de notre civilisation. La laïcité n’a pu émerger que parce qu’un socle identitaire solide a permis son expression.

    Pour préserver la laïcité aujourd’hui il nous faut donc protéger ce socle civilisationnel. Car sans l’identité qui a permis l’émergence de ce concept, le concept disparaitra lui aussi.  La laïcité comprise comme principe identitaire permet de préserver nos libertés et de combattre non seulement l’islamisme mais aussi l’islamisation.

    Arnaud Gouillon
    candidat identitaire à la présidentielle de 2012

    Site internet d’Arnaud Gouillon – candidat identitaire – Présidentielle 2012


    Les 13 desserts : une tradition provençale toujours vivace

    20 décembre 2010

    JT du soir de TF1, 20 décembre 2010

    Loin d’être synonyme d’immuabilité et d’archaïsme – termes qui dans son acception courante lui sont associés – et faisant preuve d’un réel dynamisme, la tradition est ce qui – en conservant un lien avec le passé – se pense, se crée (ou se recrée) et s’ancre dans le présent.

    Brigitte Brégeon-Poli, Terrain, « revue d’ethnologie de l’Europe », 24 mars 1995

    L’identité n’est pas ce qui ne change jamais, mais au contraire ce qui nous permet de toujours changer sans jamais cesser d’être nous-mêmes.

    Alain de Benoist

    Lis aubre que van founs soun li que mounton aut
    Les arbres aux racines profondes sont ceux qui montent haut

    Frédéric Mistral, Lis isclo d’or


    Langues et Pays d’Oc (Jean-Claude Rivière)

    16 décembre 2010

    Qu’est-ce que la « langue d’Oc », l’ « Occitanie » ou l’ « occitan » ? Et le « provençal » dans tout ça ? Les non avertis ont peine à se retrouver parmi ces notions encore floues, et d’autant plus dans ce qui apparait comme autant d’ « obscures querelles d’érudits », reflets de « rivalités personnelles nuisibles » à la cause régionaliste dans le Midi de la France.

    Le combat pour une reconnaissance réelle des langues d’Oc (à l’école, à l’entrée des villes, sur les plaques des rues, à l’université, etc.) est handicapé par une spécialité locale : le caractère bicéphale du tissu associatif, un régionalisme à deux têtes, divisé entre « occitanistes », prédominants dans le Languedoc mais présents et visibles en Provence, partisans d’une codification unique de la « langue d’oc » (ou « occitan ») de Bordeaux aux vallées piémontaises italiennes, sur le territoire d’une « nation occitane » commune ; et « mistraliens », réfractaires à ce projet et partisan de la pluralité des « langues d’oc », fidèles à la codification du provençal établi par Frédéric Mistral au 19ème siècle et de facto cantonnés géographiquement à la Provence.

    Cette division est problématique car elle peut avoir pour effet de rebuter celui qui, de bonne foi, cherche à se réenraciner par l’apprentissage de la langue de ses ancêtres. En effet, par quoi commencer : apprendre l’ « occitan » ou le « provençal » ? Mais cette distinction a aussi des conséquences politiques et culturelles profondes. Alors quel camp choisir ? Et d’ailleurs, tout amoureux de sa Provence, de son Languedoc ou de sa Gascogne doit-il vraiment « choisir » un « camp » ?  De plus, cette dualité ne facilite pas les choses dans les rapports du tissu associatif avec l’Etat…

    Dans un bref carnet (à peine plus d’une trentaine de pages) intitulé Langues et Pays d’Oc, Jean-Claude Rivière fait le point sur la question de la manière la plus pédagogique et accessible qui soit.

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    Conseils à quelques jeunes âmes pures et dures

    16 décembre 2010

    Conseils à quelques jeunes âmes pures et dures. Même la radicalité peut-être contrefaite.

    La radicalité n’est pas l’outrance. Qu’elle soit vestimentaire ou verbale. Méfie-toi comme de la peste de ces caricatures. La radicalité s’exprime dans la fermeté des principes et leur permanence. Quel est le plaisir qui pousse des gens à se travestir ou à débiter des âneries pour se draper dans une fausse radicalité achetée à faible cout? Le plaisir d’être les idiots utiles d’autres?

    La radicalité ne s’exprime pas par la calomnie et le dénigrement des autres. On n’est pas radical en voulant se refaire une fausse virginité sur le dos des autres. On est jugé sur ses propres actes. Méfie-toi de ceux qui s’enferment la plus grande part de leur temps dans la seule critique.

    La pureté ne se mesure pas à la faiblesse de ses effectifs. On n’est pas un pur parce que l’on se trouve au sein d’une cabine téléphonique entre le dernier carré des ultimes résistants. L’incapacité à pouvoir transmettre et partager ses valeurs, passent-elles actuellement pour radicales, est un signe évident d’un problème plus profond.

    La radicalité ne saurait consister à ânonner des références d’un autre temps, de prendre des postures figées sans jamais se remettre en question. La radicalité n’est pas le passé jugé par le présent. Elle se dessine dans la capacité à influer l’avenir.

    La dureté ne se compte pas au nombre des gens qui vous haïssent, mais au nombre de ceux auxquels vous imposez le respect, qu’il soit teinté d’admiration ou de crainte. Le gout entretenu pour les rôles de Croque-mitaine n’est ni souhaitable, ni utile.

    La vérité ne se cache pas dans de fausses oppositions systématiques et pavloviennes. Elle n’est pas définie par les étiquettes de ceux qui la décrètent, mais se distingue grâce à la capacité de réflexion acquise au sein du groupe.

    La dureté s’exprime uniquement dans l’épreuve. C’est dans l’adversité que l’on juge la qualité des hommes de sa communauté. Parce que la vie est un combat et que le style c’est l’homme.

    La radicalité ne se paye pas de mots, au fond d’un bar, sur un forum ou devant sa télévision. Elle se jauge dans l’action et la capacité à mettre en pratique ce que l’on promeut.

    La dureté ne se mesure pas au gout morbide pour la violence mais à la force du groupe et de ses individus. Si l’on souhaite donner, il faut accepter de recevoir. Il n’existe aucun ancien ou nouveau responsable politique pour se réjouir de la violence. Mais la force, elle, est une vertu, et connaitre sa force signifie d’abord savoir en faire usage à bon escient.

    L’enthousiasme et l’adrénaline ne sont pas dans le relâchement, la provocation stérile. N’accepte pas les clichés convenus, comme tu n’accepteras pas moins de vivre sans joie ni passion.

    Source : Projet Apache