Crise globale – solutions locales
« Joli coup de bourse, joli temps de crise » comme le chantait si bien le groupe IDF. Joli car ouvrant de vastes perspectives*…
D’une crise financière nous sommes passés à une crise économique généralisée, puis désormais nous voyons les prémices d’une crise sociale (ce ne sont pas les ouvriers des usines Renault et Peugeot mis au chômage pour quelques semaines alors que les usines hors de l’Union Européenne continuent à tourner à plein régime qui me contrediront). Et ensuite ? Une crise politique ? C’est envisageable. Et puis ? Et puis l’inconnu. Aucun de nous n’est devin, même si les théories de convergence des catastrophes semblent de plus en plus coller aux événements. Quoi qu’il en soit, à notre niveau il nous appartient d’être les plus forts possibles pour peser. Politiquement, économiquement, socialement, ou autrement.
Je discutais il y a quelques jours avec un voisin de ce « joli temps de crise ». Passé le premier échange de banalités, nous arrivâmes à des considérations plus concrètes. Je lui expliquais alors que si la situation venait à empirer j’aurais moins de soucis à me faire que lui. Devant son étonnement, j’entrepris de lui démontrer ce qu’était une communauté, signifiant au passage que mon engagement politique ne me « rapportait » pas que quelques milliers de suffrages ou quelques milliers d’euros d’amende mais un véritable réseau d’entraide et de solidarité. En gros, si demain mon entreprise venait à fermer je ne pourrais certes plus payer mon loyer, mais les huissiers venant me déloger se trouveraient confronter à une chaîne humaine de plusieurs dizaines de camarades leur barrant l’accès. J’ai eu le sentiment que mon explication suscitait davantage d’intérêt que les multiples autres conversations politiques que nous avions pu partager auparavant. Et si finalement c’était les situations qui achevaient de convaincre davantage que les argumentations ?
Passée cette anecdote, il n’en est pas moins évident que les nouveaux enjeux qui se dégagent peu à peu font aussi naître de nouveaux clivages. Et la lutte identitaire, prise dans sa dimension la plus profonde, en tant que vision du monde, se retrouve placée au cœur de tout cela, offrant de véritables réponses à cette crise globale.
Face à la crise de la spéculation, Yves Cochet, député parisien des Verts, vient d’émettre une réponse étonnante.



























