Qu’es aco l’Occitanie ? Et la Provence ?
13 mai 2009 Selon Wikipedia, « l’Occitanie désigne l’espace où la langue occitane est parlée aujourd’hui ou dans un passé récent. L’Occitanie est inséparable de la culture occitane qui représente depuis le Moyen Âge le second versant de la culture romane en France, mais aussi dans une moindre mesure, en Italie, Espagne et à Monaco. Cette partition entre langue d’oc (au Sud) et langue d’oïl (au Nord) dans l’espace gallo-roman (c’est-à-dire la France) est fort ancienne puisqu’elle débuta avec la romanisation elle-même. En France, l’Occitanie est confrontée à un problème de reconnaissance puisque le français est seule langue de la République dans l’administration.
L’Occitanie couvre une majeure partie du Sud de la France, les Vallées occitanes italiennes, le Val d’Aran espagnol et Monaco. Elle compte environ quinze millions d’habitants. »
Voici sa carte (qui comporte beaucoup de très grosses erreurs dans les limites du Languedoc, de la Provence, du Pays niçois, etc. mais c’est surtout la superficie du territoire « occitan » par rapport à la France que le lecteur attentif devra observer) :

L’Occitanie est surtout une aire linguistique allant de la côte atlantique au pays niçois inclus : la langue occitane est parlée sur ce territoire avec toutefois des différences d’écritures, voire de grammaire entre les différentes sous-catégories de langues (languedocien, provençal, auvergnat, niçois, etc.) qui composent la langue occitane. Et encore faut-il préciser que certaines sous-catégories de l’occitan sont des langues à part entière car certaines d’entre elles ont des spécificités qui les rendent uniques, elles ne peuvent donc pas être qualifiées de « dialectes » mais bien de « langues » (le niçois surtout). La langue étant vecteur de culture, il y a donc bien une culture occitane. Mais toutefois, « l’Occitanie historique » correspond plutôt au Languedoc et au sud-ouest car en Provence, à Nice ou en Auvergne, les spécificités sont très fortes et, par conséquent, on ne peut pas affirmer qu’il existe une identité occitane homogène et uniforme sur une zone s’étendant de Bordeaux à Nice. Ce serait aussi abusif que d’affirmer que les Anglais et les Australiens forment un seul et même peuple parce qu’ils parlent la même langue : un Niçois n’est pas un Languedocien et un Provençal n’est pas un Auvergnat. Languedociens, Provençaux, Niçois ou encore Auvergnats sont des cousins, voire des frères (d’où l’expression « frères des pays d’oc ») mais ils ne forment pas un seul et unique peuple : en effet, le pays niçois a longtemps appartenu à la Savoie et n’est devenu français par rattachement qu’en 1860 alors que la Provence a d’abord été catalane, puis indépendante et enfin française par association dès le 15ème siècle ! Et ne parlons même pas du Languedoc qui, pendant l’épisode cathare, fut littéralement ravagé par « l’Etat colonial français » (d’où une tendance indépendantiste dans les milieux associatifs et politiques occitans du Languedoc) alors que, parallèlement, Frédéric Mistral parle de « notre mère la France » en référence au rattachement pacifique et volontaire de la Provence à la France.
Ainsi, pour parler « d’identité commune », encore aurait-il fallu qu’il existe un passé commun : ce qui n’est évidemment pas le cas (chacun ayant eu des rapports différents avec Rome et le Royaume de France). Ainsi, même s’il y a des points culturels et historiques communs entre les différents peuples occitans, il n’y pas un seul et unique « peuple occitan » avec une seule bannière. Par conséquent, « Occitanie » est un terme culturellement et historiquement très flou, qui ne correspond pas à grandchose en dehors du domaine linguistique (qui est trop restreint pour fonder une identité embrassant la moitié du territoire français).
Recounquista se bat pour la Provence et s’associe ponctuellement à la lutte des mouvements qui défendent l’identité des peuples frères languedociens ou niçois. D’où l’emploi du drapeau « occitan » (du Languedoc) quand des actions communes sont programmées avec les Identitaires languedociens de Nostra Revolta (car notre point commun avec les languedociens est notre emblème : la croix de Venasque récupérée au Moyen-Âge par le comte de Toulouse qui l’a transforma). Mais pour nous, une seule langue : le provençal, un seul drapeau: le drapeau provençal (quatre bandes rouges sur fond jaune), une seule terre : la Provence, entité culturellement, historiquement et linguistiquement homogène et cohérente, qui s’étend du rhône à Nice et de la côte méditerranéenne aux alpes de Haute-Provence incluses. Voila pour quoi nous combattons.

Pas une journée, vautré dans son canapé face à sa télévision, sans que le français moyen soit assiégé par des spots publicitaires l’invitant à couper le robinet pendant qu’il se brosse les dents ou à utiliser des ampoules basse tension. Le tout sur fond de Christophe Maé avec un simili-reportage sur les enfants de Patagonie ou, quand les auteurs de la micro-émission se donnent la peine de se tourner vers la France, sur la maison de Patrice et Chantal, équipée de panneaux solaires performants. Et toujours le même sourire béat de la présentatrice qui nous explique de manière rassurante qu’il est « facile et économe » d’aider la planète. Voila le projet écologique français, voire occidental, de ce début de siècle : l’écologie-bisounours. Les problèmes de biodiversité et l’enjeu plus général de la protection de la nature sont solidement empaquetés dans un emballage rose-bonbon, traités comme des sujets à part, entre l’actualité de l’OM et du PSG, comme déconnectés de la sphère politique, comme s’il s’agissait d’un bête enjeu humanitaire censé rencontrer l’approbation générale des citoyens et de la classe politique, par-delà les clivages partisans. Ainsi, on se donne bonne conscience à…











C’est une tragique illusion que de vouloir faire coexister dans un même pays des communautés ayant des civilisations différentes. L’affrontement est alors inévitable. Les grands conflits ne sont pas des conflits de race, mais de croyance et de culture.
Pauvres gens misérables, peuples insensés, nations opiniâtres à votre mal et aveugles à votre bien ! Vous vous laissez enlever sous vos yeux le plus beau et le plus clair de votre revenu, vous laissez piller vos champs, voler et dépouiller vos maisons des vieux meubles de vos ancêtres ! Vous vivez de telle sorte que rien n’est plus à vous. Il semble que vous regarderiez désormais comme un grand bonheur qu’on vous laissât seulement la moitié de vos biens, de vos familles, de vos vies.




























