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    22 et 23/11 : week-end de formation Novopress

    7 novembre 2008
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    Ce qui distingue les Identitaires du Front National, par Fabrice Robert

    6 novembre 2008

    fr.jpg06/11/2008 – 08h00 PARIS (NOVOpress) – Dans l’hebdomadaire Minute daté d’hier, Fabrice Robert, président du Bloc identitaire, détaille longuement ce qui différencie son « mouvement » – il récuse le terme de « parti » – du Front national.

    Interrogé par la rédactrice en chef Céline Pascot sur ce qui le distingue du FN sur « la question de l’identité », il déplore que le parti de Jean-Marie Le Pen ne défende « que l’identité nationale, ce qui est pour nous insuffisant » : « Nous défendons une vision de l’identité à trois niveaux : l’identité charnelle, ce sont les régions ; l’identité historique, c’est la France ; et l’identité civilisationnelle, c’est l’Europe. » « Pour le Front national, ajoute-t-il, ces identités sont antagonistes. Pour nous, elles sont complémentaires. » Et d’illustrer son propos par l’impossibilité pour le Maghrébin de devenir « illico » un Français à part entière, quand bien même possèderait-il parfaitement la langue française et respecterait-il les lois de la France, « car il lui manquera toujours deux des trois composantes de notre identité, la charnelle et la civilisationnelle ».

    Fabrice Robert répond aussi de façon très directe à ceux qui estiment qu’« on n’a plus le temps » de mener le travail de longue haleine engagé par le courant identitaire « pour nos enfants et pour ceux qui naissent aujourd’hui », et qu’il faut privilégier le combat électoral, à commencer par la présidentielle de 2012. « A-t-on encore le temps, répond-il, de continuer à perdre tous les combats ? » Selon lui, « c’est ce qui se passe quand on reste dans une logique de l’instantanéité. Le pouvoir ne se prend pas uniquement par les urnes […] Il se prend autant par l’influence que l’on exerce sur les esprits que par l’exemple et l’espoir que l’on offre. Il faut montrer qu’il est possible de sortir de la contestation et de remporter des victoires. »

    Et de donner des exemples concrets de « victoires ». Une victoire « sémantique », par l’emploi de plus en plus courant, au-delà du seul milieu « nationaliste », et même du seul monde politique, du mot « identitaire », propagation qui montre qu’il est possible d’imprégner peu à peu les esprits : « Qui commence à parler comme nous, explique-t-il, finira peut-être par penser comme nous. » Et les victoires de terrain, comme celle qui mené à l’expulsion, le mois dernier à Triel-sur-Seine (Yvelines), de centaines de gens du voyage qui s’étaient installés sur le territoire de la commune. « Au lieu de dénoncer sans cesse la puissance de certains lobbies, lance Fabrice Robert, faisons en sorte de construire nos propres groupes d’influence ! »

    Titré, « A-t-on encore le temps de continuer à perdre tous les combats ? », l’entretien, long de deux pages, est à lire en intégralité dans le numéro de Minute en vente jusqu’à mardi prochain.


    Notre symbole, la croix de Venasque

    5 novembre 2008

    blason.jpgLa croix de Venasque, du nom de la ville de Venasque située en dessous de Carpentras et au pied du Mont Ventoux, est le blason de la Maison de Venasque (grande famille de nobles provençaux) qui porte ces armes depuis bien longtemps. Elle décore le tombeau de Geoffroy de Vénasque à l’abbaye de Sénanque (en dessous de Venasque) et est connue depuis la Libération de la Provence en 973 sous le nom de « croix des marquis de Provence ». Emma de Venasque, la nièce de Guillaume 1er (qui libéra la Provence en 973), épousa le comte de Toulouse en 990 : par ce mariage, Emma apporta en dot une partie des terres du marquisat de Provence dont le futur Comtat Venaissin (les environs d’Orange) et sûrement son emblème, la croix de Venasque. Le dessin de la croix de Venasque est alors modifé et de cette transformation naîtra la « la croix de Toulouse » ou « croix occitane », utilisée par nos amis occitans (à l’ouest du Rhône) et bien différente de la croix de Venasque, croix provençale traditionnelle (utilisée à l’est du Rhône).

    Ce modèle de croix se retrouve de partout en Provence et dans le Midi, jusqu’en Catalogne ou dans le Piémont au nord de l’Italie. D’origine païenne (grecque) puis chrétienne, elle est le symbole de 30 000 ans d’identité et de traditions européennes. Par conséquent, elle renvoie les jeunes Identitaires qui l’arborent fièrement à leur incontournable destin européen.


    973 et la Libération de la Provence par Guillaume 1er

    4 novembre 2008

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    En 884, les Sarrasins font irruption dans le Golfe de Saint-Tropez et construisent leur repère dans les forêts du Fraxinet. Durablement installés, ils lancent des raids fréquents sur la Basse-Provence puis étendent leur zone de pillage à la Haute-Provence et enfin aux Alpes toutes entières. Ils saccagent les monastères, rasent des villages et barrent des routes. La « plaie provençale » devient alors une « gène internationale » (selon J-P Poly) quand les Sarrasins, constatant l’échec des Méridionaux à s’unir (notamment les Grecs et Hugues d’Arles), marchent jusqu’en Savoie. Sur le territoire de Marseille, les terres sont tellement ravagées que la famine se répand et décime la population ! Les populations fuient les campagnes dans un gigantesque mouvement de foule terrifiée et se réfugient derrière les murs fortifiés des villes, se croyant à l’abri. Mais en 940, Fréjus, que l’on prenait pour une « place forte », est ravagée à son tour…

    Au 10ème siècle, c’est le roi Conrad, dit Conrad le Pacifique, qui règne sur ce qu’on appelle alors « le Royaume de Bourgogne-Provence« . Ou plutôt qui fait mine de régner car il est bien incapable d’affirmer son autorité et fut à notre région ce que Louis XVI sera à la France : un roi faible qui ne se fait pas obéir de ses sujets. Le roi Conrad s’appuiera alors sur un système décentralisé de vicomtes gérant les différentes parties du territoires pour son compte… Jusqu’à ce qu’ils décident de gouverner la région dans leur seul intérêt. Face aux Sarrasins, le salut ne viendra donc pas du jeune et hésitant roi Conrad.

    Juillet 972, les Sarrasins commettent une erreur qui va leur coûter très cher : l’enlèvement de l’abbé Maïeul de Cluny. Celui-ci fait l’objet d’un culte très fort dans toute la Provence, il est le conseiller privilégié d’Hugues Capet, duc puis Roi des Francs (940-996), il a aussi l’oreille de la cour du Roi de Germanie et intervient jusque dans les querelles privées de la famille impériale. On lui proposa de prendre la succession du pape Benoît VI à la mort de celui-ci mais il refusa, jugeant qu’il serait plus utile auprès de ses moines, de son abbaye et de son peuple. Dans un premier temps, les moines et l’aristocratie provençale vont payer la rançon exigée et les Sarrasins libèreront l’abbé.

    Mais son enlèvement a soulevé un émoi populaire et une volonté d’en finir une fois pour toutes avec l’envahisseur, les Provençaux appellent alors le comte d’Avignon Guillaume 1er à lancer une guerre de libération contre les Sarrasins « au nom de Maïeul« . Après avoir levé une armée qui comptera également des soldats du Bas-Dauphiné et de Nice, aidé de son frère Roubaud comte d’Arles et du maquis de Turin, Guillaume traque les Sarrasins et les écrase à la bataille de Tourtour en 973. Retranchés dans la forteresse de la Garde-Freinet (aujourd’hui dans l’agglomération de Draguignan), les Sarrasins sont chassés vers une forêt voisine, la forteresse est rasée et l’écrasante majorité des envahisseurs est tuée par les hommes de la coalition dirigée par Guillaume.

    En plus d’une guerre de libération, c’est une guerre d’indépendance : c’est grâce à cette bataille décisive du Tourtour que les Sarrasins seront définitivement expulsés de Provence. Guillaume 1er, dit le Libérateur, surnommé le Grand, le Père de la Patrie, affirma sa volonté de résistance et restera dans les mémoires comme l’héroïque sauveur de la Provence. Guillaume devient alors marquis de la Provence arlésienne puis prince de toute la Provence qui devint une principauté indépendante. C’est de 973 que date, selon les historiens, la naissance de la « nation provençale« , désormais en paix, prospère et rayonnante dans tout l’Occident puisque c’est dans notre beau pays que naîtront les troubadours (un poète et chanteur, durant le Moyen Âge, qui s’exprime en occitan) et l’amour courtois  au XIIème siècle (l’amour profond et véritable que l’on retrouve entre un prétendant et sa dame selon des codes très précis) qui se feront connaître dans toute l’Europe.

    Devenu très pieux à la fin de sa vie, Guillaume le Grand restitue de nombreux biens à l’Eglise, dont les anciens domaines de l’évêché de Fréjus et, en surplus, le village du Pujet. Il rendit également de nombreux et vastes domaines de Camargues au monastère Saint-Jean d’Arles. Enfin, en 993, il prend l’habit monastique, fait de généreuses offrandes à l’abbaye de Cluny et s’éteint entre les bras de Saint Maïeul, entouré de la multitude de ses fidèles sujets. Guillaume Le Libérateur, à l’image de Léonidas, roi de Sparte immortalisé par le film 300 (2007), était un souverain magnanime et généreux, très aimé de son peuple, il laisse un souvenir impérissable dans le coeur de tous les Provençaux et une  leçon qui ne l’est pas moins : même lorsqu’on est qu’une poignée, rien n’est impossible quand on est soudé, qu’on a la foi et la rage de vaincre.