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    Emeutes de la Fête de la Musique : une embuscade ?

    La Fête de la musique n’a pas adouci les moeurs
    Publié le mardi 23 juin 2009 à 09H50

    Quatre policiers blessés, 25 interpellations dans la nuit

    Le cas n’est sans doute pas spécifique à Aix: dimanche soir, notre ville a connu deux Fêtes de la musique. La première, bon enfant, avec une majorité de familles, de couples, d’adolescents en groupe. Ces catégories une fois rentrées chez elles avant les 12coups de minuit, la seconde Fête de la musique pouvait commencer…

    Tout démarre en bas du Cours, aux environs de minuit trente, avec un jeune homme qui jette des cannettes sur la foule. L’intervention d’agents de la police municipale et de la police nationale permet de l’interpeller rapidement. Mais les policiers sont pris à partie par des témoins de la scène. Ils reculent pour que la fête reprenne. Mais c’est déjà trop tard: chez les acteurs de la soirée, l’alcool -peut-être additionné à d’autres substances moins licites- a produit ses effets classiques. Certains commencent à jeter des projectiles -essentiellement des bouteilles de verre- sur les policiers. Dans le même temps, la vitre d’un restaurant au bas du Cours vole en éclats. Tout cela sous les yeux de Robert Pommies, le président de la délégation spéciale qui gère la ville d’Aix jusqu’aux prochaines élections municipales. On n’en est pas au stade de l’affrontement, mais la situation demeure tendue pendant une heure trente : les policiers affrontent une pluie de bouteilles de verre. Plusieurs d’entre eux sont atteints et quatre doivent recevoir des soins au poste médical avancé, dressé, non loin de là, par les sapeurs-pompiers.

    Sur les coups de 2 heures du matin, les policiers ont été renforcés, notamment par une demi-compagnie de CRS, des équipages de la Bac de Marseille, de la Bac départementale et une équipe de la brigade canine. Le camp d’en face, lui, a été un peu plus affaibli par les substances mentionnées plus haut. La police nationale, dirigée par le commissaire Doll et le commissaire Dach, appuyée par la municipale, conduite par son chef Hervé Eygazier, intervient alors, de façon vive. Il s’agit d’éviter tout mouvement de foule sur le Cours, qui pourrait conduire à des bousculades et à des chutes, sur un sol jonché de tessons de bouteilles.

    Quelques-uns des protagonistes parviennent néanmoins à refluer. Ils seront pris, à la suite d’autres incidents, dans les ruelles autour de l’ancienne prison. Bilan : 25individus interpellés, la plupart en état d’ébriété avancée. Dix-huit d’entre eux ont été placés en garde à vue ; l’un d’eux, interpellé pour violences sur des policiers – en récidive – passera aujourd’hui devant le tribunal correctionnel selon la procédure de la comparution immédiate. Un autre sera jugé pour le même motif le 27 juillet prochain. Neuf autres – dont un mineur – comparaîtront à la rentrée.

    La Provence, 23/06/2009

    Une réponse à “Emeutes de la Fête de la Musique : une embuscade ?”

    1. chrome dit :

      Ce n’est qu’un début et les dirigeants politiques le savent… Avez vous remarqué que la police municipale, qui n’est officiellement pas une police de maintien de l’ordre, était dotée de casque de maintien de l’ordre?

      Ces policiers eux mêmes ne savaient pas qu’ils en étaient dotés!

      Des troubles vont de produire quand il n’y aura plus d’argent pour acheter la paix sociale, quand la France sera en cessation de paiement après des années de déficit, de gestion calamiteuse des finances publiques.

      La crise économique, dont nous n’avons eu que les prémisses, va être le déclencheur de ces troubles. Il est difficile de savoir quand cela arrivera mais je crois que certains indices sont révélateurs : doter des policiers municipaux de casques pour pouvoir les envoyer au casse pipe, à la surprise, le moment venu.

      Il aurait été bien plus intelligent de faire preuve de courage avant et de tuer dans l’oeuf ces troubles.

      Le courage a malheureusement sauté plusieurs génération de politiciens et l’intelligence ou simplement l’honnêteté intellectuelle plusieurs génération d’électeurs.

      J’ai bien peur que le courage des policiers, qu’ils soient municipaux ou nationaux, ne sera plus suffisant.

      C’est Dien Bien Fu qui nous attend. Des bataillons sacrifiés en pure perte par des « élites » dans une bataille dont ils ont créés toutes les conditions pour la perdre.

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